PAR ALFRED RITTER VON ARNETII
Depuis longtemps déjà on attendait avec impatience la seconde édition
« V' Souvenirs littéraires du pays Messin. Metz, F. Blanc, 1865, l>roch m-8«. 1 Pans, Jung Treuttel, i vol.1n-8.
de ce curieux ouvrage qui complète si bien les publications de MM. d'Hunolstein et Feuillet de Conches. Elle vientde paraître enfin, et M.d'Arnetha fait à ses lecteurs une surprise fort agréable. Outre quelques lettres nouvelles de la Reine il nous donne une correspondance fort curieuse de l'abbé de Vermor.d avec le Ode Mercy-Argenteau qui est une mine de renseignements inattendus sur la jeunesse de Marie-Antoinette un peu avant et quelque temps après son mariage. Nous examinerons plus endétail cette intéressante correspondance: nous nous bornons pour le moment à la mentionner simplement. M.d'Arneth a ajouté à sa publication 8 fac siraile nouveaux. Disons tout de suite que les quatre premiers sont de cette écriture que nous avons attaquée dans noire dernier numéro, et
3 ne nous les récusons ; le cinquième est d'une autre écriture qui n'a pas 'analogie avec celle delà reine ; quant aux autres ils sont parfaitement authentiques. Ceci ne diminue en rien du reste la valeur de la publication de M. d'Arneth ; seulement les lettres dont il donne le fac-similé ne sont que des copies, dont les origiuaux sont où? je ne sais, mais à coup sûr pas dans les archives de Vienne. Enfin, nous attendons les objections, et nous tâcherons d'y répondre. Nous demandons deux choses : L'écriture d'un homme ou d'une femme peut-elle varier du toutau tout en moins d'un an? Une écriture bien liée peut-elle devenir tout d'un coup sans liaisons? Que les experts en écriture se prononcent sur ce point. S'il s'agissait de billets à ordre ou de testament, on ne pourrait procéder, à notre avis, autrement que nous l'avons fait. La question ici est la même, puisqu'il s'agit de savoir en présence de deux lettres, si la personne qui a écrit celle-ci a pu écrire celle-là, dont l'écriture est toul-à-fait différente. Nous attendons donc les réponses et les objections qu'on aura à nous faire : nous les sollicitons môme, car avant toutes choses nous voulons la vérité.
MAXUEL DE L'AMATEIÎH D'AUTOGRAPHES