X PRÉFACE
restre!... Il sentira son âme se gonfler d'autres sanglots que de simples sanglots de gloire, et s'il découvre une beauté magique, divine à ces tragédies, c'est uniquement celle qui se dégage du sacrifice merveilleux que l'homme fait sans répit de son bonheur et de sa vie, de ce mépris souverain de la mort qu'il aura montré, de cette souveraine éducation morale qui le lait tomber au champ d'honneur, devant la fatalité de son idéal, non pas la joie an cœur comme le prétendent les pharisiens hypocrites chargés d'entretenir le mensonge delà guerre, mais un courage indicible dans l'âme... et au bout de ses poings meurtris!
L'immense Passion de Notre-Dame l'humanité, voilà le vrai poème, du moins tant que durera regorgement. Durant la monstrueuse et sublime célébration du mystère, il n'y a qu'à prier devant le calice.
De ce grand drame, ne retiens Ou'une expression de la vie; Poète, ne compte pour rien L'autre phase du sacrifice.
Rien ne demeure — liors l'iiumain.
S'il est un tant soit peu enclin aux idées générales, le poète, outre la gloire de l'homme, pourra considérer, dans sa plénitude, une autre sombre beauté, celle de la Mort, — ce vieux capitaine, comme l'appelait notre plus grand poète idéaliste, — parce que la mort est nécessairement féconde,