‹ L'ambassade du duc Decazes en AngleterreChapitre 72 sur 139 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

plus profondes et qu'elles ne laissent aucune prise aux calculs de la prévoyance. Dans une telle hypothèse, j'aurais été infailliblement entraîné en me charg^eant témérairement de servir de digfue au torrent, et je n'aurais fait qu'appeler sur moi et le désespoir de voir périr le gouvernement en nos mains, et, aux yeux du vulg^aire, la responsabilité de sa chute. Heureusement ou malheureusement, je n'ai pas la responsabilité de mon impuissance. Elle ne provient pas de mes fautes. Elle ne provient que de celle de mes amis, car mes ennemis ont joué leur jeu. »

Peut-être objectera- t-on qu'il y avait beaucoup de pessimisme dans ces considérations. On ne saurait toutefois méconnaître qu'elles témoignaient de beaucoup de sagesse de la part de Decazes ou tout au moins d'une crainte qui en était le commencement, la crainte de n'être plus maître de son parti après l'avoir déchaîné, et d'être conduit là où il ne voulait pas aller.

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