ïaine. Op. cit., p
3. La physionomie et l'expression des sentiments, p. 245 (F. Alcan).
toujours. Sans doute chez beaucoup de sujets d'esprit vif et lucide « l'œil et tous les muscles de la face ont une mobilité, une vivacité, une tonicité constante, grâce à laquelle ils sont toujours prêts à exprimer rapidement les émotions les plus variées. » Mais ces caractères ne prédominent pas toujours, en particulier dans les cas de débilité organique et chez les tempéraments lymphatiques qui fournissent pourtant une forte proportion d'intellectuels. D'après les mesures de Segel *, les élèves les mieux doués auraient la ligne de base notablement plus développée que les cancres : il faudrait, il est vrai, tenir compte de la brachycéphalie. Ainsi suivant que l'accroissement interpupillaire est plus lent ou plus rapide que celui de la taille, on serait fondé à conclure au retard ou à l'accélération du développement psychique.
D'autre part, les inductions tirées des qualités proprement intellectuelles sont tout aussi incertaines, d'autant plus qu'à un âge où l'acquisition du savoir est la fonction par excellence de l'esprit, une bonne mémoire suffit souvent à faire illusion sur la valeur réelle du sujet. La curiosité témoignée à l'égard des diverses matières de la connaissance, même à l'égard de celles qui sont étrangères aux examens, n'offre pas une garantie certaine pour l'avenir. Elle a manqué à Darwin, écolier ordinaire qui apprenait beaucoup plus lentement que sa sœur2. Les cours de sciences naturelles lui paraissaient « si incroyablement ennuyeux » qu'il jura de ne jamais lire un livre de géologie. A plus forte raison, les succès scolaires ont-ils fait défaut à beaucoup d'adolescents qui devaient être des hommes remarquables3. La question se complique de ce fait que les types intellectuels sont tellement nombreux que la plupart ne trouvent pas l'occasion de se déclarer, à cause de l'uniformité rigide des méthodes utilisées en éducation. Une fois qu'on a fait ?
t. Citées dans l'Année psychologique, XI, p. 518. — Voir dans le 1. III, ch. ï, les rapports du développement cérébral et de la croissance céphalique.