CHAPITRE V
du roi. Au refus de l'Angleterre qui, quoique pour d'autres causes, ne voulait pas plus intervenir à jNaples qu'à Madrid, et au refus de la France qui craignait de se donner l'air de travailler au relèvennent d'un pouvoir absolu, l'Autriche, àl'improviste, se rapprochait delà Russie. Quoique en ces derniers temps leurs relations se fussent refroidies, elle ouvrait avec elle les négociations qui préparèrent le congrès de Laybach et aboutirent au rétablissement de Ferdinand I" dans la plénitude de son pouvoir.
A ce moment, la différence de vues qui existait sur ces questions entre l'Angleterre et la France d'un côté, et l'Autriche de l'autre, ouvrait matière à de longues et délicates conférences entre l'ambassadeur français à Londres et les ministres anglais, conférences qui s'alimentaient de divers autres objets tels que les troubles du Portugal où se devinait la main des révolutionnaires espagnols, qui rêvaient, disait-on, d'annexer ce pays à l'Espagne, ou encore la suspension des pourparlers engagés entre l'Espagne et les États-Unis en vue de la cession des Florides par la première de ces puissances à la seconde, — suspension à laquelle avait applaudi l'Angleterre et qui faisait craindre qu'elle ne voulût mettre la main sur ces territoires avant que les Américains ne les eussent achetés.