‹ L'Amateur d'autographesChapitre 159 sur 175 · GUILLAUME DE NASSAU. Y. NASSAU · texte numérisé non relu

GUILLAUME DE NASSAU. Y. NASSAU

Guillaume Ier, prince d'Orange, premier roi des Pays-Bas (9 juin 1815), n. à La Haye, 24 août 1772, m. à Berlin, 1843.

1. — L. a. s. au duc de Brunswick; quartier-général de l'armée prussienne, près de Verdun, 10 octobre 1792, 1 p. in 4o. - il fr. (N» 110, Lalande, 1844.)

Il recommande ses bonnes troupes aux bontés de S. A., et de lui faire donner de leurs nouvelles qui lui sont si intéressantes. « L'invasion française paroissant s'étendre de plus en plus, exige absolument le retour de mon corps'de troupes de la France au bas comté de Calenelienbogen pour la défense de Rheinfels. ■

2. - L. a. s. à Napoléon 1": Berlin, l«r juillet 1806, 1 p. in-4°, papier de deuil. - 15 fr. 50 (Ne 135, J. ckaravay, 1847.)

Touchant la mort de son père. Remerciements de la part qu'y a prise l'Empereur. « Rien ne pouvait m'étre plus précieux que cette nouvelle marque de sn bienveillance, la mériter par mon dévouement à son auguste personne^ aux intérêts de son empire et à la gloire de son règne, sera l'objet constant de mes soins... >

3. — L. s-, avec la sonscript. aut. au roi Louis XVIII ; Bruxelles, 23 sept. 1814.

2 p. in-4\ - 18 fr. (No 202, Laverdet, 1856); 3 fr. 25 (No 249. Lajarriette, 1860.)

11 lui offre ses félicitations sincères sur la marche favorable des événements et sur les résultats de plus en plus satisfaisants dus à sa profonde sagesse et à l'exercice paternel de l'autorité royale. Il lui annonce qu'il a nommé, pour le représenter auprès de lui, le général Pagel.

4. — L. a. s. au lieutenant-général Fagel ; La Haye, 4 novembre 1825, I p. in-4\ — 261 fr. (N° 99, Dolomieu, 1843.)

Il lui annonce la mort de sa sœur et lui donne des détails sur les derniers moments de cette princesse.

Nous D'avons cité ces lettres du premier roi des Pays-Bas qu'à cause de la valeur qu'elles avaient autrefois, et du prix si exagéré qu'atteignit, à la vente Dolomieu, une lettre de ce souverain.

Guillaume il (Frédéric-Georges-Louis), roi des Pays-Bas, fils et successeur du précédent, qui abdiqua la couronne en sa faveur (7 octobre 1840), n. 6 décembre 1792, m. 17 mars 1849.

Deux lettres autographes signées de ce prince sé sont vendues 20 et4fr.

Guillaume m, roi des Pays-Bas, fils el successeur du précédent (17 mars 1849), n. 19 février 1817. Une lettre de lui s'est vendue 26 fr., puis 5 fr.

Guillaume I", roi de Prusse, frère et successeur de Frédéric- Guillaume IV (2 janvier 1861), n. 22 mars 1797.

Les lettres autographes signées de ce souverain se vendent une dizaine de francs, et les lettres seulement signées environ 3 fr.

Guillaume (Frédéric Guillaume-Charles), prince de Prusse, frère du roi Frédéric-Guillaume III, qui se 'distingua dans les guerres de l'Empire et pendant la campagne de France, n. à Berlin,

3 juillet 1783, m. 28 sept. 1851.

Ses lettres valent de 5 à 6 fr.

Guillaume i«% roi de Wurtemberg, fils et successeur de Frédéric Ie' (30 octobre 1816), n. à Luben, 27 septembre 1781, m. 26 juin

Deux ou trois lettres de lui se sont vendues de 3 à 4 fr.

GUILLAUME (Claude-Jean-Baptiste-Eugônej, habile sculpteur, membre de l'Institut, n. à Montbard (Côte-d'Or), 4 juillet 1822.

Ses autographes valent environ 3 fr.

GUILLEMARDET (Ferdinand -Pierre- Marie-Dorothée), médecin, député de la Haute-Saône à la Convention, membre du Conseil des Cinq-Cents, ambassadeur en Espagne sous le Directoire, et préfet sous l'Empire, n. 1765, m. à Moulins, 1808.

1. - L. a. s. aux membres du Comité de sûreté générale ; Paris, 5 prairial an ni, 3 p. in-fol. - 25 fr. (N° 312, J. Charavay, 1865.)

Belle et importante lettre contenant l'exposé de sa conduite dans la journée du l» prairial. « J'ai été prévenu du mouvement qui se préparait dans la commune de

Paris le 1" prairial por un rappel qui a été battu dans ma section «t je nie suis em-

S rossé d'accourir au sein de la Convention pour y partager les travaux elles danger» emes collègues. Bientôt j'ai vu la représenta Lion nationale violéedans son enceinte, attaquée à force ouverte par des furies et des assassins ; le président entouré de poignards et des hommes en révolte dictant do la tribune des lois ù 60 ou 80 députés qui siégeaient au milieu d'une foule avide de carnage. J'ai vu mon coarageux collègue Feraud tomber à mes côtés, et quelques moments après sa tête présentée au regard farouche des monstres qui demandaient de nouvelles victime*;. L ame déchirée de la douleur la plus amure, je tournai mes regards vers ma patrie, et je ne vis plus qu'un crêpe funèbre étendu sur la République française. »

2. — L. a s. à la Commission des Transports; Nevers, 6 pluviôse an m, 1 p. 1/2 in-4«, tête impr. ettig. - 4 fr. 50. («• 18584 du liull.J. Charavay.)

Il demande quels sont les motifs qui ont déterminé à transférer le dépôt des remontes de Nevers à Joigny... • Arrivé a Nevers depuis quatre jours, j'y ai trouvé la famine organisée. Cette commune se trouve privée de tous les moyens do transport par la congélation de la Loire et la disette des chevanx ; je ne pourrai y trouver d'autres ressources que le dépôt, et il m'a été enlevé... »

Le prix ordinaire des lettres de ce convenliOL-nel est de 3 fr.

[La suite au procliain numéro.)

BIBLIOGRAPHIE

Première lettre sur tes campagnes du comte de Derby en Guyenne, Sainionge et Poitou, adressée à M. Léon Lacabane, directeur de l'Ecole des Chartres, par M. Bertrandy, inspecteur général des Archives. Bordeaux, Lavertujbu, 1867, in-8.

Froissart est, sans contredit, un des meilleurs chroniqueurs de son temps: il nous charme par l'agrément de son style et la manière dont il sait raconter les faits, mais bien fou serait celui qui, trompé par de vaines apparences, accepterait sans les contrôler les assertions du célèbre historien. La brochure que nous avons sous les yeux nous en fournit la preuve.

M. Henri Ribadieu, membre de l'Institut de Genève, fit paraître, ên 1863, un livre intitulé : Les Camjagnes du comte de Derby en Guyenne, et quelques années après, \ Histoire de la conquête de la Guyenne par les Français. L'auteur, on le voit, s'occupait spécialement de la première période de la guerre de Cent ans, et tout naturellement Froissai t s'offrait à lui. M. Ribadieu n'a eu garde de le repousser ; en cela il a bien fait, mais il a accueilli le chroniqueur avec trop d'empressement, et il s'est tellement identifié avec lui çju'il a regardé comme véritable et digne de foi tout ce qu'a dit Froissart. Là est le grand tort de M. Ribadieu; car un historien ne doit accepter sans contrôle que les documents originaux, présentant les caractères d'une authenticité que nul ne pourrait songer à mettre en doute. L'auteur des Campagnes du comte de Derby en Guyenne a négligé celle règle indispensable de la critique moderne, , il a pris pour articles de foi les dates données par Froissart, sans songer qu'à une époque où il n'y avait pas de dépôts d'archives et où par conséquent les documents originaux manquaient, notre chroniqueur n'a pu écrire et raconter les faits que sur des souvenirs et des témoignages souvent trompeurs, et de plus il a eu l'imprudence de bâtir sur ces données un système fort ingénieux, il est vrai, mais qui pèche malheureusement par sa base. M. Bertrandy,

les pièces en main, combat victorieusement les doctrines de M. Ribadieu et il confond ce pauvre Froissart. 11 démontre péremptoirement que le comte de Derby n'a pas, comme le dit ce dernier, fait de campagne en Guyenne en l'an 1344, mais bien Tannée suivante, et que le récit de Froissart n'est qu'un tissu de fables bien arrangées, mais plus dignes d'un romancier que d'un historien. Nous ne suivrons pas M. Bertrandy dans ses raisonnements si judicieux, qui prouvent une fois de plus que la base la plu9 solide de l'histoire réside dans les documents originaux qui ont pour mission dé rectifier les récits contemporains, et nous renverrons nos lecteurs à sa curieuse brochure, qui est un témoignage de ce qu'un érudit peut faire quand if sait se servir des règles que lui fournit la critique historique telle qu'on la comprend au xix* siècle.

LA VENTE TURQUETY

Le 22 janvier courant et les trois jours suivants aura lieu, par le ministère de Me Boulland, commissaire-priseur, la vente de la première partie de la Bibliothèque de feu M. Edouard Turquety, poète distingué, mort récemment. Cette partie se compose exclusivement de la belle collection des poètes des xv«, xvr* et xvn* siècles réunie depuis plus de vingt ans par M. Turquety. C'est une collection unique et qu'il deviendrait impossible de former à présent.

Parmi les articles de nature à intéresser nos lecteurs, nous citerons : un exemplaire des Odes d'Olivier de Magny, relié en maroquin par Bduzonnet, avec envoi autographe dé ce poète; — Le Théâtre de J. Grevin, exemplaire du poète Amadis Jamyn, avec sa signature; — les Œuvres de Desportes, 1600, maroq. rouge ancien, exemplaire do Nodier et de Pixèrécourt, couvert de notes marginales de Saint-Marc, qui les avait copiées sur un Desportes annoté par Malherbe ; — La Henriade, de Voltaire, exemplaire auquel on a ajouté, outre une suite de portraits, une lettre de Voltaire et une lettre de Henri IV ; etc., etc.

Le catalogue de cette jolie collection se distribue chez MM. Potier, libraire, 9, quai Malaquais, et A. Claudin, libraire, 3, rue Guônégaud, chargés de la vente. Nos clients en trouveront également à leur disposition dans les bureaux de Y Amateur d'Autographes.

VARIÉTÉS

Un recueil estimé et fort intéressant, le Bibliographe Alsacien, publié à Strasbourg par M. Ch. Mehl *, contient l'article suivant qui est de notre domaine et qu'il nous permettra de lui emprunter, à charge de revanche :

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