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une moyenne, mais comme une limite au-dessous de laquelle il serait imprudent de descendre ; le Dr Laburthe et beaucoup d'autres médecins sont du même avis.
De quatorze à dix-huit ans, la gymnastique allemande, à cause de la difficulté et du caractère artificiel des mouvements inhérents à l'usage des agrès, présente un danger spécial pour le système osseux, particulièrement fragile à ce moment en raison de sa croissance rapide et de la puissance plus grande des muscles qu'il soutient. L'aversion subite pour les exercices de la palestre révèle souvent des tiraillements dans les articulations, des froissements dans les épiphyses et d'autres malaises qui peuvent, si on n'y prend garde, dégénérer en de graves accidents. M. Lagrange1 cite le cas d'un garçon de quatorze ans qui succomba au bout de cinq à six semaines à la formation de plusieurs abcès purulents provoquée dans les os longs par l'abus des barres parallèles.
Ces cas extrêmes mis à part, il reste encore que la gymnastique allemande produit une fatigue d'autant plus rapide que les groupes de muscles utilisés fournissent un travail différent, par l'espèce et la quantité, des mouvements naturels à l'organisme, cela sans un bénéfice appréciable ; car, pour tous les muscles, l'aptitude à fournir pendant une longue période une grande somme de travail mécanique est indépendante de la grosseur2. Aussi, même en Allemagne, des écrivains autorisés comme Zehender, Gutzfeld, le Dr Burgerstein3, considèrent-ils ces exercices comme une perte de temps et ont-ils réclamé pour les remplacer l'introduction des jeux dans les écoles.
Cependant, le Dr Lagrange4 admet l'utilité de la gymnastique aux agrès pour les garçons d'environ quinze ou seize ans, sous prétexte qu'elle « pourra alors, mieux que tout autre, hypertrophier le système musculaire, donner aux bras une étonnante vigueur, et, a tout le corps, des aptitudes en quelque sorte sur-