‹ L'âme américaineChapitre 14 sur 113 · Hist. of the Unx'ed sLates, vol.III, p · texte numérisé non relu

Hist. of the Unx'ed sLates, vol.III, p

L'esclavage eut, avec beaucoup d'autres inconvénients, celui de maintenir cette classe oisive, grossière et tapageuse des Petits Blancs, a.nciens criminels et vagabonds, qui auraient pu se réhabiliter par le travail, se constituer des patrimoimoines et devenir d'excellents citoyens dans un pays où le travail eût été considéré et où ils eussent pu utiliser leurs bras (1).

1. Tout s'est transformé en Amérique, le Petit Blanc seul est reslé immuable. M. Sidney Andrews, que j'ai déjà cité, écrivait eu 1866: «Le Nègre de la campagne est généralement paresseux, vicieux, imprévoyant, négligent et incapable de voir à ses propres intérêts. . ., et malgré tout, il vaut autant que la moyenne des Blancs de la campagne, dans les Etats du Sud ». {South since the war p. 22).

« Dans la Caroline du Nord, les Nègres sont supérieurs aux Petits Blancs.

Ceux-ci n'ont pas, en général, de domicile fixe ou d'occupation définie, ils sont à peine vêtus, leurs habitations sont de simples huttes ; ils sont absolument ignorants, elles habitudes de plusieurs d'entre eux sout celles des bêtes* Peu de familles possèdent en biens meubles ou immeubles, pour une valeur de plus de 50 dollars. Les hommes viv( nt la plus grande partie du temps dans les bois, ils possèdent généralement un fusil bon marché et un ou deux chiens. Les femmes sont malpropres et n'ont aucune notion de décence ; elles cultivent un peu de mais et parfois quelques carrés de pois et de pommes de terre ; tous ces gens sont extrêmement bigots et superstitieux, ils croient généralement aux mauvais esprits, mais rai'ement à Dieu.

ils sont paresseux, préfèrent la meûdicité au travail et sont inférieurs comme valets de ferme aux pires des Nègres {id, p. 177).

L'habitant de la Caroline du Nord, qui avant la guerre,

possédait 5 ou 6 Nègres, est ignorant, malpropre, vit comme un paysan ordinaire, et ne possède pas un seul livre. Tout le monde fume et chique, les hommes et beaucoup de femmes boivent du whisky Dans la Caroline du Sud, le langage des gens de la basse classe est un mélange d'anglais et d'africain.

Les Petits Blancs des Garolines et de la Géorgie sont inférieurs aux Nègres, en ce que ceux-ci ont, au moins, le désir d'améliorer leur situation. (Même ouvrage, passim).

M Laird Clowes qui a fait.en 1891, une étude très élaborée sur l'état des populations du Sud, écrivait ce qui suit : « Il y a dans le Sud, une classe de Blancs qu'on ne rencontre nulle part ailleurs, aux Etats-Unis. « Je veux parler de la classe pauvre, paresseuse et sans pudeur des Petits Blancs... Ces gens-là ne veulent pas s'occuper de travaux manuels, parce qu'ils croiraient se placer ipso facto au même niveau que le Nègre. Le Blanc du Sud, en général,est ou un « Boss » (un patron) ou un vagabond ; le Boss est souvent un bon citoyen, le vagabond est toujours un mauvais sujet.... Il vit aux dépens de ses concitoyens, blancs et noirs, et croit plus aignede sa « blancheur » d'être un joueur, un aventurier politique corrompu, un pilier d'estaminets de bas étage, que de gagner sa vie par un humble, mais honnête travail. Assez souvent le Blanc qui n'est pas un vagabond, mais un « Boss » n'est lui-même qu'un « Boss » infime, propriétaire de quelques arpents de terre aride ; et il ne Test que pour des raisons de race, parce qu'il se trouve trop fier pour aller chercher du travail dans les Etats du Nord-Ouest, où il serait nécessairement valet de ferme, mais où il vivrait beaucoup plus à 1 aise que dans la Géorgie et le Mississipi {Black Americat p. 149 (Londres 1891).

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