‹ L'ame de l'adolescentChapitre 202 sur 234 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Malgré sa puissance musculaire, l'adolescent se fatigue plus vite que l'enfant parce que son activité en devenant volontaire exige des efforts de synthèse et d'inhibition qui, pour les raisons qu'on vient de voir, lui sont particulièrement difficiles. A la vérité l'intensité des désirs rend possible, peut-être même plus facile qu'avant, la violence dans la libération de l'énergie disponible ; mais le point est vite atteint où la fatigue devient du surmenage, c'est-à-dire un état dont le danger, très variable suivant les sujets, ne saurait se prolonger sans que soit compromise la formation de l'adulte. Et pourtant, il y a intérêt dans bien des cas à entraîner le sujet jusqu'au delà de ses forces apparentes. Toute une hygiène du travail et du délassement, comprenant l'éducation physique parmi les moyens employés et les fins poursuivies, semble s'imposer comme devant faire face à des nécessités psycho-physiologiques spéciales à cet âge.

Certaines expériences dynamométriques semblent indiquer chez l'adolescent une résistance supérieure à celle de l'enfant1. Par exemple, les pressions opérées par des sujets de seize à vingt ans, ne subissent pas une décroissance brusque comme celles des garçons de onze à douze ans. Mais il importe sur ce chapitre de n'avoir qu'une confiance très limitée dans les épreuves delabo-

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