Gymnastik fur die Jugend
4. Spiele zur Uebung und Erholung des Kôrpers und Geistes, fur die Jugend. ihre Erzieher und aile Freunde unschuldiger Jugendfreuden- Schneppenthal, 1796 ; Hoff, 1885.
5. Ethical training in the public schools. Annals of the American Academy of polit, and social science, 1892.
valeur en combinant l'instruction du xve siècle avec les jeux modernes. »
En ceux-ci consiste en effet toute leur éducation physique, puisqu'ils n'ont pas de professeur de gymnastique proprement dit. Non seulement dans les grands collèges mais dans les établissements à bon marché, par exemple à l'école de Charterhouse, les grands élèves passent trois fois par semaine leur après-midi entier, de 11 heures et demie à 7 heures, à jouer au grand air et à se reposer1. Quant aux étudiants des Universités, ils pratiquent tous le cricket, le football, etc., et sont inscrits à un ou plusieurs des clubs institués pour l'organisation des « manly exercises », balle, lawn-tennis, lutte, saut à la perche, escrime, golf, course, etc.,2. Presque tous les établissements publient des magazines où sont relatés les événements les plus importants de la vie sportive; les parents et les élèves sont très fiers quand ils y voient leurs noms en bonne place. LesHigh-schools, les Collèges et les Universités des États- Unis ne pouvaient manquer de suivre de tels exemples ; des matches fréquents ont lieu entre des établissements rivaux, et St. Hall3 énumère avec complaisance les noms et les performances des élèves qui, en décembre 1902, détenaient les principaux records dans les concours intercollégiaux.
En France, la pratique des sports a été surtout une mode, un engouement d'ailleurs limité à l'imitation de quelques jeux anglais tels que les foot-ball; encore la plupart des élèves, comme le remarque M. Baudin, « éliminent petit à petit de leur existence surchauffée les exercices et les récréations au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de l'échéance redoutable des examens. Si bien que si l'on traduisait en diagrammes les deux parties delà vie d'un lycéen, on verrait monter la courbe des heures consacrées aux classes et aux études et s'abaisser la courbe des repos ou des jeux dans la période où l'homme perce chez l'enfant, où la force cherche son emploi dans la croissance
1. Mosso. Op. cit., p. 75. — Cf. W. Douglas Hogg. L'hygiène scolaire en Angleterre, p. 56.