La physionomie et les sentiments, p
3. St. Hall, I, 446, énumère en première ligne l'anémie cérébrale, l'atonie de la face et des muscles, les alternatives d'inappétence et de gloutonnerie, etc.
elles portent sur des faits nettement circonstanciés : d'après Fonssagrives, tout enfant chez lequel la mémoire faiblit d'une façon marquée... et qui n'est ni dans la période de préparation d'une maladie cérébrale, ni dans celle de convalescence d'une maladie longue, d'une fièvre typhoïde par exemple, doit par ce seul fait être tenu en une suspicion que la coïncidence de quelque autre indice ne tarde pas d'ailleurs à rendre plus probable *. Parmi les qualités de lamémoire, l'auteur croit que c'est la ténacité qui est le plus menacée; onpeut affirmer d'autre part que la facilité des acquisitions mnémoniques est d'autant plus compromise que la capacité d'attention diminue très vite. Peutêtre faut-il rattacher cet affaiblissement général de la mémoire non seulement au ralentissement delà circulation cérébrale qui suit l'abus de soi, mais aussi aux pertes réitérées de spermatine, cette substance étant considérée comme contribuant pour une grande part à l'oxydation complète des déchets organiques, par suite à l'élimination des leucomaïnes et des autres poisons dont la présence est incompatible avec une bonne conservation des souvenirs2.
Plus significatives apparaissent encore les altérations de la vie affective ou des tendances à l'action. Si le jeune pubère devient sans cause perceptible, triste, apathique, égoïste et capricieux, mécontent de lui et des autres, s'il néglige son travail habituel et se montre incapable de prendre goût même aux jeux qui jusque-là l'intéressaient, la sollicitude des parents et des maîtres a de fortes raisons de s'inquiéter. Car si le mal existe et se prolonge, ce sont, dans la plupart des cas, les plus hautes facultés de l'enfant, son avènement même à la dignité d'homme qui risquent d'être à jamais compromis. Deux cas entre autres peuventse présenter. Les sujets d'intelligence médiocreet d'imagination paresseuse, ou bien ceux en qui les émotions se jouent à la surface du moi sans se consolider en sentiments ou s'exaspérer en passions, sont taris peu à peu par une sécheresse d'esprit ou de cœur qui les porte à dénigrer la valeur des fins idéales