APERÇU GÉNÉRAL
When it is remembered hat there 10
AS Only à popula- « lion of less than two millions an
d a quarter in the
® « whole of the United States, in the year 1776 (exelu-
€ Sive of Slaves and Indians) it will be seen that but € 4 SMAUl proportion of the present Population can < Claimthe honor 0f being descende 1 from the original < American slock ; and COnSequentlly in ages to come, € he arrival af the Virginians, the emigraltion of the € Purilan and Duich Selllers, as well as the selllement € 0f the Quaker and Huguenot refuyees, will form as < Memorable epochs in the hi s/ory of the great Repu -
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« blic as lhe Saxon and Norman conquest of Great-
« Brilain rmo do in the history of that country (1). » (Thomas P. Hughes. American Ancestry. Introd.).
Les coloniesanglaises d'Amérique n’ont pas eu de temps fabuleux ; nulle légende de combats héroïques, d’actes de dévouement ou d’audace ne flotte sur leur berceau. Leur établissement a inauguré dans l’histoire l’entrée paisible de l’homme pratique qui ne se laisse pas détourner par le rêve de conquêtes d'âmes, d'empires ou de trésors, des deux buts qu’il estime être les seuls dignes de son ambition et de ses efforts : l'acquisition de la liberté et de la prospérité matérielle, le salut de son âme à lué.
Pendant que nos ancêtres venus de France s’en allaient dans les profondeurs du nouveau continent, marquer « l’occupation » d’immenses régions de forêts en y construisant des forts et
1. Si l'on se rappelle qu’en 1776, la population blanche des Etats-Unis n'’atteignait pas deux millions deux cent à cinquante mille âmes, on voit qu'une faible proportion de 4 la population actuelle peut réclamer l’honneur de descendre des anciennes familles américaines. Un temps viendra où l’arrivée des colons de la Virginie, l’émigration des # Puritains et des Hollandais, l’établissement des réfugiés huguenots et quakers constitueront dans l’histoire de la 4 grande République des époques aussi mémorables que cel- M les que constituent la conquête saxonne et là conquête # normande dans l’histoire de l'Angleterre. Le
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querroyer avec les tribus indiennes qu'ils voulaient gagner à la foi chrétienne ; pendant que les Conquistadores espagnols rêvaient
st of Greal- 4 puntry (1). »
, Introd.).
… En arrivant au port de Panama
n’ont pas î 46: Cône de voir it ou d’au- Jusqu'au zénith brülé du feu des pierreries,
Resplendir au soleil les vivantes féeries Des sierras d'émeraude et des pics de saphir (1).
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les colons anglais, bien pénétrés de la vérité du proverbe « qui trop embrasse mal étreint », s’établissaient sur les bords de l’Atlantique et prenaient possession de la terre, en la défrichant, en y fondant des villages, en s’y construisant des habitations. Les explorateurs et colons français travaillaient pour Dieu, pour la France et pour le Roy; les colons anglais travaillaient pour euxmêmes et pour leurs descendants. Ceux-là ont continué la vie du passé; ceux-ci ont été, en quelque sorte, les précurseurs de la vie moderne.
L'histoire des colonies françaises et espagnoles gravite autour d’un certain nombre de figures dominantes, héros de l’aventure ou du sacrifice, chefs militaires, missionnaires, coureurs des bois. L'histoire des colonies anglaises ne s’occupe que de groupes et de collectivités ; on y rencontre
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bien ça et là, quelques noms en vedette, quelques hommes qui eurent une plus grande part que leurs compagnons dans l’œuvre accomplie en commun, John Smith, les deux VWinthrop, Lord Baltimore, John Davenport, William Penn, Oglethorpe, mais ce sont presque tous des théologiens, des philanthropes ou simplement des organisateurs ;ils n’ont aucun de ces traits de caractère qui parlent à l’imagination du poète et du peuple. D'ailleurs, à cette époque, plus d’un demi-siècle après l’établissement de l’austère Réforme, l’esprit aventureux, semble-t-il, n’avait plus le don de séduire l’Anglo-Saxon. On raconte que le capitaine John Smith ayant publié un récit des épisodes romanesques de ses voyages et des aventures extraordinaires auxquelles il avait été mêlé, s’était vu de ce fait tenu en suspicion par ses compatriotes, et que son prestige en avait reçu un grave échec.
Quoi qu'il en soit, ces hommes pratiques et ces théologiens ont rempli une mission plus féconde pour l’avenir de l'humanité que la plupart des plus sublimes et des plus purs héros; ils ont été les champions invincibles de la liberté politique, de la moralité et du travail. Conquérants pacifiques, ils ont étendu leur domination sans accumuler de ruines et sans semer la mort sur leur passage; ils ont préparé des demeures aux générations futures, ensemencé des champs, donné des lois.