‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 40 sur 96 · Op. cit., vol. r% p · texte numérisé non relu

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de la maison compose tout leur département.... « Les mœurs sont pures, bien que la jeune fille n'y soit pas tenue à la timide réserve qu'exigent nos mœurs françaises ». Ailleurs, parlant d'une demoiselle Pearce, rencontrée dans le Rliode- Island, « Cette jeune personne, dit-il, » (1) avait comme toutes les Américaines, le maintien très décent, même sérieux ; elle souffrait volontiers qu'on la regardât, qu'on louât sa figure et même qu'on lui fit quelques caresses, pourvu que ce ne fût point avec un air de familiarité et de libertinage »...

« En effet, les mauvaises mœurs sont si étrangères à l'Amérique que le commerce avec les jeunes filles y est sans conséquence et que la liberté même y porte un caractère de modestie que n'a pas notre pudeur affectée et notre fausse réserve ». (2)

« Ce n'est pas un crime à une jeune fille d'embrasser un jeune homme, ajoute encore le même auteur, c'en serait un à une femme mariée, d'avoir seulement le désir de plaire » Et il raconte, qu'un jour, une dame Carter, jeune et jolie femme d'un haut fonctionnaire de Philadelphie entrant dans le bureau de son mari en un déshabillé élé gant, un fermier du Massachusetts qui se trouve là, demande : « Qui est cette demoiselle ? »

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