‹ L'ame de l'adolescentChapitre 180 sur 234 · Cf. St. Hall, I · texte numérisé non relu

Cf. St. Hall, I

2. D'après Brown-Séquard et d'Arsonval, chaque tissu ou cellule sélectionne des produits ou ferments spéciaux qui versés dans le sang vont influencer toutes les autres cellules, de sorte que la solidarité organique ne dépendrait pas seulement du système nerveux (Marro, p. 334). Le cerveau n'échapperait pas à cette influence et il y aurait ainsi une double raison pour que les vicissitudes de l'organisme adolescent réagissent à chaque instant sur l'activité propre de l'encéphale.

dit St. Hall, celle de la maladie s'élève lentement jusqu'à un deuxième maximum vers dix-neuf ou vingt ans [le premier coïncidant avec le début de la puberté]: la dix-septième année est la plus saine pour les garçons, la dix-huitième pourtant est maladive. Lorsque le corps grandit lentement à un âge où il devrait grandir vite, il offre moins de résistance au mal et pendant que les enfants poussent vite ils sont moins maladifs. » Ainsi tout retard dans la croissance serait chez l'adolescent un symptôme de morbidité. D'autre part d'après l'enquête de Lancaster1, une poussée trop rapide peut amener des complications, si elle se produit à ce moment de la période prépubère qui correspond à peu près au changement de la voix ; cette remarque confirme la précédente puisque chez les sujets déjà grands un arrêt se produit assez souvent pendant l'adolescence. Enfin une croissance excessive est toujours dangereuse parce que beaucoup d'organes, tels que le cœur, les poumons, ne la suivent pas. Passer en revue les principales espèces nosologiques où se déterminent les défaillances organiques du pubère serait sortir du cadre de cette étude. Peu de privilégiés traversent tout à fait indemnes leur période de formation, les changements subis sont assez importants pour qu'à la fin de la métamorphose beaucoup de garçons d'abord robustes soient devenus délicats et réciproquement.

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