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La querre du Mexique injuste dans ses causes et déplorable dans ses résultats immédiats, a été un de ces accidents de croissance dont j’ai parlé plus haut, Le Texas qui forme aujourd’hui l’un des Etats les plus vastes et les plus populeux de l’Union, était vers 1820, une province mexicaine à peine habitée et dont les terres avaient été concédées par le gouvernement de la République du Mexique, à un certain nombre d’empresartos ou fondateurs de colonies. Ces empresarios se nommaient Austin, Brazo, Baxar, Zavalla, Whelin, Burnett, de Leon, Felisola, Milam, De Witt, Powers, MacMullen, Cameron, Vehlein, Woodbury, etc., la plupart, ainsi que les noms l’indiquent, étaient Américains. Le plus influent d’entre eux, Moses Austin, originaire du Connecticut, avait obtenu de la couronne d’Espagne, en 1819, une concession considérable de terrain, sous le fallacieux prétexte que les catholiques étaient persé= cutés aux Etats-Unis et qu'il voulait leur ouvrir un refuge. En 1821, le Mexique s'étant déclaré indépendant, le gouvernement républicain qu’il se donna confirma l’allocation royule. Un grand nombre d’aventuriers américains qui avaient déjà fait plusieurs tentatives d'établissement à main armée
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dans la province, mais sans succès, usèrent alors de ruse et y entrèrent à la suite d’Austin. Ce dernier fut le seul qui observa les conditions de son contrat etfit venir dans le pays, le nombre de colons qu’ilétait tenu d’y établir,des Irlandais pour le plupart. Les autres ne songèrent qu’à la spéculation, sans plus se soucier des engagements qu’ils avaient contractés. L’un des historiens de la colonie, D, B. Edwards (1), classifie de la manière suivante les premiers habitants du Texas: « Des jeunes gens chargés d’une famill® nombreuse et qui croient pouvoir assurer là leur avenir; des débiteurs qui veulent échapper à leurs créanciers ; des paresseux qui espèrent y trouver une hospitalité facile, car dans ces solitudes leur société sera généralement agréable et parfois utile ; des qens qui ont eu maille à partir avec la justice de leur pays ; enfin, des ind'vidus qui vont demander des concessions à un gouvernement, bien décidés à faire passer, s’ilest possible, pugnis et calcibus, les terrains qui leur seront concédés sous l’autorité d’un autre gouvernement ».
Ces derniers étaient de beaucoup les plus nombreux. Le territoire connu alors # us le nom de Texas pouvait former huit ou dix Etats de la yrandeur du Massachusetts ; la terre en était ferule, propice à la culture du coton et de la canne sucre ct les spéculateurs du Sud qui s’y étaient