‹ L'âme américaine (volume 2)Chapitre 42 sur 96 · Travels in North America, p. 94 (Londres · texte numérisé non relu

Travels in North America, p. 94 (Londres

bien différente de celle qui compose nos populations manufacturières en Angleterre. Après avoir travaillé quelques années à la fabrique, elles retournent chez elles et se marient généralement... Leur niveau moral est très élevé, car une jeune fille sera congédiée si sa conduite prête, tant soit peu, au soupçon.... Aux fabriques sont attachées des maisons, généralement tenues par des veuves, où les ouvriers sont requis de prendre pension, les hommes et les femmes séparément ».

A la même époque, les Américaines semblent avoir été encore généralement convaincues que leur mission dans Fhumanité consistait à être des épouses dévouées, à se plier aux exigences et aux sujétions de la maternité, à diriger le foyer domestique, à en être le charme et la douceur et à se confiner dans les travaux délicats qui avaient été jusqu'alors l'attribut de leur sexe. Cependant on commença bient«^t à se plaindre qu'on leur eut donné accès, comme aux hommes, à tous les établissements d'éducation secondaire et aux universités.

Dans un livre publié en 1857, l'évêque John Hopkins réprouve l'instruction trop étendue que l'on donne aux femmes et qui fait naître en elles ce désir baroque de lutter avec les hommes dans toutes les carrières de la vie sociale et politique. € Je blâme, dit-il (1), le système qui consiste

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