‹ L'ame de l'adolescentChapitre 54 sur 234 · Op. cit.. p. 135 « manuscrit de · texte numérisé non relu

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2. Pédagog . seminary , XI, p. 214. — Nos jeunes compatriotes manifestent très souvent des scrupules analogues, malgré leur fâcheuse habitude d'escompter comme dus les sacrifices de leurs auteurs.

l'amour 71 cet âge de fréquentes occasions de se manifester. Les exemples ne sont pas rares de braves garçons renonçant par affection à leur part d'héritage ou utilisant leur maigre salaire pour venir en aide même à un frère aîné, en apparence plus avantagé.

Cependant les auteurs américains1 s'accordent à noter comme à peu près universelle la tendance des néo-pubères à préférer la compagnie des camarades à celle des parents : ils y voient avec raison 3 a forme la plus nette que revêtent le besoin d'autonomie et l'instinct social dès leur naissance. Bien que le goût des jeunes garçons pour la formation des groupements de toute espèce se manifeste avant la puberté, c'est entre treize et quinze ans qu'il semble atteindre son maximum d'efficacité2. De plus, le caractère et le but de ces associations ne sont pas les mêmes chez les adolescents que chez les enfants; tandis que ceux-ci forment, à l'insu des adultes, des bandes analogues à la horde des primitifs, sans autre lien que la loyauté envers le chef et l'engagement des associés à se protéger mutuellement, chacun d'eux travaillant d'ailleurs à une œuvre parfois illicite dont il pourra tirer un profit personnel, les pubères au contraire semblent céder à l'influence d'un instinct social qui les pousse à organiser des sociétés où l'intérêtindividuelestsubordonné à l'intérêt général. W. Forbush :i pense que cette inclination agit d'une manière d'autant plus irrésistible que pour la jeune âme devenue plus aimante la famille moderne avec son fils unique ou ses deux enfants n'offre pas des objets assez nombreux où puisse à la fois s'alimenter et se dépenser lasympathie subitement éveillée, et il définit l'adolescence « éducation by ones contemporaines. » 4 Quoique la plupart de ces groupements aient pour but l'exercice d'une des formes de l'activité physique s, beaucoup

1. Voir entre autres St. Hall, II, p. 375. — W. Forbush. The boy problem, p. 23, etc.

2. W. Forbush. The social pedagogy of boyhood. Ped. sem., VII, p. 314. — Cf. H.-D. Sheldon. The institutional activilies of American children. Amer. Journ. of Psych., 1899. Sur 1034 réponses à l'enquête de Sheldon, 850 étaient d'auteurs membres de diverses sociétés.

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