Robert Baird, Religion in America, p
meut d'une église épiscopalieniic anglaise et l'encouragement qu'elle reçut du gouverneur Fletcher en 1693, fit que la nouvelle langue devint rapidement en usage ».
En 1750, Kalm constate que New-York est devenue une ville très cosmopolite, mais que la majorité de sa population est d'origine hollandaise. On y trouve, à cette époque, une église épiscopalienne, deux églises hollandaises, deux églises allemandes, une église presbytérienne, une église française, une mee/mfjr Ao«5e de Quakers et une synagogue.
Les Hollandais, ayant été maintenus dans tous leurs droits, après la cession à l'Angleterre, s'emparèrent d'immenses terrains dont la valeur augmenta très rapidementensuite, lorsque New-York devint la métropole commerciale des colonies, ce qui fait qu'un grand nombre de leurs descendants comptent parmi les familles les plus opulentes des Etats-Unis.
Les Hollandais apportèrent en Amérique les qualités d'ordre, de propreté minutieuse, de lésinerie, les mœurs douces qui les distinguentdans la mère-patrie. En 1750, Albany était une ville exclusivement hollandaise. « La langue et les manières y sont restées hollandaises, dit Kalm,
les habits y sont anglais L'avarice des
habitants d'Albany est proverbiale dans tout le reste de l'Amérique. Si un juif s'établissait au miljeu d'eux, ils trouveraient moyen de le
ruiner.... Aussi personne ne va à Albany, car ils font payer très cher le moindre service qu'ils rendent... Les Hollandais de New-York et d'ailleurs ne leur ressemblent pas ». Le même auteur constate encore qu'ils n'aiment pas les colons anglais, et que les colons anglais ne les aiment pas. «A New-York cependant (1), si les anciens Hollandais parlent encore leur langue, les jeunes parlent plutôt l'anglais, vont à l'église anglaise et prendraient en mauvaise part d'être appelés Hollandais et non Anglais».
On se rappelle que les Pilgrims, eux, quittèrent la Hollande parce que « s'ils restaient dans ce pays, leurs descendants, après quelques gêné" rations, deviendraient Hollandais et perdraient tout intérêt dans la langue et la nationalité anglaises ».
Cette fidélité invincible de l'homme de race anglo-saxonne à sa langue,et son exclusivisme dédaigneux, en présence de l'esprit nationaliste peu développé et du patriotisme craintif des autres races, ont été, comme nous le verrons plus tard, un facteur très important dans révolution américaine.
Un bon nombre de familles de descendance hollandaise, ont conservé Tépellation originale de leur nom, comme lesvanRanselaer,les van Wyck, les Rosevelt, les Vanderbilt; d'autres noms ont été