LORS
comme une amblyopie par défaut d'usage, il prétend prouver que c'est une amblyopie congénitale due :
4 À des modifications anatomiques congénilales du nerf oplique et de la rétine qui justifient le trouble fonctionnel éprouvé par les malades ; -
2 Que ces modifications peuvent être diagnostiquées au moyen de l’ophtalmoscope ;
Hypothèse que nous avons développée tout au long, précédemment, parmi les caractères de l’amblyopie strabique et que nous ne répélerons pas ici.
IL conclut donc à l’idée d’une amblyopie congénitale.
Abadie ne fut pas le seul à nier l'existence d’une amblyopie par défaut d'usage dans le strabisme et à admettre lamblyopie congénitale; quelques années après lui, Schweigger développa la même thèse, en 1881, dans une étude non moins intéressante.
D'après Schweigger, il n'existe même pas d'amblyopie ex anopsia. La faiblesse d'acuilé visuelle est congénitale ou due à une faiblesse d’accommodation. On trouve la véritable mesure d’acuité visuelle, d'abord après l'emploi d'un verre convexe, ensuite après instillation d’ésérine; 47 °/, des cas d’amblyopie congénitale examinés par lui étaient associés à l'hypermétropie et dans une statistique de 329 cas de strabisme, il constata une augmentation régulière de l’amblyopie en raison directe de l'augmentation de lhypermétropie. Ces chiffres parlent pour l'identité de lamblyopie strabique avec l'amblyopie congénitale.
Si la faiblesse d’acuité était due au strabisme, l’état de la réfraction ne donnerait aucune différence dans le pourcentage de l’amblyopie.
Les adversaires de ma théorie, ajoute-t-il, nient l'existence de cette amblyopie dans la position normale des yeux; ils ont tort, ils l’appellent simplement amblyopie congénitale, voilà tout, el lorsqu'ils la rencontrent dans le strabisme, cette amblyopie, dont le début a eu lieu peut-être avant l'établissement du strabisme, ils l’appellent «ex anopsia ».
Schweigger prétendait, en outre, pouvoir démontrer par des