‹ L'ame de l'adolescentChapitre 206 sur 234 · Page · texte numérisé non relu

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apprendrait sans doute beaucoup plus que les recherches de laboratoire. Celles-ci, malgré l'apparence mathématique de leurs conclusions n'ajoutent souvent pas grand'chose aux données de l'expérience vulgaire. Par exemple les expériences ergographiquesde Kemsies sur un élève de quatorze ans qui soulevait un poids de 2.550 grammes, nous informent que la force décroîtà mesure que les études deviennent plus longues, puisque le sujet n'amenait le vendredi à 6 heures que 0, 740 et 0, 842 le samedi1.

Un peu plus intéressantes sont les conclusions de M. Clavière2, en ce qu'elles attestent que le travail de la classe entraîne au dynamomètre une diminution moyenne de 0ks,9 contre lkg,9 pour le travail de l'étude. « L'élève en effet est plus actif en étude tandis qu'en classe il a trop de velléité à laisser le maître travailler pour lui. » Ces expériences ont été faites sur des adolescents de quinze à dix-huit ans ayant passé deux heures en classe ou en étude les uns à travailler beaucoup, les autres peu. Des chiffres amenés, de la durée de l'effort et du nombre des pressions, il résulterait que : 1° à un travail intellectuel intense et prolongé pendant deux heures correspond une diminution notable et proportionnelle de la force musculaire ; 2° à un travail intellectuel moyen ne correspond pas d'affaiblissement appréciable ; 3° à un travail intellectuel nul correspond une augmentation de la force musculaire. D'autre part, l'innervation centrale, par suite l'énergie des contractions musculaires semblent, d'après les courbes ergographiques de Kraepelin et Rivers3, être accrues par un travail mental modéré. Les expériences de ce genre ont le défaut de traiter le travail intellectuel comme une entité gardant la même nature dans tous les cas. Or la fatigue diffère, non seulement suivant le degré d'attrait ou d'aversion qu'inspire la tâche à remplir, mais encore suivant le genre d'occupations, la manière de travailler, etc. C'est ainsi que les élèves risquent moins le surmenage cérébral quand l'effort intellectuel s'accompagne de travaux pratiques ou

1. Zur Frage der Ueberbiirdung unserer Schuljugend. Deutsche MedicU nische Wochenschrift, 1896, p. 27.

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