Op cit
elle ne concorde pas avec une grande vigueur musculaire; car, l'adolescent qui donne au dynamomètre les pressions les plus régulières est un des plus faibles, le plus fort est très irrégulier, ce qui nous permet déjà de soupçonner dans la force du pubère plus de vivacité que d'endurance.
En même temps que les muscles augmentent en grosseur et en poids, ils deviennent le siège d'un métabolisme plus actif dû à l'élévation du tonus vital, à une sorte d'éréthisme général des cellules dont l'expression biologique la plus nette apparaît peutêtre dans les changements qui s'opèrent dans les organes de la circulation et de la respiration. En effet, le cœur croît plus vite que le reste du corps au point d'atteindre vers seize ans le maximum de son poids relatifs (0, 52 p. 100) 2. Si ses battements diminuent en nombre, peut-être à cause de la taille de plus en plus élevée, ses pulsations contre la paroi thoracique deviennent plus fortes, parfois assez pour inquiéter le sujet3. La pression sanguine augmente saut aux poumons, la température s'élève d'un demi-degré Farenheit, mais varie avec l'état de santé *. Avant la puberté les vaisseaux sont grands, le cœur petit; puis le rapport devient inverse, ce qui contribue à rendre plus vive la poussée de Tonde sanguine.
Malgré la croissance rapide du cœur, la capacité thoracique augmente, le tissu pulmonaire acquiert une surface plus étendue. D'après les tables de Beyer, de Moon, etc. 8, la circonférence et la capacité de la poitrine grandiraient plus vite à partir de quatorze ans et atteindraient leur accroissement le plus rapide vers seize ans. Or, le rapport de la capacité pulmonaire au poids est considéré par la plupart des physiologistes comme'l'indice même de la vitalité. — MM. Binet et Vaschide ont pu conclure d'expériences faites sur des garçons de seize à vingt ans6 que l'état des forces est indiqué par la capacité vitale, le périmètre de la poi-