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entre les deux : car chacune d'elles a sa saison, le maximum de l'une correspondant au minimum de l'autre; l'accélération la plus rapide se produit pous la seconde vers les seize ans1, un an plus tard que pour la première. — De plus, les gains ou les pertes de poids ne sont pas toujours significatifs; car la dégénérescence ou l'état stationnaire des tissus les plus importants peuvent être compensés par la formation de la graisse ou de l'eau, par l'élimination imparfaite des déchets, etc.; d'autre part le pubère s'amaigrit en général jusqu'à dix-neuf ans; d'après M. Lagrange, il présente cette particularité d'être alourdi par les exercices de force, allégé par les exercices de vitesse, les uns et les autres2 exerçant sur la santé du sujet une influence des plus salutaires.
Plus caractéristiques sont encore les changements dans les proportions des diverses parties somatiques. Si l'on compare un adolescent à un enfant, un fait frappe d'abord, à savoir le développement chez le premier des membres inférieurs, développement tel que certains sujets ont l'air d'être tout en jambes. C'est vers quinze ans que s'accuse en général cette prédominance, sensible déjà dès la douzième année3. Le plus souvent les extrémités croissent plus vite que le milieu du corps, de sorte que le nouveau pubère présente de fausses anomalies qui, d'après Marro, rappelleraient celles de l'acromégalie. Mais à partir de quinze ans la croissance du tronc s'accélère au point que de seize à dix-sept ans elle irait plus vite que celle de la stature totale.
Ces changements, comme tous ceux qui concernent la forme générale du corps, sont liés à la croissance du tissu osseux et secondairement à celle du tissu musculaire. Or ces deux systèmes anatomiques sont loin de progresser suivant le même rythme.