Année psych., IV, p
en particulier au repas qui suit l'épreuve finale, la consommation est tout à fait faible1. C'est que le travail de mémoire, combiné avec l'état d'appréhension, produit une fatigue intellectuelle beaucoup plus grande que le travail de composition où l'on jouit de soi et de son œuvre2.
D'excellents esprits pensent que les exercices physiques tels du moins que nos adolescents les pratiquent, sont plus déprimants que récréatifs. D'après M. Payot par exemple !, il y aurait à lutter contre le préjugé anglais, contre la faveur accordée aux exercices violents parce qu'ils ont, entre autres défauts, celui de provoquer des efforts excessifs du cœur et des poumons, qu'ils tendent à détruire la vitalité, laquelle n'est nullement en proportion de la force musculaire, et par suite sont une cause très efficace de surmenage. L'auteur recommande les jeux français comme préférables pour le développement harmonieux du cœur, des poumons, du cerveau et il attribue une grande valeur éducative aux travaux manuels du bois, du fer, de l'agriculture. Déjà Aristote '* était d'avis que pendant l'enfance et les premières années de l'adolescence, il y avait lieu de ménager les forces physiques; « mais lorsque, à partir de la puberté, les jeunes gens se seront livrés a d'autres études, alors il conviendra de consacrer l'époque suivante à des travaux pénibles; car il ne faut pas fatiguer le corps et l'intelligence en même temps », sous peine d'arrêter le développement de l'un et de l'autre. Même chez les Anglais, coïncidence remarquable, c'est une règle hygiénique essentielle de ne pas soumettre le jeune homme à une préparation athlétique avant dix-huit ans ; d'après le Dr Lagrange5, cet âge doit être considéré non comme