Anthropométrie, p
2. Voir pour le développement de celte idée A. Caswell Ellis. Suggestions for a philosophy of éducation. Ped. Seminary,Y, 61-128.
viduel. Ceux qui comme Bierent, Marro, Stanley Hall1, la considèrent comme ayant une. existence distincte, se bornent à énumérer des caractères physiques sans les distinguer peut-être assez de ceux qui marquent le début de la puberté ou qui sont propres à la maturité enfantine dont il a déjà été question. Ils s'accordent à reconnaître comme prodrome le plus important les modifications qui surviennent dans les organes génitaux et considèrent les autres changements comme dérivant plus ou moins de ceux-là-. Dans cet ordre de faits, le principal caractère qui, dans la moyenne des cas, soit propre à cet âge, consisterait dans la substitution progressive de spermatozoïdes toujours plus nombreux aux cellules incomplètement développées qui, chez l'enfant, remplissent les canalicules spermatiques3. Dans toute cette région, la sécrétion des glandes sébacées augmente, l'irrigation devient plus abondante. Cette transformation ne se manifeste pas encore par des signes bien évidents, du moins si le jeune garçon n'a pas contracté de mauvaises habitudes : l'apparition d'abord de petites proéminences blanchâtres, puis d'un léger duvet au pubis et aux aisselles, coïncidant le plus souvent avec des changements dans la chevelure qui devient plus dense et plus foncée, l'affaiblissement de la voix qui se fait rauque et discordante, seraient parmi les symptômes les plus significatifs. Il y aurait aussi un faible accroissement de la pression sanguine et une légère élévation de la température indiquant une activité chimique inaccoutumée *. En même temps, la croissance en hauteur reprend son élan, à tel point que d'un enfant grand à douze ans, on peut dire à coup sûr qu'il le sera encore à quatorze et seize ans 5. La physionomie
1. Bierent. La puberté (1896) ; Marro, pp. 29, 80. ; Stanley Hall, I, 419.
2. C'est ainsi que Bierent distingue dans l'adolescence trois périodes d'après révolution de la fonction génitale : a. préparatoire (sécrétions spermatiques) ; b. de formation (éjaculations) ; c. de maturité (puissance de reproduction). Cf. St. Hall, I, 419.