NEUVIÈME CONSIDERATION
Sur l'amour de Jésus-Christ pour nous en désirant que nous le recevions dans la sainte Eucharistie
I. Combien sont douces les invitations qi c nous fait Jésus- Christ, de nous nourrir de sa chair immaculée, et combien terribles les malheurs dont il nous menace, si, pour de vains prétextes, nous refusons de lui obéir. Assis sur les autels , comme sur autant de trônes d'amour : Venite, nous dit-il avec un cœur passionné pour nos âmes , venite, comedite panem meum, et bibite vinum quod miscui vobis. Venez, mes bien-aimés, sur mon sein qui brûle et se consume d'amour pour vous. Je liens ici tout préparé un banquet sacré, plein d'une céleste suavité ; j'ai préparé le pain des forts, le froment des élus et une boisson qui fait germer la virginité et l'innocence. C'est d'ici que je dispense un pain adorable descendu du ciel, et d'une saveur bien autrement délicieuse que la manne qui tomba dans le désert pour l'aliment des Hébreux. Venez donc vous rassasier de cette nourriture des cieux. Qui mange de ce pain de vie sera préservé de la mort éternelle : Qui manducat hune panem vivet in œternum. Mais malheur à vous si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et ne buvez pas de son sang, car vous n'aurez point la vie en nous : Nisi mmducaveritis carnem Filii fiomi-
ni$a et biberitis ejus sanguinem, non habebitis vitam in vobis. Est-il possible que Jésus-Christ pût mieux nous exprimer le désir que nous le recevions dans la sainte Communion, qu'en nous invitant avec cette douceur, et qu'en nous menaçant de l'exclusion de son royaume céleste, si nous nous en tenons éloignés?
Oh! qu'elle est belle notre destinée, d'être invités par un Dieu à venir le recevoir lui-même dans nos coeurs! II fut sans doute bien grand le bonheur de Madeleine, lorsqu'elle fut admise à arroser de ses larmes les pieds de Jésus-Christ, et à les couvrir de ses baisers ; celui de saint Thomas, lorsqu'il s'approcha de son cœur; celui de saint Pierre, lorsqu'il reçut ses pensées secrètes ; celui de saint Jean, lorsqu'il reposa sa tête sur son sein. Et cependant toutes ces faveurs ne peuvent se comparer au bienfait que son amour nous accorde, lorsqu'il nous appelle et nous invite à nous nourrir de ses chairs divines. L'entendez-vous, âme pieuse, cet excès de l'amour divin? Le Fils unique du Père désire, du plus ardent désir, de s'unir à vous par l'union la plus intime qui puisse exister entre l'Etre éternel et la créature mortelle ! Le Dieu de gloire désire que vous le receviez dans la sainte Communion, pour s'incorporer en vous et devenir votre nourriture! Le roi du ciel veut être tout à vous, afin que, par une douce réciprocité, vous consentiez à être tout à lui. La raison frissonnerait de le penser, si la foi n'obligeait à le croire. Oh ! charité éternelle, charité infinie de mon Dieu !
IL Une autre chose qui nous fait voir que Jésus- Christ a un grand désir que nous le recevions dans la
sainte Communion, c'est le soin qu'il a pris d'établir ce divin Sacrement, non avec une substance rare et précieuse, mais avec le pain et le vin, qui sont choses vulgaires et communes. Qui ne voit en ceci l'amour le plus tendre et le plus ingénieux , par lequel Jésus prouve aux hommes qu'il veut être reçu avec le même soin et aussi souvent que l'on nourrit le corps avec le pain de la terre? Il veut que les pauvres aussi bien que les riches, les malades comme ceux qui sont en santé , les habitants de l'Orient et de l'Occident , du Nord et du Midi, puissent le recevoir sans frais ni fatigues, selon l'invitation qu'il en fait par le prophète Isaïe (55, 1) : Omnes sitientes, venite ad aquas, et qui non habetis argentum, properate, emite et comedite; emite absque argento, et absque ullâ commutatione. Venez sur mon sein, ô mes bien -aimés; que votre pauvreté, quelque grande qu'elle puisse être, ne vous éloigne pas de moi. Pourvu que vous ayez un cœur pur, vous puiserez à mon sein, en abondance, les eaux du salut : Haurietis aquas de fontibus salvatoris. Venez à moi, vous qui souffrez et qui êtes affligés, et je serai votre consolation et votre appui. Venez aussi à moi, ô vous qui êtes tièdes, car je puis seul vous donner et vous donnerai le feu céleste, qui vous embrasera d'amour et vous enrichira de mes grâces. Venez à moi, 0 pénitents, ne craignez point; je guérirai vos plaies, j'effacerai les restes de vos péchés ; je vous rétablirai dans votre première innocence , je vous aimerai et vous traiterai comme ceux qui ne m'ont jamais offensé. Nul n'est banni de cette Table sainte, hors ceux qui ne
veulent ni pleurer sur leurs péchés, ni les avoir en haine, ni les confesser.
Remarquez ici, âme pieuse, une autre circonstance qui nous manifeste encore mieux le grand désir dont nous parlons. Cet adorable Jésus a prévu qu'il viendrait un temps où la charité du peuple chrétien s'élant refroidie, beaucoup s'éloigneraient de lui sans se mettre en peine de le recevoir. Quand viendra ce malheureux temps, allez, dit -il à ses disciples, dans la parabole de la Gène qui figurait ce divin Sacrement , allez sur les places et dans les rues des villes , et appelez-les tous ; sortez et parcourez les campagnes ; regardez le long des chemins ; cherchez autour des haies ; rassemblezmoi le plus de gens que vous pourrez, car je ne désire que d'avoir ma maison pleine, ma table garnie de la foule de mes enfants chéris. 0 amour infini ! Et que pouvait faire de plus ce Seigneur si aimant pour nous montrer le vif désir qu'il a que nous le recevions dans la sainte Eucharistie ? Mais, ô monstrueuse ingratitude des hommes qui, pour la plupart, correspondent si mal à tant d'amour! Ils le laissent seul et l'abandonnent dans les sanctuaires ; et tandis qu'ils trouvent tant de temps à perdre pour des conversations vaines, pour des jeux et des pisse-temps, ils ne savent pas trouver un petit instant pour rendre visite à leur Dieu, qui, dans un amour que rien ne lasse, continue à vivre au milieu d'eux pour les enrichir de s. s grâces. Ils ne s'approchent pour le recevoir que rare aent et comme par force, car ils préfèrent les délices du monde à ce pain de suavité et d'éternelle vie.
III. En réfléchissant un jour sur le précepte par lequel Dieu nous intime de l'aimer de tout notre cœur, et menace des châtiments éternels de l'enfer celui qui le transgresse, saint Augustin, saisi d'un profond étonnement, et comme hors de lui-même, parla à Dieu en ces termes : Vous me commandez , Seigneur, de vous aimer, et vous me menacez de vos châtiments si je ne le fais. Mais qui suis-je, moi, misérable vermisseau de terre, pour me commander si instamment de vous aimer, et pour vous indigner contre moi et me menacer des peines éternelles si je m'y refuse? Et n'est-ce pas déjà un grand malheur que celui de ne pas vous aimer : Quid tibi sum ipse, ut amari te jubeas à me, et nisi faciam, irascaris mihi et mineris ingentes miserias? Parvane ipsa est, si non amem te? Ah! mon Dieu! si vous voulez m'épouvanter, ne me menacez pas du feu de l'enfer; menacez-moi seulement de priver mon cœur de votre divin amour, et cette menace me sera plus terrible que celle de mille enfers. Ainsi devrait parler toute âme chrétienne en réfléchissant au grand désir qu'a Jésus- Christ de s'unir à elle, et à la menace de la mort éternelle qu'il lui fait si elle vit loin de lui. Ah ! mon Dieu! qui suis-je donc pour que vous désiriez tant de vous unir à moi , de pénétrer les replis de mon âme , de devenir ma nourriture et mon breuvage, et d'aller jusqu'à me menacer des châtiments éternels si je m'éloigne de vous? Pour m'eiïrayer, n'insistez pas sur la menace de la mort éternelle , dites-moi seulement que je n'aurai point la grâce auguste de vous recevoir dans mon cœur, et cette menace sera pour moi plus terrible que mille enfers.
Ah! chrétiens! ne torpeamus, tantâ digni caritate et honore putati (S. Joan. Chrys., hom. 60 ad pop. Antioch.). Ne soyons pas tièdes et ingrats à l'égard de l'amour brûlant de Jésus-Christ et de l'honneur sublime qu'il nous fait de nous appeler et de nous inviter si amoureusement à sa Table sainte. N'avez-vous jamais vu avec quelle avidité et quel empressement les enfants collent leurs lèvres au sein maternel? Ainsi devons-nous nous approcher de la Table eucharistique, afin que , comme les enfants à la mamelle , nous puisions avec avidité à la source des grâces qui est dans le sein de notre divin Rédempteur, et que notre unique douleur soit d'être privés de cette nourriture du paradis. Vous, surtout, qui vous sentez faibles, malades et fragiles, rassasiez-vous souvent de cette nourriture des forts ; en elle vous trouverez le remède à vos infirmités, la force à vos faiblesses, le secours dans vos besoins. N'apportez point pour excuse que vous êtes du siècle ; car elle ne vaut rien au tribunal de Dieu. Presque tous les premiers chrétiens n'étaient-ils pas séculiers? Ils communiaient cependant tous les jours. Pourquoi ne pourriez- vous pas les imiter? Peut-être est-ce parce que vous êtes accablé des soins du monde ? Mais pourquoi vous plonger ainsi, vous submerger dans les affaires de cette terre, que malgré vous il vous faudra bientôt quitter? Ne futes-vous pas créé pour aimer et servir le Seigneur, votre suprême et unique bien? Et si vous ne le faites, que vous servirait d'avoir gagné même l'univers entier ?
0 Dieu caché et voilé pour mon amour! je vous adore et admire l'étonnant prodige de votre sagesse, de votre puissance et de votre bonté en faveur d'une si misérable créature. Je crois fermement qu'en recevant la sainte hostie, je recevrai mon adorable Jésus, ce Dieu qui, par un excès d'amour, s'est fait homme pour se charger de mes misères; qui est mort sur la croix pour effacer mes péchés par son sang, et qui est monté au ciel pour m'y préparer une place glorieuse. Je crois tout ce que m'enseigne de vous la sainte Eglise, parce que vous le lui avez révélé vous-même, mon Dieu, principe infaillible de toute vérité, et je me réjouis du bonheur que j'ai de participer à un si grand mystère, pour lequel je m'estimerais heureux de donner ma vie, comme ont fait des milliers de martyrs avec lesquels, en vertu de ce Sacrement, j'espère me trouver un jour dans le ciel. Acceptez, Seigneur, le sacrifice que cette pauvre créature vous fait d'elle-même. Vous vous êtes tout entier sacrifié pour moi dans ce Sacrement d'amour, il est bien juste que je me consacre aussi tout à vous. Oui, mon Dieu et mon suprême Seigneur, je vous sacrifie aujourd'hui mon âme, moi-même, ma volonté et ma vie. J'unis ce faible sacrifice au sacrifice» infini que vous fîtes sur la croix et que vous renouvelez chaque jour sur nos autels. Acceptez-le par les mérites de votre passion ; donnez-moi la grâce de le réitérer tous les jours de ma vie et de mourir en me sacrifiant tout entier à votre amour. Je désire, Seigneur, la grâce accordée à tant de martyrs : celle de mourir
pour vous. Mais si je ne suis pas digne d'une si grande grâce, donnez-moi au moins celle de vous sacrifier volontairement ma vie, et d'accepter avec plaisir le genre de mort qu'il vous plaira de m'envoyer.
Quelle bonté est la vôtre, ô mon Jésus, de vous cacher dans l'hostie consacrée pour entrer en moi et posséder mon cœur! Puisque vous brûlez du désir que je vous reçoive et que vous vous réjouissez de vous unir à moi, venez, ô mon bien-aimé, venez dans mon âme qui vous attend, et soyez le Dieu de mon cœur et de ma volonté. Je cède tout à votre amour, ô mon doux Rédempteur; satisfactions, plaisirs, volonté propre, je vous cède tout, auguste Dieu d'amour; régnez sur mon cœur et triomphez de tout mon être ; détruisez tout ce qui vient de moi et qui déplaît à vos yeux.
Oh ! que je suis impatient de vous presser sur mon cœur, ô mon souverain bien! Quelle douce joie je sens maintenant au- dedans de moi, puisque vous devez venir habiter en mon âme! O doux contentement! ô transports ineffables! ô consolation plus grande que toutes les consolations du monde!... Ah! ne tardez plus, ô ivresse de mon cœur; venez contenter les fervents désirs de cette âme qui ne soupire qu'après vous; venez enrichir de vos grâces celte pauvre âme qui vous attend avec anxiété. Venez, ô pain des anges, me ranimer; venez, ô manne du ciel, me conforter; ô Père de bonté, m'inonder de votre lumière ; ô tendre Epoux, me consoler; ô Dieu d'amour, m'embraser d'une sainte charité!
Mon âme, dilate la puissance de ton amour; ton
Jésus est la source de tout bien , et il t'aime ; espère donc de lui de grandes choses, car l'amour le presse de devenir en toi plein de miséricorde. Oui, mon Jésus, mon espérance, je me confie en votre bonté ; en vous donnant à moi ce malin, vous allumerez dans mon pauvre cœur la belle flamme de votre pur amour et d'un véritable désir de vous plaire, afin que désormais je ne veuille que ce que vous voulez. Quelles que soient ma faiblesse et mon infirmité, quelque nombreuses et invétérées que soient les plaies de mon cœur, j'espère que vous les guérirez toutes. Si votre nom, dans la langue des apôtres, avait tant de puissance qu'il mettait en fuite les démons , calmait les tempêtes et rappelait les morts à une nouvelle vie, que ne pourra pas sur moi votre propre corps? J'espère qu'il domptera les passions qui me tyrannisent ; qu'il apaisera l'élan des affections déréglées qui m'agitent, et m'enflammera du feu de votre saint amour.
Action de grâces.
Qu'elle est grande, ô mon Dieu, votre bonté envers une aussi misérable créature que moi! Je voudrais avoir autant de cœurs et de langues qu'il y a d'atomes dans l'air, de grains de sable dans la mer, et d'étoiles au ciel, pour les employer tous à vous aimer, à vous louer, à vous bénir, ô père de miséricorde et Dieu de toute consolation. Mais, puisque je ne le puis, que du moins, dans leur muet langage, vous louent et vous bénissent pour moi toutes les créatures de l'univers que vous avez assujéties à notre disposition. Louez
donc pour moi mon Dieu qui est aussi le vôtre, ô cieux que sa puissance a étendus dans l'espace, et vous, étoiles éclairées d'un reflet de sa splendeur ; vous, planètes que dirige sa science infinie, et vous, saisons, que règle sa douce providence. Louez-le, ô mers, qui êtes l'emblème de son immensité, et vous, ô montagnes, qui représentez son éternité, et qui êtes l'image de la fermeté que devrait avoir mon âme dans ses résolutions. Louez-le, vents, qui êtes le symbole des saintes inspirations avec lesquelles il m'a tant de fois visité, vous, pluies et douces rosées, qui me retracez ces grâces qu'il a fait pleuvoir sur moi avec tant d'abondance. Louez-le, vous, glaces et neiges d'hiver, qui me reprochez la froideur de mon cœur dans son service ; vous , flammes et feux , qui êtes l'image de cette ferveur que je n'ai point eue jusqu'ici et que je désire avoir pour mon Dieu. Louez et glorifiez le Seigneur, vous, fleurs des prairies, qui, en inclinant votre tige flétrie, m'enseignez à détacher mon cœur des biens périssables de cette terre. Louez enfin le Seigneur, vous, ô germes féconds des champs, qui m'apprenez à croître tous les jours en vertu. Je voudrais animer et sanctifier toutes les créatures de l'univers, afin qu'elles pussent vous louer avec discernement, avec constance et avec mérite. Mais puisque cela n'est point possible, recevez, je vous prie, en guise de mon insuffisance, les louanges et les remercîments que vous ont adressés, vous adressent et vous adresseront incessamment les âmes les plus ferventes de la terre, les saints et les anges du paradis.
Hélas! Seigneur, pourquoi ai-je perdu tant d'années sans vous aimer? Années malheureuses, je vous maudis; et vous, je vous bénis, ô patience infinie de mon Dieu, qui m'avez supporté tant d'années si ingrat envers votre amour. Seigneur, je n'oppose plus de résistance à la tendresse de votre cœur. Il est juste que je vous consacre au moins le temps qui me reste encore de vie. J'espère, ô Jésus, que vous m'aiderez à être tout à vous ; puisque vous m'avez accordé tant de faveurs lorsque je fuyais votre présence et méprisais votre amour, combien dois-je en espérer, maintenant que je vous presse sur mon cœur. Donnez- moi donc la grâce de vous aimer, ô Dieu digne d'un amour infini. Je vous aime de tout mon cœur, je vous aime pardessus toutes choses, plus que moi-même, plus que ma vie. Je me repens de vous avoir offensé, bonté infinie; pardonnez-moi, et, avec le pardon, accordezmoi la grâce de vous aimer jusqu'à la mort dans cette vie, et pendant toute l'éternité dans l'autre. Montrez au monde, ô mon Dieu, ce prodige de votre puissance : qu'une âme aussi ingrate que la mienne est devenue une de celles qui vous aiment le plus. O mon Jésus, iaites-le par vos mérites. Ainsi je désire, ainsi je me propose d'agir toute ma vie. Vous qui me l'inspirez, donnez-moi la force de l'accomplir.
Ne permettez pas, Seigneur, que le monde soit témoin d'une nouvelle scélératesse et de la plus noire ingratitude; ne permettez pas qu'après m'avoir favorisé de tant de grâces, et spécialement cette matinée, j'aille de nouveau vous bannir de mon âme. Ce malheur,
néanmoins, peut m'arriver ; car vous ayant chassé de moi par le passé, je le puis encore à l'avenir. Envoyezmoi donc la mort, ô mon Rédempteur, avant qu'il m'arrive un si grand accident. Je vous embrasse, tendre Jésus; je vous presse sur mon cœur; faites que je vous aime toujours, et que je sois toujours aimé de vous. Oui, mon aimable Sauveur, je vous aimerai toujours et je vous serai toujours cher. J'espère que je me verrai toute l'éternité uni à vous, ô Dieu de mon âme. Ame de Jésus, sanctifiez-moi, etc., page 25.
Aspirations.
i . Donnez-moi, Seigneur, la force d'exécuter votre sainte volonté.
2. Je suis votre esclave, ô mon Dieu, et je ne veux plus résister à la tendresse de votre cœur.
3. Faites, Seigneur, que je sois à jamais une victime parfaite de votre saint amour.
Maximes.
1 . La vie de l'homme est un passage de la naissance à la mort.
2. Ne Sera couronné que celui qui aura légitimement combattu.
3. Tes progrès en spiritualité sont mesurés sur la violence que tu feras à tes inclinations perverses.