‹ L'Amateur d'autographesChapitre 50 sur 175 · SUITE DE FOLCQUET FOX · texte numérisé non relu

SUITE DE FOLCQUET FOX

10. - L. a. s.; 13 déc. 1658, 3 p. pl. in-4\ - 69 fr. (»• 277, D'Auffay, 1863.)

Curieuse lettre, toute relative à M. de Longueville, qui est allé de nuit enlever M. Morant et Ta mené prisonnier à Rouen, où il le détient pour un attentat contre l'autorité royale. 11 blâme la conduite de M. de Longueville et donne d'intéressants détails sur cette affaire.

11. - L. a s. au cardinal Mazarin ; 16 avril 1660, 3 p. in-4*. — 20 fr. («• 3040 du Bull. J. Charavay) ; 25 fr. (N« 256, Fossé Darcosse, 1862.)

Pièce intéressante, relative aui arrangements que fait Fouquet avec les rentiers qui tienuent des réunions à 1 Hûtel-de Ville de i ans. € . . 11 y toujours dans les assemblées quelque séditieux qui se signale, mais il est rebuté et cela n'a pas de suite-.. Le bruit a couru que le roy pouvoit repasser à Nantes, je ne sçais s'il y a fondement ou non, mais si cela estoil et que l'on y envoyait les estats de Bretagne, il y aurait quelque chose à faire, t

12. — l-L. aut. à M,,,# 27 janv. 1661, 2 p. in-t2. 2° Reconnaissance aut. sig^ Il avril 1661, 1/2 p. in-4«. - 20 fr. (N° 200, Duplessis, 1855) ; 5 fr. {N-210, 7. Charavay y 1857.)

13. - L. a. s. à M* LeTellier : 15 octobre 1661, 3 p. pl. in-4». — 20 fr 50 (N* 141, Charon, W47) ; 33 fr. («° 174, J. Charavay, \%bli.)

Lettre écrite de ea prison peu de temps après son arrestation. Témoignage de

reconnaissance pour l'intérêt qu'il prend de sa malheureuse position ; prière de remettre au roi deux mémoires alin qu'il adoucisse ses peines. « Mais à présent, que je déclare que si vous contribuez à me tirer d'icy, comme je suis .persuade que vous y pouvez beaucoup, je vous auray obligation de la vie, laquelle je n'y puis pas conserver longtemps. •

14. - L. aut. à Le Tellier, 9 p. in-4°. - 305 fr. (N° 219, /. Charavay, 1858.)

Lettre du plus haut intérêt, écrite de la prison de Pignerol, pour être communiquée à Louis XIV. 11 s'étonne d'abord de se voir persécuté, lui qui n'a cessé de rendre des services au roi, et qui est resté inébranlable au milieu des troubles de la minorité, pendant que les fauteurs de ces troubles sont en repot* et comblés d'honneurs. A la nn de 1054, Le Tellier et le Cardinal restant court, sans pouvoir trouver un sol, lui, Fouquel, sauva les tinances du royaume, soit par ses propres avances, soit par les engagements de ses arnis. Mazariu avait l'an de ne jamais se compromettre en matière d'argent ; il n'approuvait qu'après le succès. — Fouquet avoue avoir commis des fautes ; mais le roi les lui avait pardonnèes ; et d'ailleurs, les services rendus remportent de beaucoup. On l'a dépouillé de tout, et il doit plus de 12 millions. Il demande, pour toute grâce, qu'on lui laisse fluir ses jours dans une méchaute chaumière qu'il a au fond de la Bretagne, et qui n'est même pas encore payée. Ou'a-t-on à craindre ? Ni lui ni ses amis ne veulent, ni ne peuvent troubler le nouvel établissement. — Celte importante pièce se termine ainsi : « Je supplie eucor une fois monsieur Le Tellier de vouloir me faire la grâce du lire à une heure de loisir au roy tout ce gros volume, l'affaire est plus importante que beaucoup d'autres où il donne plus de temps, et de faire faire réflexion à S M. sur plusieurs choses qui y sont considérables, et lui dire que je le conjure de me faire la mesme miséricorde qu'il désire que Dieu lui fasse un jour. •

15. - L aut. au même ; 4 p. pl. in-4". — 165 fr. (Même catalogue.)

Fort curieuse lettre, écrite également de Pignerol, et dans laquelle on voit combien Fouquet était surveillé dans sa prison. On lui refusait même un confesseur. H en demande un comme une grâce; car, atteint d'une lièvre quarte opiniâtre, il peut, d'un moment à l'autje, succomber ou perdre la raison, et la distance est longue du lieu où il est h Paris. 11 ne prendra aucun repos qu'il ne se soit mis bien avec Dieu. Il a de grands comptes à lui rendre, mêlé qu'il a été à des affaires délicates dans des temps fàclieux. Il lui faut donc uu prêtre capable, avec lequel il puisse résoudre beaucoup de questions. M. Joly lui conviendrait ; mais, s'il n'est pas agréé, qu'on permette à sa mère d'en choisir un autre, qu'elle amènera avec elle. On peut être assuré qu'elle ne se chargerait d'aucune lettre ni commission pour lui. t Après cela, je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de suspect. »

On trouve encore dans les catalogues une dizaine de lettres ou billets de Foucquet : le prix est de 7 à 12 fr. — Les pièces signées se vendent de 3 à 4 fr.

foucquet (Pabbé Chartes-Armand), orertorien, supérieur du séminaire de Sainte-Magloire, ami et légataire universel de Nicole, flls du précédent, n. 9 août 1657, m. 18 sept. 1734.

Quelques lettres. De 4 à 5 fr.

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