‹ L'Amateur d'autographesChapitre 28 sur 175 · BOURBOTTE · texte numérisé non relu

BOURBOTTE

Tu m'adresseras mes lettres sous le couvert du commandant du château du Torreau.

Tu adresseras ainsi ma malle :

Au citoyen commandant le château du Torreau, à Morlaix, dép* du Finistère.

Bourbotte, comme on le sait, fut ramené à Paris avec ses collègues, et leur procès commença le 24 prairial. Le 25, il écrivit à Dudaujon une touchante lettre où il demande la faveur de voir encore une fois son fils. « Réclame ta pour moi, s'écrie-t-il douloureusement, au nom de la nature, dont les sentiments ne peuvent se taire dans mon âme, si quelqu'un voulait en contester les droits. Sa voix seule porte mon cœur à une sorte d'émotion pénible, mes malheurs ne l'ont point abattu, parce que j'avais pour les supporter jusqu'au dernier moment le courage de l'innocence. » 1

Ces quatre lettres, dont il nous a été permis de publier deux des plus intéressantes, jointes à sa défense devant la commission militaire, pièce de 32 p. in-fol. que nous avons signalée dans le Manuel (N° 34), donnent des détails nouveaux et fort curieux sur cette malheureuse affaire des journées de prairial, dont M. Louis Blanc a retracé d'une main émue les phases terribles dans sa belle Histoire de la Révolution française. •

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