‹ L'âme américaine [microforme]Chapitre 52 sur 121 · op. cil. p · texte numérisé non relu

op. cil. p

PR) PRE e E P EEE,

landais » quiconque se permettait de leur parler anglais (1).

Les Allemands qui sont devenus aujourd’hui,en général, assez indifférents à l’idée religieuse, ne le cédaient guère alors, en piété et en “‘stérité de mœurs à leurs compatriotes d’autre. ,aces. Toute la littérature germano-américaine de cette époque roule sur des questions théologiques, tant dans les livres que dans les journaux. Le fondateur de Germantown, Daniel Pastorius, était un lettré ; il n’a pas écrit moins de quarante ouvrages dont quelques-uns ont été conservés, (en manuscrits). Dans l’un d’eux intitulé : « Livre de fondation de Germantown » il s’adresse à la postérité : « Salut à nos descendants, à notre postérité dans Germanopolis : Apprenez dans * nages qui vont suivre comment vos ancêtres On, quitté, par un exil volontaire, l'Allemagne, la terre sacrée qui les a vus naître et les a nourris pour finir leurs jours dans les vastes solitudes de cette terre de Pennsylvanie riche en forêts,avec moins de soucis et à la manière allemande, c’est-à-dire comme des frères. Apprenez aussi combien il a été difficile, après la traversée de l’Atlantique de fonder dans Amérique du Nord un foyer allemand, Et toi, chère lignée de nos descendants, suis notre exemple là où nous avons fait le bien, et là où nous nous sommes éloignés du droit chemin, par-

Page 1