‹ L'âme devant la Sainte EucharistieChapitre 2 sur 53 · PREFACE DE 1/ AUTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DE 1/ AUTEUR

Un prêtre aussi savant que pieux m'avait souvent exprimé le vif désir d'avoir comme un recueil de considérations et de sentiments affectueux, qui pussent servir de préparation et d'action de grâces à la sainte Messe, afin d'y puiser les moyens de s'acquitter pieusement de cette œuvre auguste, qui surpasse en excellence toutes celles de la terre. Dès lors, partageant moi-même ce désir, je me suis empressé de mettre la main à l'œuvre pour la réaliser. Mais à peine eus-je commencé mon travail, que la pensée me vint de le disposer Ue manière à le rendre utile à toutes personnes religieuses et séculières, afin de contribuer efficacement au plus grand bien des âmes. Fidèle à cette pensée, je fis en sorte qu'il pût offrir, non-seulement de nombreux sujets de méditations sur la sainte Eucharistie, mais encore servir tant pour célébrer et entendre dévotement la sainte Messe , que pour recevoir Jcsus-Christ dans la sainte communion et l'adorer dans le Sacrement de son amour. J'ai cru aussi, dans ces matières, fournir aux prêtres une double utilité : la leur propre et celle de ceux qui leur sont confiés, eu les exposant de manière qu'ils pussent y puiser des pensées et des sentiments propr* i» des discours sur la sainte Eucharistie.

Tel est, pieux lecteur, l'opuscule que je vous offre. Quand vous y rencontrerez des passages tirés littéralement des auteurs ascétiques, souvenez-vous de la fin que je me suis proposée dans mon travail. Je n'ai point eu l'intention de faire une œuvre qui pût m'attirer au loin des applaudissements et la réputation de savant et d'homme de génie (ce qui, lors même que je l'eusse voulu, ne m'eût point été possible), mais bien une œuvre utile, propre à exciter dans les cœurs l'amour de la sainte Eucharistie. Aussi , toutes les fois qu'il m'est arrivé de trouver dans des auteurs des sentiments adaptés à la fin que je me proposais, j'ai cru bien faire de les reproduire le plus littéralement possible, afin de leur conserver la force et l'onction qui leur sont particulières.

Page 1