‹ L'ambassade du duc Decazes en AngleterreChapitre 43 sur 139 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Un souvenir du congrès d'Aix-la-Chapelle. — Les gouvernements européens préoccupés de l'éventualité de la mort de Louis XVin. — Lui-iiiéme les provoque à s'entendre sur la conduite à tenir au moment où il mourrait. — Ouvertures de son ambassadeur comte de Caraman au prince de Metternich. — La réponse de celui-ci, critiquée par le roi. — Suite et Hn de la négociation.

Une autre affaire dont Decazes eut à s'occuper remontait au congrès d'Aix-la-Chapelle. Elle en avait été la suite et intéressait particulièrement la France et son roi. Ce congrès, on le sait, avait eu cette double conséquence de mettre un terme à l'occupation du territoire et de faire entrer le gouvernement de Louis XYIII dans l'alliance des quatre grandes cours européennes. Mais, le second de ces résultats n'avait été obtenu, malgré l'opposition plus ou moins dissimulée de l'Angleterre, de l'Autriche et de la Prusse, que grâce à la ténacité et au savoir-faire du duc de Richelieu, grâce surtout au tsar Alexandre qu'il sut intéresser, par l'intermédiaire de Louis XVIII, à la cause qu'il défendait. Convaincu que la parole de ce prince, resté l'arbitre respecté des puissances, serait écoutée, il prépara une entrevue de ces deux souverains. Le tsar se rendit à Paris; il vit

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