‹ L'âme américaineChapitre 26 sur 113 · Mac Master, op, cit. passUn · texte numérisé non relu

Mac Master, op, cit. passUn

Les écoles se ressenlaieiU de la discipline austère qui avait été adoptée pour toutes les circonstances de la vie. Le fouet y jouait presque un aussi grand rôle que dans les plantations à esclaves « Le pédagogue qui de nos jours, dit encore MacMaster (1), soumettrait ses élèves à la discipline rigide, à la nourriture mesquine, aux sermons, aux prières et aux flagellations qui alors étaient le lot de Técolier, serait voué par la presse à l'exécration universelle et devrait se considérer heureux de pouvoir échapper aux poursuites pour cruauté envers Tenfance ».

Si la vie était rude pour les enfants internés dans les maisons d'éducation, elle était abominablement cruelle pour les prisonniers, et Fon comprend que personne ne voulût s'exposer à en faire Fessai. Les souffrances des infortunés enfermés dans les cachots dépassent en horreur tout ce que l'imagination peut enfanter. Les prisons étaient de véritables tannières où n'auraient pas vécu même des bêtes féroces.

« On y jetait indistinctement hommes et femmes, débiteurs insolvables, hérétiques et criminels de droit commun. On ne donnait pas d'habits aux prisonniers, pas de Hnge ; ces infortunés passaient des années sans se laver, leur cheveux n'étaient pas taillés. Bientôt leurs corps étaient couverts de plaies, de vermine, et répandaient

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