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4. Voir pp. 295-299 les 12 correspondances qu'il établit entre ces deux sentiments.
celle-ci peut prendre à tout âge les formes les plus diverses, morale, politique, esthétique, philosophique, scientifique, etc., aussi bien que religieuse l. Mais chez la plupart des adolescents, en raison de leur inexpérience et de leur manque de culture, une seule a des chances de persister, à savoir la conversion morale2. Il en est peu qui, dès les quinze ou seize ans, n'essayent de conformer leurs actes à une table des valeurs différente de celle qu^nfants ils admettaient comme la meilleure, ou bien si les premières tentations de la puberté les ont incités longtemps à des pratiques vicieuses, il se peut que vers les dix-huit ou dix-neuf ans une réaction s'opère qui projette au sommet de la hiérarchie des tendances claires, le besoin de se libérer des habitudes oppressives qu'ils ont laissées se consolider en eux.
Danstfenn'/F, Shakespeare nous montre le jeune Hall devenu Henri V bannissant Falstaff de sa présence comme le symbole vivant des défauts qu'il a surmontés : / know thee not, old man : fall to thy prayers. — Dans les milieux catholiques les jeunes pêcheurs ne sont pas rares qui, transformés par une retraite, une maladie, etc., jurent de dépouiller le vieil homme et ne croient se renouveler qu'en s'arrachant aux influences subies jusque-là. Des vocations religieuses imprévues peuvent se décider à ce moment avec d'autant plus de facilité que les adolescents, même ceux qui appartiennent à des familles sceptiques ou indifférentes, se montrent en général très accessibles à l'émotion religieuse. L'intérêt qu'ils éprouvent pour toute manifestation du divin forme un contraste singulier (masquant peut-être une harmonie fondamentale) avec leur rationalisme intransigeant. En voici un exemple : Huit élèves de philosophie étaient priés de répondre par écrit à la question suivante :
Quel est le personnage réel ou fictif, ancien ou moderne,