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donné des résultats assez incertains, la seconde montre pour la sensibilité tactile explorée à la pulpe de l'index une progression continue jusqu'à treize ans et, à partir de ce moment, une tendance irrégulière mais évidente à la régression. Voici les moyennes obtenues :
Age 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 ans.
Index droit . 1,56 1,84 1,63 1,48 1,65 1,44 1,62 1,52 1,41 1,50 mm. — gauche 1,65 1,89 1,62 1,46 1,55 1,40 1,46 1,47 1,47 2,40 —
En gros, ces résultats confirment ceux de Weber : faut-il attribuer la décroissance de la discrimination tactile, comme on le fait généralement1, à la différence toujours plus grande entre la surface dermique en voie de croissance et le nombre à peu près constant des corpuscules du toucher. Mais une telle hypothèse est insoutenable puisqu'elle a contre elle le progrès régulier qui précède la puberté. Il y a plus : on peut constater, comme l'ont fait en Amérique Garman 2 et Gilbert 3 une diminution parallèle de la sensibilité à la douleur, en particulierà la souffrance provoquée par une forte pression. A partir de seize ans environ, les jeunes gens, surtoutdans le peuple, se plaisent à soulever des poids, ajouter avec une ardeur qui peut aller jusqu'à des meurtrissures ou à l'effusion du sang, parfois à se tatouer, bref à agir d'une façon qui dénote une anesthésie relative de la surface du corps. Gomment concilier de tels faits, en particulier une telle rudesse, avec la délicatesse excessive dont il a été question plus haut? Un trait commun à toutes les manifestations de la sensibilité cutanée du pubère, c'est que les sensations semblent d'autant plus nettement perçues qu'elles l'intéressent davantage, c'est-à-dire qu'elles risquent de seprolongeren émotions, d'entrer dans un système toujours changeant, mais où l'état cénesthésique et les tendances préférées jouent presque toujours un rôle prépondérant. C'est ainsi que la douleur n'est pas sentie, quand il y a un intérêt subjectif à ce qu'elle ne le soit pas. Parmi les