Cf. Marro, p
3. Cf. Rousseau : « Vils et lâches de leurs vices mêmes, ils n'ont que de petites âmes parce que leurs corps usés ont été corrompus de bonne heure;... bassement méchants, ils ne sont que vains, fripons, faux : ils n'ont même pas assez de courage pour être d'illustres scélérats. » Emile,
tions, l'obsession de terreurs imaginaires, etc., accompagnent d'une manière à peu près constante les excès solitaires. Ne fautil pas voir une confirmation de cette vue dans le nombre toujours croissant des neurasthéniques parmi les étudiants et même les collégiens? En fait, l'asthénie névro-musculaire avec sensation de fatigue, épuisement physique et mental, la dyspepsie gastro-intestinale, les insomnies, résultent assez souvent de l'abus de soi. D'autres conséquences du même genre sontencore à redouter. La circulation se ralentit, le cœur fait entendre un murmure spécial1, les extrémités deviennent froides, des palpitations se produisent au moindre effort musculaire, l'anémie survient, une sorte de vieillesse précoce envahit le corps aussi bien que l'esprit. Aces troubles s'ajoutent parfois une toux sèche et persistante, ou bien la répugnance pour une vive lumière, l'exagération de quelques réflexes 2, des sensations somatiques étranges, des bizarreries digestives, la perversion du goût, etc.. A signaler d'une manière spéciale, comme rappelant les accès d'épilepsie larvée, l'impression d'absence queproduisentsouvent les adolescents sujets à caution.
Concluons donc avec Marro3 qu'on ne compte pas dans la société les défauts physiques et intellectuels, ni les maux de toutes sortes qui sont les conséquences des mauvaises habitudes. On peut les considérer comme plus pernicieuses que les excès sexuels proprement dits ; car ceux-ci ne peuvent, à cause des obstacles provenant des mœurs, de la distance, de la contrainte familiale ou sociale, etc., avoir la même fréquence ; — de plus ils favorisent dans une certaine mesure l'éveil des qualités sexuelles secondaires, en particulier de la sociabilité et surtout de l'orgueil viril, quand ce n'est pas, il est vrai, d'une fatuité parfois amusante à force d'être naïve 4 ; en tous cas les diverses