EN FACE DU PAGANISME ET DT E EMPIRE ROMAIN
plus inipoitantos et rjiii ne lui pcruiottfnt guère (le s'en occuper.
AÎJilgrc tout, (ondcsccndant et surlout apotrc, il répond aux questions posées ; puis, il invite son correspondant à voir pp.r delà les questions de littérature et de pnilo-^ophic le problème lelig-ieux. Or, pour résoudre ce problème, pour trouver la vraie religion et pour y adhérer, une chose est indispensable. « Si tu veux parvenir à la vérité, ne cherche pas une autre route que celle qui a été tracée par Dieu lui-même qui connaît notre infirmité. Or, la première, c'est l'humilité ; la seconde, c'est l'humilité ; la troisième, c'est l'humilité, et aussi longtemps que tu m'interrogeras, je te répondrai h\ mrme chose Non pas que j'exclue les autr<'s conditir)ns, mais l'humilité doit les précéder, les accompagner, les suivre, sinon l'oigueil nous extorque le tout. » (j)
Dioscore mettra du temps à profiter de la leçon. Après avoir promis à Dieu de se convertir s'il obtenait la guérison de sa fille unique, il est exaucé et oublie sa promesse. Paralysé de tous ses membres, il renouvellera sa prière et son vœu, s'engageant cette fois par écrit h tenir sa parole. Guéri, il se fait instruire et reçoit le baptême aux fêtes de Pâques, fi^.C). Le vieil évêque était heureux de conimunifjucr cette nouvelle à son ami Alype. (( 11 a fallu bien des prodiges pour dompter cette petite tête et cette langue... Que ferons-nous ?
(i) Epist., II 8, 23.
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sinon chanter un hymne au Seigneur, le louer et l'exalter dans les siècles des siècles. » (i)
Si Socratc, Platon et les autres grands philosophes du paganisme avaient connu la religion chrétienne, ils se seraient convertis, à moins que l'orgueil ne les eût empêchés. Ils y auraient retrouvé le meilleur de leur doctrine, et surtout ce qui leur fit totalement défaut, l'autorité nécessaire pour atteindre le peuple.
Porphyre, le disciple et l'ami de Plotin, croyait en Dieu et en sa providence ; il en attendait l'affranchissement complet du genre humain. Cette libération, il l'a cherchée vainement chez les Ghaldéens et les Indiens. Pourquoi ne Ta-t-il pas reconnue dans le christianisme ? C'est que son âme orgueilleuse refusait de s'incliner devant le Verbe incarné appelant à lui les doux et les humDles de cœur.
S'adressant, non plus à Porphyre, mort depuis longtemps, mais à des platoniciens de son temps qui hésitaient sur le seuil de la vérité, il s'écrie : (( Vous entrevoyez, comme dans un vague lointain, les rivages de la patrie rêvée, mais vous ignorez le chemin pour y parvenir... Oh ! si vous connaissiez la grâce que Jésus-Christ, notre Seigneur, nous a méritée par son incarnation et dont il est lui-même le chef-d'œuvre parfait ! » Pour reconnaître cette G:dco, il faut se faire doux et humble, à l'exemple de celui qui nous l'a apportée (2).
(i) Epist., 227.
(2) Ibid., i36.