‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 41 sur 96 · Op. cit„ vol. l's p · texte numérisé non relu

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On lui répond que c'est Mme Carter: « Ouidà, reprend-il, incrédule, quand on est femme et mère on n'est pas si bien mise ! ».

Cinquante ans plus tard, Tocqueville constatait que les Etats-Unis étaient « le pays du monde où le lien du mariage était le plus respecté et où Ton avait Tidée la plus haute du bonheur conjugal ». « La jeune fille, disait-il, fait de la maison paternelle un lieu de liberté et de plaisir. La femme vit dans la demeure de son mari comme dans un cloître (1). »

Avant la guerre civile les étrangers qui passaient par la Nouvelle-Angleterre où l'industrie avait déjà fait d'énormes progrès et constituait la principale source de revenu dans le Massachusetts, le Connecticut et le Rhode-lsland, les étrangers, dis-je, s'émerveillaient de la conduite morale des ouvrières de fabriques. En 1841, sir Charles Lyell (2) écrit au sujet de la population manufacturière de Lowell : Cette ville qui a surgi pendant les seize dernières années a une population de 20.000 âmes. Les jeunes filles qui sont les ouvrières de ses fabriques sont jolies et mises avec goût. Ce sont, pour la plupart, des filles de fermiers de la Nouvelle-Angleterre, et quelquesunes, des membres les plus pauvres du clergé. Elles appartiennent conséquemment à une classe

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