‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 39 sur 96 · Democract/ and liberty, vol. l", p. 133, (New- York · texte numérisé non relu

Democract/ and liberty, vol. l", p. 133, (New- York

chez UQ peuple, mais qu'elle affecte sérieusement les sources profondes de la morale nationale ».

Dans ce qu'on appelle plus particulièrement « les mœurs », c'est-à-dire l'organisation de la vie familiale et conjugale, les rapports entre les sexes, le rôle de la femme dans la société, les transformations ont été beaucoup plus sensibles, l'évolution plus marquée.

La jeune fille américaine étudiant la physiologie, voyageant seule, flirtant, pédalant, faisant de la gymnastique... fin de siècle^ et réclamant toutes les libertés d'un jeune homme, n'estpas un produit de l'époque puritaine. Les vieux fermiers de la Nouvelle-Angleterre se réveillant en 1900, ne reconnaîtraient pas leur descendante dans la femme aux allures libres et indépendantes qui s'appelle V Américaine,

Jusqu'au temps de la Révolution, les femmes n'avaient jamais songé à être autre chose que des mères de famille et de bonnes ménagères. « Les Américaines, dit le marquis de Chastellux (1), sont fort peu accoutumées à se donner de la peine, soit de corps, soit d'esprit, et le soin des enfants, celui de faire le thé et de veiller à la proprefé

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