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sonnelle, n'ayant assisté qu'à des extractions de cataractes congénitales chez de tout jeunes enfants, dont nous n'avons pas pu connaître les résultats éloignés; mais en consullant différents auteurs, il ne nous est jamais apparu que l'extraction d’une cataracte congénitale pouvait donner aux jeunes sujets une acuité visuelle excellente et par conséquent à plus forte raison chez les adultes atteints de cataracte congénitale (à moins que cette cataracte ne Fù£ pas la cause de cécité absolue, ce qui est Îréquent d'ailleurs, et dans ces cas-là il n'y a pas de manque d'usage, puisque les sujets exercent leur vision). Il nous sullira, pour donner un véritable poids à cette conclusion, de rapporter les paroles du professeur Gonin (de Lausanne) qui expriment et résument parfaitement ce que nous avons pu apprendre sur les résultats d'extraction de cataractes congénitales :
« L'acuité visuelle des sujets opérés de cataracte congénitale est, on le comprend, fort difficile à estimer en raison du défaut d'éducation de la vision psychique, à en juger par les chiffres donnés par quelques opérateurs. On peut tenir qu'elle ne dépasse généralement pas la valeur de 4 à 2 dixièmes, ce qui revient à dire qu'elle reste notablement inférieure à celle que donnent la plupart des extractions de cataractes non compliquées chez des sujets nés voyants. Cette imperfection a-t-elle pour cause des malformations congénitales autres que la cataracte, ou bien estelle simplement le fait d’une insuffisance dans le développement fonctionnel, en d’autres termes, d'un défaut d'usage, c'est la seconde hypothèse qui nous semble la plus naturelle et la plus probable. »
En somme, les objections soulevées par les auteurs contre la théorie de l’amblyopie strabique par non usage ne nous semblent pas de nature à ébranler les raisons sérieuses qui peuvent être invoquées en sa faveur. Si nous avons mis tant de soin à les relever, c'est parce que nous avons voulu exposer la question sous toutes ses faces, et d'autre part, parce que le sujet en vaut la peine. Il est évident, en effet, que l'adoption définitive et entière du principe de cette théorie doit influencer largement
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notre manière de voir concernant l'opportunité des interventions précoces, dans certains cas de strabisme où l'opération, prudemment faile, pourrait peut-être conserver la vision binoculaire en train de se perdre. Mais c'est une question qui sort du cadre de ce travail, car elle comprend tout le traitement du strabisme. Nous dirons simplement, pour donner l'opinion à ce sujet qui nous parail la meilleure, qu'il est bon de rétablir le fonctionnement de l'œil le plus tôt possible, en redressant le strabisme, en corrigeant les vices de réfraction et en exerçant l'organe dont la fonction est affaiblie.