‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 109 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

« Je ne connais pas de pays, dit-il (l), où l'amour de l'argent tienne une plus large place dans le cœur de riiomme. »

Et ailleurs (2) : « Les Américains, n'ont pas de loi contre les banqueroutes frauduleuses. Seraitce qu'il n'y a pas de hanqueroutes ? Non, c'estau contraire parce qu'il y en a beaucoup. La crainte d'ôlre poursuivi comme banqueroutier surpasse dans l'esprit de la majorité, la crainte d'ôlre ruiné par les banqueroules ; et il se fak dans la conscience publique une sorte de tolérance coupable pour le délit que chacun individuellement condamne ».

Ilamil )n(3) écrit : « .l'ai vu des gens faire dans leurs conversations l'éloge de manœuvres qui, en Angleterre, auraient conduit leur auteur au bagne, ou tout au moins l'auraient mis au ban de l'opinion. Il est impossible de passer une heure à la buvette d'un hôtel, sans être frappé du ton de féroce égoïsmequi prévautdans les conversations et de l'absence de toute prétention à des principe s purs et élevés dont elles témoignent ».

Ces lignes pourraient être rééditées de nos jours avec la même vérité ; rien n'a changé depuis 1833, en ce qui a trait à la moralité dans les affaires. Ce qui importe avant tout, c'est de

i. Op. cit., vol. 1", p. Gl.

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