‹ L'âme américaineChapitre 6 sur 113 · Lettre de sir Thomas Dale à Salisbury, 17 août · texte numérisé non relu

Lettre de sir Thomas Dale à Salisbury, 17 août

lots de cinquante acres. Ainsi un colon qui amenait dix serviteurs, recevait cinq cent cinquante acres de terre. Enfin, chacun avait le droit d'acheter autant de terrain qu'il le voulait, moyennant une somme de douze livres et dix shelinqs (fr. 312. 50) versée à la Compagnie, par lot de cent acres.

La plupart des serviteurs amenés par les colons étaient engagés, en vertu d'un contrat qui les liait à leur patron pour un temps limité, généralement de trois à sept années; on les appelait indeated servants. Les gens envoyés aux dépens de la compagnie recevaient par année, en échange de onze mois de travail, trois acres de terre et deux boisseaux de grain.

La Compagnie de la Virginie avait établi un gouvernement presque militaire et les colons étaient régis par un code de lois d'une sévérité draconienne. Etait puni de mort quiconque blasphémait le nom de Dieu, parlait contre les dogmes de la foi chrétienne, tournait en dérision, par ses paroles ou ses actes, la parole du Très- Haut ou manquait d'assister au servxe divin, le dimanche. C'était encore un crime entraînant la peine capitale que de parler contre le roi, de calomnier la compagnie, de tuer du bétail ou de la volaille sans la permission du gouverneur. Quant à ceux qui manquaient de respect au clergé, ils étaient fouettés publiquement et tenus de faire amende honorable (1). Le travail était réglemen-

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