‹ L'âme américaine [microforme] (volume 2)Chapitre 92 sur 109 · Op. cit.t p · texte numérisé non relu

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roisemeiil s pr6ju()('s c de loule , (le toute le ses aiiète, a plus iélange au- Il temps (le en 1836(2).

e dirais que abolition de jnance que les Noirs ».

3). « Si les

sécession ([ui Le Nègre esl ^sive ; il àmibèraleiiient 16 le Blanc U^ lierre, hran- )elligéi'antes, localités (lu e leurs eoms'esl fait eiints. A rU'^ude mulâtres nnent de Imir u négoce qui luinérique la

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lllancs de l'Amérique du Nord r«;stenl luiis, il est difficile de croire que les Nègres puissent «''cha[)pcr à la destruction qui les menace ; ils succom- ])eront sous le fer ou la misère. .= La race nè(jre ne quittera plus les rivages du continent américain où les passions et les vices de l'Europe l'ont fait descendre ; elle ne disparaîtra du Nouveau- Monde qu'en cessant d'exister ».

Cette dernière prédiction ne se réalisera prohalilement pas.

Le rapatriement en Afrique est la solution qui, aujourd'hui, recueille à peu près tous les suiïra- (jes.

L'évêque Hopkins évoquait avec un accent prophétique, en 1844, l'œuvre que les Noirs seraient peut-être appelés à accomplir dans leur patrie d'origine. « C'est dans le pays de leurs pères, disait-il (1), que le vrai champ de la destinée suprême leur est ouvert. La divine Providence les a laits pour ce climat et elle a fait ce climat pour eux ; je ne doute pas que, dans sa sagesse et sa miséricorde, elle n'ait ordonné l'esclavage du Sud pour préparer les Noirs, sous la direction de leurs maîtres chrétiens, à l'accomplissement du grand

iraa'on des nombreuses tribus

œuvre ae régénéraaon de

payennes qui peuplent cette pauvre Afrique

i . Tke American citizen.

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— Mil) —

La tentative de colonisation et de rapatriement de Libéria n'a pas produit tout ce qu'on en attendait, « Mais, dit M. Williams, la plupart des Noirs qu'on y a envoyés étaient des qens dont on voulait se débarrasser plutAl que de bons sujets ».

J.es premiers émigrants qui s'y rendirent des Etals du Sud, fn 1822, n'étaient que 86; pendani les années suivantes les Nèqres ne retournèreiil en Afrique qu'au nombre de quelques milliers. En 1855, il y en avait 8000 à Monrovia et dans le voisinage; ils s'occupèrent alors de conquérir à la civilisation les peuplades au milieu desquelles ils se trouvaient et, au moment de la guerre de sécession, Libéria comptait 100.000 Noirs d'nrigine américaine et 300.000 indigènes. Depuis cette époque, il semble que les progrès nient été à peu près nuls.

L'annexion des îles Sandwich a eu beaucoup de partisans dans le Sud' parce qu'un certaiu nombre d'hommes politiques de cette partie de l'Union croyaient qu'il serait possible d'y Faire émigrer les Nègres en masse.

M. .1. A. Thorne. de Philadelphie, un gentleman de couleur instruit, veut fonder dans le Nyassaland, possession anglaise de l'Afrique centrale, une colonie de Noirs d'Amérique. O projet a déjà reçu un commencement d'exécution et d'abondantes souscriptions ont été recueillies dans ce but, en Angleterre et en Amérique. L'exemple de Libéria où les rapatriés n'ont cherché qu'à de-

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venir lonctionnaires et /tos's et à s'al>slt»nir Je tout travail, servira aux nouveaux colons qui ont pris pour devise « Nii magnum sine lahore ».

On a songé encore A l'Etat libre du Coikjo où, d'après Str on pourrait (Hablir une popula-

tion double de la population noire d'Amérique, sans empiéter sur le terrain des races indirjènes.

Presque tous les Nèqres intluents sont en faveur de ce projet de rapatriement. L'évoque Henry Turner, d'Attanta (Cieorqie) disait, il n'y a pas longtemps : « La race nègre doit émigrer ou s'attendre à être exterminée. Elle se meurt dans ce pays où elle n'est devenue ni plus riche, ni plus saine, ni plus heureuse, ni plus sage, ni quoique ce soit digne "'Hre mentionné : C'est en Afrique ({u'elle doit irner, car le Bon Dieu a fait le

Nègre pourTAtrique et l'Afrique pour le Nègre ».

« Je suis fatigué, disait-il en une autre occasion., du problème nègre, de la loi de I^ynch, du gouvernement, de la populace, et des millions d'autres Nègres en sont fatigués comme moi. Nous voulons la paix à quelque période de notre existence et si nous ne pouvons la trouver ici, où nous sommes nés, que ceux d'entre nous qui Vc'ulent essayer de la vie dans une autre partie du monde, y soient aidés. La nation américaine doit aux Nègres 40 milliards de dollars, qu'elle leur en donne un peu pour leur permettre d'éniigrer».

Un pasteur de couleur, le révérend T. S. Lee, écrivait en 1890 : « Je crois que la solution finale

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de ce qu'on appelle le problème de race, sera rémiçjralion... Deux races si difT<^rentes Pune de l'aufre par leur structure physique et entre lesquelles il y a des barrières si insurmontables ne peuvent pas plus vivre ensemble en ce pays, que deux rois ne peuvent régner sur le même trône, en môme temps.

Allons en Afrique s'il le faut, montrons à l'Américain que nous pouvons nous passer de lui, et il apprendra à nous connaître et à nous apprécier. » D'autres sont moins conciliants, un journal publié dans l'AIabama, par un ])rédicant nègre du nom de Bryan (1), publiait en 1889, les lignes suivantes :

« Si vous autres, Blancs, quittiez ce pays-ci, (le v^ud), dans vingt ans ce serait l'une des plus belles sections du globe. Nous vous apprendrions mangeurs de mousse^ (1) comment on conduit un pays. Vous ne verriez pas de convicts infâmes empêchant les travailleurs honnêtes de gagner honnêtement leur vie. Mais il n'en sera pas toi jours ainsi, et je crois que vous vous en repentirez. Nous n'avons pas été faits pour être éternellement des serviteurs ; comme les autres races, nous aurons noire jour. Vous avez eu votre guerre de la révolution, votre guerre civile, nous vous

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