La Tribune de Woonsocket
ham Rhimes qui, célibataire jusqu'à cinquante cinq ans, s'est marié douze fois et a divorcé onze fois pendant les vingt années suivantes. Agé, aujourd'hui de soixante quinze ans, il vit avec sa douzième femme.
Lors de la dernière élection présidentielle, un jeune homme et une jeune fille du même Etat qui devaient se marier le 20 septembre, décidèrent d'un commun accord de remettre le mariage au 4 novembre suivant, mais dans le cas seulement où M. Mac Kinley serait élu ; dans le cas contraire, ils s'engageaient à passer le reste de leur vie dans le célibat. « De semblables paris, dit un journal améiicain, ont été faits dans plusieurs autres endroits ; il seinble que le mariage soit devenu chez nous, un acte de peu d'importance et que l'on peut contracter à la légère ; c'est l'impression qui tend à prévaloir dans toute la nation ».
« La manière dont on traite les femmes angloaméricaines, écrivait le professeur Goldvv^n Smith, en 1889, (1) et l'idéal qu'on leur propose sont gros de conséquences sérieuses, non seulementau point de vue social, mais encore au point de vue politique. La maternité devient un fardeau qu'il faut éviter et le nombre des enfants est très faible... On peut môme se demander si l'élément anglo-saxon survivra assez longtemps en