‹ L'Amateur d'autographesChapitre 54 sur 175 · CONVENTIONNEL ET ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DE BLOIS · texte numérisé non relu

CONVENTIONNEL ET ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DE BLOIS

Lettre patriotique 1 écrite peu de temps après la proclamation de la Répubjique, .et àee moment d'effervescence et d'ardeur suprêmes où la France toute entière s'était levée et se précipitait aux frontières pour sauver la patrie et repousser l'ennemi. Le commandant auquel Grégoire adresse sa lettre, était sans doute à la tête d'un de ces nombreux bataillons de volontaires que ces seuls mots : La patrie e$t en danger, avaient fait surgir de toutes parts.

Paris, 8 octobre 1792.

Brave commandant,

Votre lettre prouve ce dont je n'ai jamais douté, un civisme courageux qui ne respire qu'après l'occasion de se déployer. J'ai cru ne pouvoir mieux faire que d'envoyer votre lettre au miuïstre des affaires étrangères a qui a par intérim le portefeuille de lagaerreen attendant l'arrivée de W Paçhe que nous avons nommé pour remplacer Servau et qui est à Toulon. Je tacherai de voir le plutôt possible Mr Lebrun afin d'accélérer une décision conforme à votre désir. Nos armes ont le plus grand succès et franchement je serois bien fùché que vous et votre bataillon ne fussiez pas dans le ras d'aller au feu. Tachez de nous envoyer un jour un don patriotique, quelque tête d'un Condé, d'un d'Artois, d'un Brunswick. J'ai bien à cœur que votre bataillon ait des occasions de se signaler. Conduit par vous, animé de votre esprit, il se distinguera honorablement. Salut à vos frères d'armes. Je vous embrasse, mon cher commandant, avec cette cordialité que vous me connoissez et qui est si bien placée envers un homme qu'on aime et qu'on estime.

Grégoire,

Evôque, député, etc.

TOmAINT LOUVERTURE

(Procès -verbal de sa mort)

Le célèbre chef des noirs, après avoir été fait prisonnier, fut transporté en France et renfermé au fort de Joux (juin 1802). Sa captivité ne fut pas de longue id urée, et tandis que nos généraux et nos soldats tombaient à Saint-Domingue, décimés par la fièvre jaune, Toussaint-Louverture, vaincu par la température glaciale des cazemates qu'il habitait, mourait le 17 germinal an xi (27 avril 1803). Voici le procès-verbal dressé après son décès avec la lettre d'envoi au ministre.

J'ai l'honneur de vous adresser, citoyen ministre, un 2m* procès-verbal constatant la mort de Toussaint, l'ouverture de son corps et son inhuma-

* Cabinet de M. J. Charavay aîné.

» Lebrun Tondu.

tion. Il paraît, d'après le rapport des officiers de santé, qu'il est mort d'une attaque d'apoplexie ; cet homme depuis quelque temps était sujet àdesétouraissemenis assez fréquents. Depuis le commencement du carême il n'avait plus voulu vivre que de beurre, de fromages et autres bagatelles de ce genre peu propres à raffermir sa santé. Le 16 courant cependant, il se portait beaucoup mieux, se promenait dans sa chambre et se proposait même de manger de la viande, de la soupe et autre nourriture plus solide, à dater du jour de Pàque, lorsque le 17 il a été trouvé mort au coin de son feu, les bras pendans, la tète appuyée contre sa cheminée. Rien de nouveau du 20 au 21 courant.

Je vous salue avec respect.

Signé : Ménard.

Extrait des registres de la justice de paix du canton de Pontarlier, département du Doubs.

L'an onze de la République frauçaise, le dix-sept germinal, nous Pierre- Xavier Regnaud, homme de loi, juge de paix du canton de Pontarlier, département du Doubs, ayant avec nous pour écrire, Claude Antoine Courtois, notre greffier,

Informé par le citoyen Amiot, commandant d'armée au fort de Joux, que le matin, vers les o:ize heures et demie, allant comme à l'ordinaire à la chambre de Toussaint Louverture, prisonnier d'état au dit fort, par ordre du gouvernement, pour lui porter des vivres, il l'a trouvé sur une chaise près du feu, contre la cheminée, le bras droit pendant et ne donnant aucun mouvement. Lui ayant voulu parler sans qu'il ait donné réponse, s'en étant approché, Tayaut touche, il l'a encore reconnu sans mouvement. Surpris de cet événement, le dit citoyen commandant s'est empressé de nous en donner avis, et nous invitant de nous transporter au dit fort, assisté de médecins et chirurgiens pour constater l'état du

§ risonnier Toussaint. Ayant defféré à cette invitation et arrivé au dit fort e Joux, vers les deux heures de relevée, accompagné du citoyen Tavernier fils, docteur en médecine, et du citoyen Gresset, chirurgien major au dit fort, du citoyen Pajotte, suppléant pour l'absence du sous-préfet du 4me arrondissement du département du Doubs. Etant entrés chez le dit citoyen commandant il a pris de suite les clefs de l'appartement où est détenu Toussaint ; y étant entrés, nous l'avons retrouvé dans la même attitude cy-devant décrite. Que les dits médecins et chirurgiens l'ayant visité scrupuleusement l'ont reconnu sans pouls, sans respiration, le cœur dépourvu de mouvement, les chairs froides, l'œil terne, les membres roides, dont ils ont assuré que le dit Toussaint était réellement mort, en conséquence l'auraient fait transporter surson lit, et attendu l'heure tardif et qu'avant les viugls-quatre heures écoulées, ils ont jugé n'être pas prudent d'en faire l'ouverture avant les vingt-qualre heures révolues, pourquoi ils nous ont demandé de continuer nos opérations demain dans la matinée.

De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal au fort de Joux, qui les dits comparants ont signé avec nous les jour et au que dessus. Signé à la minute: Le chirurgien Gresset, Tavernier, deur en médecine, Pajot, suppléant du préfet, Amiot, commandant d'armes, Reynaud, juge de paix, et Courtois, greffier.

Et depuis, le dix huit du dit mois de germinal an onze de la République française, nou3 juge de paix susdit, accompagné des citoyens Tavernier et Gresset, médecin et chirurgien, de retour au fort de Joux, et entrés chez le commandant, nous l'avons invité à faire ouvrir les portes

de la chambre qu'occupait Toussaint Louverture, où étant eatrés, ayant trouvé le cadavre sur le lit où il avait étédépo.-é le jour d'hier, avons invité les dits médecin et chirurgien d'en faire l'ouverture afin de constater le genre de maladie qui avait occasionné sa mort, ce qui a été fait sur le champ et en notre présence, dont le rapport sera joint à la présente minute par acte séparé.

Ensuite ayant demandé au dit citoyen commandant si le défunt ne laissait pas quelques effets à soi appartenant, il a répondu que tous ces effets étaient à la chambre où était décédé le dit Toussaint Louverture. En conséquence tous ces eilets ont été rassemblés sans en faire rescriplion et enfermés dans une malle appartenant au dit citoyen commandant,

3ue nous avons fermée avec un cadenas à la clef d'ycelui remise en main e notre greffier, sur laquelle malle nous avons apposé nos scélés en une bandelette dont l'un des bouts porte sur le corps de la dilte malle et l'autre sur te couvert d'ycelle en bouchant l'ouverture du dit cadenat.

En conséquence nous avons fait transporter la ditte au domicile du citoyen commandant et avons établi ce dernier gardien de la ditte malle et de nos dits scélés sous soumission de la reproduire quand et *if<fû |>ar justice sera ordonné.

De tout quoi nous avons dressé le présent procès- verbal au dit fort de Joux les jour et an cy dessus. Après le dit commandant^ médecin et chirurgien, ont signé avec nous. Signé à la minute: Taveniier, D.M., le chirurgien Gresset, Amiot, Regnaud et Courtois.

Rnrégistié à Ponlarlier le dix-huit germinal an onze. Débit : deux francs vingt centimes et visé pour timbre, débit : cinquante cinq centimes. Signé : Pernet.

Suit la teneur des rapports des médecins et chirurgiens.

Nous soussigné docteur en médecine et chirurgien de la ville de Ponlarlier, ensuite de l'invitation des citoyeus, Amiot commandaùt le fort de Joux, Regnaud, juge de paix du canton de Ponlarlier, nous sommes transporté au dit fort où, en leur présence, avons procédé à la visite et ouverture du cadavre du nègre Toussaint Louverture, prisonnier, dont nous avons constaté la mort le jour d'hier.

Autopsie cadavérique

Un peu de muscns mêlé de sang dans la bouche et sur les lèvres ; le sinus latéral gauche, les vesseaux de la pie mère gorgés de sang : épanchement bersins dans le ventricule latéral, même côlé; le plexus bnoroïde infitré et parsemé de petites hydalides ; la plèvre adhérente en grande partie à sa substance des poumons: engorgement sanguin du poumon droit de la plèvre y correspondante ; amas de matière puncten te, delà vésure ; un petit polipe graisseux dans le ventricule droit du cœur qui au reste dans son état naturel et maigrissement épiploxe état patologique de cette membrane pareil à celui qui se rencontre après une longue maladie, l'estomac, les intestins, la foie, le ratte, les reins, la vessie, n'ont offert aucune altération.

En conséquence nous estimons que l'apoplexie, la pleuro péripneumonie, sont les causes de la mort de Toussaint Louverture.

Fait, certifié vray au fort de Joux le dix-huit germinal, an onze de la République. Signé à la minute, Tavemier, docteur en médecine, Gresset chirurgien.

Enregistré à Pontailier et visé pour timbre le dix-neuf germinal, an onze. Débit : un fran^ soixante cinq centimes, signé Champreux et Pernet. Débit : deux francs.

Pour copie conforme :

Le commandant d'armes du fort de Joux,

Amiot.

Vu par le g*1 div" commandant la 6è«« div™ militaire.

Ménard.

Nous devons la communication de ces pièces concernant la mort de Toussaint Louverture à l'obligeance de Monsieur le baron de Giràrdot.

Etienne Charavay.

(POT FRANCOECR)

toy (Maximilien -Sébastien), célèbre général et orateur parlementaire, un des chefs de l'opposition libérale, sous Louis XVIII, n. à Ham, 3 fév. 1775, m. 28 nov. 1825. (Isographie).

1. — L. a. s. au Comité de législation de la Conyention na'ionale; maison d'arrêt de Maubeuge, 3 messidor an it, l p. in 4». — 12 fr. (N° 212, Eslerhasy, 1857.)

Il a été dénoncé pour infidélités, dilapidations et propos contre-révolutionnaires, i6 jury a décidé qu'il n'y avait pas lieu à accusation. Le tribunal militaire du Maubeuge l'ayant renvoyé au tribunal révolutionnaire, il demande si ce renvoi est légal.

2. — L. a. s. au maréchal Marmont ; Tordes 11 las, 4 sept. 1812, 3 p. in-fol.— Réservée (N" 181,7. Charavay, 1853.)

«... J'augure mal de ce qui va se passer dans le midi de l'Espagne, lord Wellington est depuis plusieurs jours en pleine marche vers l'Andalousie, le général Bill s'était approché de Cordoue dès le mois de juillet, le comte d'Erlon avait alors évacué l'Estramadure. le maréchal Soult assiégeait encore Cadix le 15 août, rien ne prouve

3ue le roi ait fait sa jonction avec lui ; on a même lieu de craindre qu'il n'ait marché e Cuesna sur Valence ; une partie de l'armée anglaise de Sicile a rallié d'autres troupes à Mahon et doit avoir débarqué en ce moment entre Alicante et Cadix... »

3. - L. a s. au maréchal Marmont ; Caen, I* juill. 1814, 2 p. in-4°. — Réservée (W» 181, J. Charavay, 1853.1

Il plie le maréchal d'intervenir près du ministre de la guerre pour lui faire obtenir la croix de Saint-Louis. ~ «... Je crois valoir par mes services et mes blessures la plupart de mes camarades ; il me semble que la confiance que m'a accordée S. M. en me chargeant d'organiser une partie de son armée, devait naturellement amener une seconde faveur....»

4. - Pièce sif. ; Paris, 3 sept. 1815, 11 p. in-fol. - 150 fr. (N° 181, /. Charavay, 1853.)

Exposé de sa conduite à Nantes pendant le mois de mars 1815, pièce fort importante et qui contient des faits presque incroyables.

5. — Pièce sig., slg. aussi par 66 électeurs de l'arrondissement de Péronne ; (Péronne, 1819), 3 p. in-fol. - 15 fr. (K° 285, R....y, 1863.)

Curieuse adresse à Louis XVIII, à la suite des opérations électorales de Péronne, où le général Foy fut élu député. « Oui. Sire, il n'est dans toute la France qu'un désir, qu une pensée : Vive notre bon Roi 1 vive soa auguste famille ! Ces cris d'allégresse nous font oublier les maux passagers qui nous accablent, ils sont la consolation de votre peuple. Vivez, sire, vivez longtemps pour le bonheur do votre peuple, pour la tranquillité de l'Europe.— Vivent les Bourbons I »

& - Pièce a. s.; Paris, 4 mars 1823, 2 p, in-fol. - 36 fr. (N- 107, Charon, 1844); - 28 fr. (N* 290, B'Hunolstein, 1864 )

Minute de la protestation des députés de la gauche contre l'expulsion de Manuel par la majorité, pièce historique très-curieuse. — • Convaincus que ce premier pas u est que le prélude du système qui conduira la France à entreprendre une guerre injuste au dehors, pour consommer au-dedans la contre révolution, et ouvrir notre territoire à l'occupation étrangère, ne voulant pas nous rendre complices des malheurs que cette faction' ne peut manquer d'attirer sur notre patrie, nous protestons contre toutes les mesures illégales et inconstitutionnelles. •

7. — L. a. s. à Dupont, de l'Eure ; 17 sept. 1823, 2 p. in-4*.— 10 fr. (N-258, J.Charavay, 1862.)

Relative a la perte énorme, que lui fait éprouver la banqueroute de Ferdinand le Restauré, ce qui va Fobliger de vendre déux maisons, qu'il a. à Paris. « Les contributions constituent mon cens d'éligibilité, je cesserai donc d'être éligible- Au reste, ori peut s'en consoler dans un temps où le gouvernement représentatif n'est plus qu'une lâche et ignominieuse mocquerie. •

8. — L. a. s. à un de ses collègues; Pithon (Aisne), 5nov. 1823, 3 p. 1/2 in-4°. - 5 fr. 50 iN° 275, J. Charaïay, 1863.)

Très-belle lettre, toute politique, où il donne des détails sur l'esprit public et les élections du département de l'Aisne. • ...Je deviens à peu près indiflèrent au résultat avec le régime actuel; le Gouvernement représentatif n'e&t plus qu'un vain mot, et les assemblées électorales qu'une insultante moquerie... »

9. — L. a. s. à Stanislas de Girardin ; Pilhon, 8 oct. 1824 , 2 p. 1/2 in-4*. — 5 fr. 50 (N» 190, Laverdet, 1854.)

Curieuse lettre sur les affaires du moment. « .. Si j'avais été avec vous et Casimir Périer, à Paris, j uurais fait comme Casimir Périer et comme vous, je me serais émpressô d'aller payor au nouveau roi l'hommage de mon respert. Comme voue en avez fait la très-juste observation, nous tommes les amis du monarque et de la monarchie. Nous ne connaissons d'ennemis que les ministres qui trahissent la monarchie et le monarque eu violant les droits consacrés par la charte... ■

Une quarantaine d'autres lettres du général Foy se sont Tendues de 3 à 4 fr.

foyatier (Denis), habile sculpteur, auteur de la statue de

Spartacus, n. à Beson (Loire), 1793, m. 1862.

Quelques lettres. De 2 à 3 fr.

FR

Nous commençons à partir de FR à nous servir des catalogues de la saison 1865-1866.

FRAGON'ARD (Jean-Honoré), célèbre peintre, un des plus brillants représentants de l'école de Vanloo et de Boucher, n. à Grasse (Var), 1732, m. 22aoûl 1806.

Le catalogue Trémont contient une lettre de lui qui s'est vendue 2f fr. 50, avoc deux beaux dessins origiaaux.

fragonard (Alexandre-Evariste), peintre et sculpteur distingué, n. à Grasse (Var), 1780, m. 1850.

Ses autographes valent, en moyenne, 3 fr.

FRAGtl£R (Claude- François) , poète latin, érudit et moraliste distingué, membre de l'Académie française et de celle des Inscriptions, n. à Paris, 1666, m. 1728.

I. — L. a. s. à l'abbé Conti ; jeudi, 14 mars, 1 p. in-4'. - Ç fr. 50 (W 198, Renouard, 1855.)

î - Ad epùlolam itlustrisHmi G. G. Leibnilsti Claudii Fraguierii responsum, pièce de vers latins aut., 5 p. in-4°. - 5 fr. (N8 254 bis, J. Charavay,

On ne trouve rien autre dans les catalogues.

framery (Nicolas-Etienne), musicien et littérateur, surintendant de la musique du comte d'Artois, n. à Rouen, 25 mars 1745, m. 26 nov. 1810.

Quelques lettres. De 2 à 3 fr.

français (le comte Antoine), connu sous le nom de Français de Nantes, député de la Loire- Inférieure à 1 Assemblée législative et de l'Isère au Conseil des 500, conseiller d'Etat sous Napoléon I«r, et pair de France sous Louis-Philippe, protecteur des gens de lettres, n. à Beaurepaire (Isère), 17 janv. 1756, m. 7 mars 1836.

Ses autographes valent de 2 à 3 fr.

FRANCASTEL (N.), député de l'Eure à la Convention nationale, commissaire dans l'Ouest avec Carrier.

t. — L. a. s. au Comité de Salut public ; Angers, 59 brumaire an n, 1p. 1/2 in-fol. - 7 fr. (N" 603 du Bull. J. Charavay) ; — 24 fr. (N° 249, Lajarrielte, 1860.)

La résistance de Granville, en Tetardant la marche des brigands, a donné plus de facilité aux troupes pour les atteindre. Il concentre les subsistances et les armes dans cette place et celle de Saumur. Des arrestations se font et les prises arrivent abondamment. L'esprit pillard d'uue grande partie des soldats d'un côté. Cljarette de l'autre, tiennent en échec bien des opérations. L'esprit de localité fait manquer toutes les mesures. • Il sera nécessaire de créer, d'ici à quelque temps, une commission moitié administrative, moitié militaire, pour tout ce pays, avec un plan de conduite uniforme; et surtout, que cette commission soit composée de patriotes étrangers et bien révolutionnaires. (Test à Paris seul qu'il faut songer à faire cette recrue... »

2. — L. a. s., sig. aussi de Bovrbolte, à leurs collègues Carrier et Levasseur; Angers, 18 frimaire an II, 1 p. in-4°. — 30 fr. (N° 167, Capelle, 1852.)

• Tout va bien, mes braves montagnards ; "Westermann continue à harceler leur arrière-garde; hier il en a tué deux mille près de Baugé : entre autres l'un des chefs, portant chapeau À la Henri IV, avec crêpe noir et blanc, et écharpe blanche, et 500 louis en poche.. » Il termine en disant : « Des souliers, des souliers I il faut que tu nous en envoyés, et le plus possible, r.'est un des moyens d'assurer la défaite entière des brigands ; car nos troupes sont toujours pieds nus. •

3. — L. a. s. au Comité révolutionnaire de Nantes ; Angers, 22 nivôse an n, 1 p. pl. in-fol., tôle impr.— 15 fr. (N° 300, De Saint-Georges, 1865.)

Relative à l'arrestation de Massion le jeune, employé au magasin de Mung. Au bas de la pièce se trouve un renvoi aut. sig. de Chaux à la municipalité de Nantes.

4. — L. a. s. ; Angers, 15 pluviôse an n, 1 p. 1/4 in-4°. — 6 fr. (N* U5, J. Charavay, 1844.)

n demande à prendre du repos. « Turreau et Bourbotte ont toujours accompagné les colonnes ; Carrier s'occupe seulement des grandes mesures révolutionnaires et renvoie tout ce qui est administratif... >

5. — L. a. s. au Comité de Salut publie; Angers, 21 pluviôse an u, 3 p. infol. - 6 fr. (N° 2915 du Bull. J. Charavay.)

Relative à la prise de Chollet et à la marche du général Turreau sur Nantes. « Par quelle fatalité l'éternelle révolte de la Vendée reprend-elle une nouvelle consistance?... •

6. — Pièce aut. sig., sig. aussi par Hentz et Garrau ; Nantes, 1" ventôse an n, 1 p. t/4in-fol.,tête imp. et vig.-12fr. (N- 300, De Saint- Georges, 1865.)

Ordre aux commandants de la force armée de faire escorter les bateaux chargés de subsistances.

7. — L. a. s. à la Convention nationale ; (an m), l p. 3/4 in-4°. — 36 fr. (N° 174, J. Charavay, 1852) ; - 36 fr. (N'290, Dflunolslein, 1864.)

Réponse A une dénonciation de la Société populaire d'Angers à propos de sa mission de la Vendée. — Quand il arriva a Angers, les brigands venaient du passer la Loire et commettaient des cruautés inouïes. Il fallait en délivrer la patrie, et les formes judiciaires ne furent pas toujours suivies. • Jamais je n'ai souflert, dit il, pas plus que mes collègues, qu'on fit périr des en Tan ts, des femmes enceintes... Il y a eu des femmes condamnée* par des commissions militaires : la loi leur avait été appliquée. Jamais il n'a été fusillé que des brigands pris les armes à la main ; ils étaient mis hors la loi... Comme les intentions les plus pures sont méconnues, je puis paraître coupable ; ma conscience me dit que je ne le suis pas. Cette consolation, je l'emporterai au tombeau. La vie est un fardeau pour moi ; elle ne peut plus être uiile à ma patrie ; je la lui sacrifie... »

8. — Pièce aut. sig.; (an ni), t p. in-4». - 13 fr. (N° 174, J. Charavay, 185-2) ; - 15 fr. (N° 249, Lajanietle, 1860) ;- 4 fr. («• 312, J. Charavay, 1865J; - 9 fr. (»• 20098 du MU. J. Charavay.)

Dans cette pièce, sorte de testament politique, il déclare qu'après le bonheur d'avoir servi sa patrie, il n'y en a pas de plus grand que de vivre ignoré, t 0 toi, ma tendre épouse, et loi, ma chère fille, vous tous, mes chers parents, mes cbers amis, vous chérirez ma mémoire... La Vendée, qui a failli engloutir la Rtpublique, la Vendée, qui a coûté la vie à tant de Républicains, demande aussi la mienne. Les ami» des brigands me dénoncent. Faut-il que la pacification soit scellée de mon sang ?.. •

9. — L. a. s. à un ministre; Versailles, 8 mai 1815, 1/2 p. in-4*. — 3 fr. (N- 249, Lajarriette, 1860.)

Ancien membre de la Convention, il demande une place dans une bibliothèque ou dans un ministère.

Une quinzaine d'autres lettres. En moyenne 3 fr.

franchi (Joseph), habile sculpteur italien, n. à Carrare, 1730, m. 1806.

Quelques lettres. De 3 à 5 fr.

franco (Nicolas), poète satyrique et licencieux du xvir* siècle, ennemi juré de l'Arétin, contre lequel il lança de mordants sonnets, n. à Bénévent, 1505, pendu à Rome, par ordre de Pie V, 1569.

Sonnet autour, contre l'Arétin, 1 p. pl. in-fol. - 60 fr. (N°260, Ch. R*", de Milan, 1862) ; - 57 fr. (N»279, Succi, 1863.)

Dans cette curieuse satire il reproche à l'Arétin de n'avoir souci ni du diable ni de Dieu, de combattre lour à tour pour les Guelfes et les Gibelins, et de recevoir les présents des papes, des empereurs et des rois qu'il a méprisés « Faim de loup et soif d'allemand, vous chanteriez eu vers français, si c'était possible. »

Pièce unique.

FRANCŒUR (Louis-Joseph), compositeur de musique, directeur de l'Opéra, n. à Paris, 8 oct. 1738, m. 10 mars 1804.

Quelques lettres. De 3 à 4 fr.

francœur (Louis-Bmjamiri) , savant géomètre, membre de P Académie des Sciences, fils du précédent, n. à Paris, 17 août 1773, m. 15déc. 1849.

Ses autographes valent, en moyenne, 2 fr.

(La suite au prochain numéro.)

VARIÉTÉS

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