‹ L'âme devant la Sainte EucharistieChapitre 17 sur 53 · IG · texte numérisé non relu

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passions qui le tyrannisent, dissipez de mon esprit les ténèbres d'ignorance qui le couvrent, revêtez mon âme de la parure des vertus qui l'embellissent, et versez dans mon cœur vos grâces et vos bénédictions. Souvenez-vous, Seigneur, des besoins de ma famille, de l'Eglise, de l'Etat, de mes amis et de mes ennemis, des pauvres pécheurs et des âmes affligées du purgatoire. Accordez-leur à tous votre secours, afin qu'ils puissent un jour vous glorifier au ciel et vous remercier de tant de faveurs que vous leur accordez en cette vie. Je vous désire, ô Jésus, et je soupire après vous dans la ferme espérance que vous exaucerez mes prières ; mais mes cris et mes soupirs tendent surtout à m'unir à vous, et à vous avoir près de mon cœur : Domine, inclina cœlos tuosj et descende; parata sedes tua, Deus.

Action de grâces.

Je vous rends grâces, Seigneur, de ce que vous avez daigné visiter mon âme. Je vous remercie de ce que vous n'avez pas eu horreur de venir dans une créature pécheresse, ingrate, infidèle comme je suis. Ah! pourquoi n'ai-je pas répondu dans le passé à l'extrême bonté de mon Dieu? Pourquoi m'est-il, au contraire, arrivé de l'outrager? Pourquoi, dans ce moment du moins, ne suis -je pas consumé par de brûlants sentiments de reconnaissance pour mon Jésus? Ah! laissezmoi, mon Dieu, vous presser sur mon sein et vous prier de parler à mon cœur, que, dès ce moment, je vous sacrifie. Je ne mérite plus, il est vrai, d'entendre votre voix, puisque je fus autrefois sourd à vos saintes

invitations d'amour. Mais que deviendrai-je si vous fermez l'oreille à mes supplications? A qui pourrai-je avoir recours dans mes besoins? Où chercherai-je un remède à mes maux? Ah! par pitié, ne m'abandonnez pas, ô Jésus, car je suis perdu. Je vous ai, il est vrai, bien des fois honteusement offensé, mais je me suis déjà repenti de ces fautes et je m'en repens encore de nouveau. Ayez donc pitié de moi, parlez à mon cœur, dites-lui ce que vous désirez de moi, et je l'accomplirai. Oh! si je vous avais toujours aimé, mon Dieu! Infortuné que je suis d'avoir perdu inutilement tant d'années à poursuivre de mes affections la vanité et le mensonge! Mais votre sang, ô Jésus, vos promesses me font espérer de compenser à l'avenir le temps que j'ai perdu, en ne visant uniquement qu'à vous aimer et à vous plaire. Je vous aime, mon Rédempteur et mon Dieu ; mon cœur n'aspire qu'à vous aimer infiniment et même à mourir par amour pour vous, qui êtes mort pour mon amour. Amore amoris lui, vous dirai-je avec saint François , moriar, qui amore amoris mei dignatus es mori. Oui, ô mon Jésus, puisque vous vous êtes donné tout à moi, je me donne tout à vous. Acceptez les mérites de votre douloureuse Passion, et, par leur vertu, préservez-moi du péché. Envoyez-moi plutôt quelques peines en cette vie pour les graves offenses que je vous ai faites, mais préservez-moi d'un châtiment éternel dans l'autre. J'espère, ô Jésus, que je n'aurai plus jamais la honte d'encourir votre disgrâce ni le malheur d'être pour toujours séparé de vous. In te, Domine, speravi, non confundar in œternum.

Faites, ô Dieu tout-puissant, que je vous aime ardemment. Heureux si je puis vous acquérir et mériter voire amour au prix de tout ce que je possède! Faites que j'emploie à vous aimer cette vie que vous ne m'avez donnée que pour cette fin. Châtiez-moi comme vous voudrez, mais ne me privez pas de votre saint amour. Ah! puissé-je mourrir pour vous comme vous êtes mort pour moi! Puissé-je obtenir par ma mort que tous vous aimassent! O bien infini, beauté infiniment aimable! je vous estime et vous aime par-dessus tout. O Marie, mon espérance, donnez-moi une grande confiance en vous, et faites que je recoure toujours à vous ; c'est à vous à me sanctifier par votre intercession, comme l'attend mon espérance.

Ame de Jésus, sanctifiez-moi, etc., page 25.

1 . Que pouviez- vous faire de plus, ô mon Dieu, pour m'obiiger à vous aimer?

2. Je vous remercie, ô mon Dieu, de la miséricorde avec laquelle vous m'avez attendu à la pénitence.

5. Regardez-moi, ô Marie, avec vos yeux compatissants, et soye2 pour moi une Mère bienfaisante.

Maximes.

4 . Affreuse est la mort des pécheurs, et précieuse celle des justes.

2. Celui qui aime vraiment Dieu, ne fait ni n'omet rien en vue du respect humain.

3. L'amour de Dieu n'est point oiseux, mais il est fertile en saintes opérations.

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