TRENTIÈME CONSIDERATION
Sur l'amour avee lequel nous devons approcher de la sainte
Eucharistie.
I. Puisque le Sacrement de l'autel est le Sacrement d'amour par excellence, la disposition la plus convenable pour le recevoir dignement doit donc être l'amour. Pour allumer en vous ce saint amour, rappelez- vous , âme pieuse, tout ce qu'a d'aimable ce Jésus que vous allez recevoir; ce Jésus en qui se complaît Dieu le Père, qui est l'objet de l'amour des bienheureux esprits des cieux, et pour qui soupirent tous ceux qui voyagent saintement sur cette terre. Rappelez- vous cette figure divine qui ravissait tous les cœurs et les attirait à la vertu; cette parole de vie éternelle qui consolait les esprits les plus affligés; ce regard affectueux qui remplissait de componction les pécheurs les plus obstinés; ces mains bienfaisantes qui répandaient les grâces avec tant d'abondance sur tous les pauvres et tous les malheureux. Considérez tout l'excès de son amour en se donnant tout à vous dans la sainte Corn-
munion. Ne pouvait-il pas restreindre une grâce si grande aux âmes seules qui avaient conservé pure l'innocence de leur baptême; elle eût encore été immense comme fut celle de s'incarner dans le chaste sein de Marie, quand il revêtit la forme humaine. Mais non; ce n'est point ainsi qu'il veut en agir; il est encore prêt à venir dans votre sein , bien qu'il ait été jadis l'asile du péché et du démon. Ah ! quel amour i quelle charité! Souvenez-vous des injures qu'il a supportées de votre part; rappelez- vous l'année, le jour où vous lui fîtes quelque grand affront , en lui préférant une vile créature, en renonçant à lui et à son éternelle union pour une indigne satisfaction. Pour lui, bien qu'il connaisse à fond et qu'il pénètre la malice de vos péchés et vos nombreuses ingratitudes , voyez comme il vous traite. Il oublie vos fautes et votre mauvaise volonté ; il s'attendrit sur votre douleur et vient à vous avec un cœur plein de tendresse. Par ces réflexions ou d'autres pareilles, tâchez d'embraser votre cœur d'un saint amour; puis, dans les transports de votre piété et de votre confiance , écoulez- vous en lui en soupirs affectueux. Dites-lui intérieurement : Mon bien-aimé Jésus, je me donne tout à vous, pour brûler à jamais de votre divin amour. Accomplissez sur moi vos desseins de miséricorde. Venez dans mon pauvre cœur, dont vous êtes le maître , et ne permettez pas que le péché y entre de nouveau pour vous en bannir. Ah ! qu'il ne reste rien en moi qui puisse offenser votre regard si pur! Suppléez vous-même à ce que je ne puis ou ae saurais faire. Secondez mon bon désir d'être
tout à vous; aidez ma faiblesse, illuminez mes ténèbres , et enflammez mon cœur glacé de votre saint amour, afin qu'il s'écoule tout en vous et se consume pour vous.
II. Considérez, âme pieuse, que plus votre amour sera grand, en vous approchant de la sainte Communion , plus aussi le seront les fruits que vous en retirerez. Sainte Catherine de Sienne disait : De même qu'en allumant un grand nombre de chandelles, toutes reçoivent sans doute la lumière et la chaleur, mais les plus grandes en reçoivent bien davantage ; de même aussi, en recevant la sainte Eucharistie, tous les justes reçoivent la grâce, mais ce sont les mieux disposés qui la reçoivent en plus grande abondance. Dans l'histoire de Citeaux , on raconte que lorsqu'un saint moine de cet ordre communiait, il éprouvait, en recevant la parcelle sacrée, une douceur ineffable qui durait pendant un jour entier, quelquefois trois jours et même une semaine. Un jour, ce bon religieux, ayant à réprimander un de ses amis pour une faute qu'il avait commise, dépassa, en appliquant la correction, les termes de la modération et les limites de la charité chrétienne. Néanmoins, sans faire attention à cette faute, qu'il attribuait à la fougue de son zèle, il alla communier selon sa coutume. Mais cette fois, la divine hostie, loin de lui paraître douce et suave comme le miel le plus pur, lui parut amère comme l'absinthe et dégoûtante comme le fiel. Le pieux religieux, saisi d'horreur à cet événement funeste et inattendu, et réfléchissant qu'il ne pouvait venir que de ce léger
manque de charité envers son prochain, en fit une austère pénitence. Pensez, âme pieuse, combien la froideur dans l'amour divin doit empêcher les fruits de la Communion , puisqu'une faute légère contre la charité fut si funeste au moine de Citeaux.
Les saints, et communiant, étaient tout occupés de l'amour de Dieu , et ils se servaient de diverses pratiques de dévotion pour en augmenter l'ardeur. Saint Bernard et sainte Catherine de Sienne s'imaginaient de recevoir un écoulement du lait si pur de Marie; saint Jean Chrysostôme de se désaltérer au précieux sang qui coulait du côté entr'ouvert de Jésus. Saint François de Borgia se réfugiait dans les plaies du Rédempteur comme une brebis égarée dans la bergerie du divin Pasteur. D'autres se figuraient d'être sous la croix du Christ et de recevoir sur leur tête les flots de sang qu'il versa pour notre bonheur.
III. Considérez, âme pieuse, la manière pratique de vous approcher avec amour pour recevoir Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie et en retirer d'heureux fruits. Commencez à vous y préparer dès la veille par beaucoup d'aspirations et d'élans d'amour, vous retirant de bonne heure, afin de vous trouver plutôt disposée le matin. S'il vous arrive de vous éveiller la nuit, que votre cœur et votre bouche prononcent aussitôt quelques-unes de ces paroles au divin parfum, qui vous disposent à recevoir le céleste Epoux , qui veille pendant que vous dormez, et qui se prépare à répandre sur vous des torrents de grâces et de faveurs, si vous êtes prête à lui faire un doux accueil. Le matin,
levez-vous avec une grande joie en vue du bonheur que vous espérez, et allez avec une grande confiance et avec une grande humilité prendre cette substance céleste qui vous nourrit d'immortalité; et au moment fortuné, recevez, pleine de foi, d'espérance et d'amour, celui en qui et par qui vous croyez, espérez et aimez. Imaginez- vous que, semblable à l'abeille qui, après avoir cueilli dans le calice des fleurs la rosée du ciel et le suc le plus exquis de la terre , le porte réduit en miel dans sa ruche; le prêtre, après avoir pris sur l'autel le Fils de Dieu, qui est la rosée du paradis et la fleur par excellence sortie de la terre de notre humanité par la vierge Marie, le place dans votre bouche et dans votre corps comme nourriture de suavité. Quand vous l'aurez reçu, excitez votre amour, afin qu'il rende hommage à ce roi saint; entretenez- vous avec lui sur l'état de votre conscience ; contemplea-le en vous, où il s'est établi pour votre félicité; en un mot, faites -lui l'accueil le plus empressé que vous pourrez, et faites en sorte qu'on reconnaisse dans tous vos actes que Dieu est en vous.
Sainte Thérèse fut tellement éclairée d'en haut, que l'Eglise donna à sa doctrine le nom de céleste. Or, elle dit que la cause principale pour laquelle tant d'âmes profitent si peu de la fréquente Communion, c'est parce qu'elles négligent de s'entretenir avec un hôte si magnifique, après l'avoir accueilli dans leur sein. Dans un autre endroit , la même sainte dit que Jésus- Christ, après la Communion, se pose dans l'âme comme sur un trône de grâce et semble lui dire, comme
autrefois à Paveugle-né : Qaid vis, ut tibi faeiam? Ame régénérée, dis-le-moi, que veux-tu? Ouvre-moi ton cœur, car je suis pour t'accorder les grâces que tu me demanderas. Sainte Thérèse dit ensuite : Ne perdons pas une si bonne occasion de parler de nos affaires, car Dieu paie au centuple l'accueil qu'on lui fait. Ainsi parlait sainte Marie-Madeleine de Pazzi : Le moment qui suit la Communion est, disait-elle, le temps le plus précieux que nous ayons dans la vie , le plus propice pour traiter avec Dieu et nous inspirer de son divin amour. Nous n'avons alors besoin ni de maîtres, ni de livres, car Jésus-Christ lui-même nous enseigne comment nous devons l'aimer. Le V. P. Avila disait qu'il faut attacher une grande importance aux moments qui suivent la Communion ; car ce sont des moments précieux pour gagner d'immenses trésors de grâces.
Sachez donc, âme pieuse, tirer profit d'un temps si inestimable pour demander à Dieu les grâces dont vous ave2 besoin. Jésus-Christ dit un jour à sainte Marguerite de Cortone : Je traite les âmes comme elles me traitent. Donc, quand vous communiez, ayez soin de vous entretenir le plus possible avec Jésus- Christ et d'exciter en vous de saintes affections*
Les sujets que vous êtes appelée à méditer après la Communion vous sont donnés par ces admirables paroles de saint Jean Chrysostôme : Quand vous aurez communié, dit -il, retirez -vous en vous-même, et pensez très-attentivement à l'honneur que Dieu vous a fait ; songez qu'il est lui-même dans votre sein ; pesez le bienfait incomparable que vous avez reçu de sa
main divine. Il est tel, que ni vous, ni moi, ni aucun mortel n'aurait jamais pu l'imaginer, moins encore le demander. Contemplez les anges autour de vous : comme ils sont étonnés et stupéfaits, en voyant la majesté divine ainsi humiliée et renfermée dans votre cœur! Ils sont saisis d'admiration en voyant un tel excès d'amour ; comment ne le seriez-vous pas vousmême? Ils ne cessent de lui rendre grâces, de chanter ses louanges et ses bénédictions ; comment ne seriezvous même comme le bruit de mille langues pour louer et remercier un Dieu si bon qui s'est fait votre nourriture?
Pendant toute la journée qui sera pour vous celle de la Communion, vous devez vous tenir recueillie en Dieu. Saint Louis de Gonzague, après ses communions, restait trois jours à s'entretenir avec Jésus- Christ pour le remercier. Bien qu'il vous arrive de communier plus souvent, votre recueillement ne doit pas diminuer ; au contraire , plus vous recevrez fréquemment le Seigneur, plus vous devez conserver votre union avec lui. N'oubliez pas que par la Communion votre corps s'est en quelque sorte identifié à celui du Christ, que votre chair est devenue sa chair ; vous ne devez donc plus vivre comme un homme parmi les hommes, mais comme un ange parmi les anges, et vous regarder comme de leur lignage et de leur propre sang.
Préparation à la Communion.
0 clémence et bonté infinies de mon Dieu! Est-il possible que tant d'ingratitudes et d'infidélités, tant
d'outrages et de mépris que je vous ai faits jusqu'ici, n'aient pas suffi pour vous éloigner de moi? Que trouvez-vous donc dans mon cœur de net, de pur, pour venir y fixer votre demeure? Quels attraits trouvezvous dans mon âme pour daigner la visiter en personne? Ah! Jésus! je reste confus et comme stupéfait en songeant à votre bonté ineffable pour moi.
Prœbe, pli mi, cor tuum mihi (Proverb., 25). Voilà, ô mon âme, tout ce que le Seigneur te demande, maintenant qu'il vient te visiter ; il veut ton cœur et ta volonté. Il se donne à toi sans réserve , afin que tu te donnes aussi tout à lui , attentive à accomplir en tout ses saintes volontés. Fais en sorte que Jésus- Christ, en venant te visiter, ait le plaisir de te voir bien disposée à faire tout ce qu'il voudra.
Mais que pourrai-je faire, ô Jésus, si vous ne m'aidez? Hélas! puisque vous me faites ce matin l'insigne faveur de venir dans mon âme, daignez auparavant la purifier et la rendre digne de votre demeure? Je ne mérite point cette preuve de votre bienveillance et de votre miséricorde; mais je vous la demande par le respect profond que je vous porte; car, comme je dois m'approcher de votre Table divine, où vous voulez vous donner tout à moi et vous unir à une âme pécheresse, je voudrais vous recevoir le moins indignement possible, et me présenter à vous sans vous être un objet de dégoût et d'horreur. L'espoir que j'ai en votre bonté me donne du courage ; et c'est avec une grande confiance que j'offre vos mérites à votre divin Père, afin qu'il les accepte pour moi.
Je vous adore, aimable Jésus, et j'unis mes adorations à celles des anges du paradis et de votre mère Marie. Je voudrais égaler l'amour qu'ils vous portent, et faire équilibre à leur humble révérence. Je voudrais vous connaître et me connaître, pour vous offrir un hommage digne de votre majesté et de mon néant; 0 Dieu éternel, tout-puissant, immense, source de sagesse, de justice, de sainteté, de bonté, n'y a-t-il donc que peu de distance entre vous et moi? Que suis-je, pour que vous daigniez venir à moi? Ah! ne regardez pas de trop près, Seigneur, celui chez qui vous venez ; car vous auriez trop de motifs de me rejeter. Qu'il vous plaise plutôt d'oublier maintenant pour toujours mes fautes graves et nombreuses qui sont et seront pour moi un éternel objet de haine et de détestation. Ma volonté ferme est de plutôt mourir que de vous offenser de nouveau.
Bon Jésus, acceptez que cette pauvre créature vous aime. Oh! montrez- vous à moi, source intarissable de toute ma consolation , doux soulagement dans toutes mes amertumes, mon unique et souverain bien. Qu'il me soit donné d'arriver à vous, désir de mon cœur ; de vous posséder, amour de mon âme; de jouir de vous dans toute la plénitude de mon cœur, unique félicité de ma vie et mon ineffable douceur. Je vous aime, Seigneur, et je vous aimerai toujours, ô ma force et mon soutien, ô mon refuge et mon libérateur. Je vous attends avec impatience, afin que vous me sanctifiez; je soupire après vos embrassements , afin que vous m'abritiez dans votre cœur.
0 Père éternel, je vous offre cette Communion pour /e salut de mon âme et la conversion des pécheurs. Ne regardez pas mes péchés, mais l'amour de votre Fils bien-aimé, qui, par un excès inouï de bonté, vient à mon âme pour s'unir étroitement à elle, Au nom de cet amour, ô mon Dieu, acceptez mes prières et daignez les exaucer.
Action de grâces
Hélas! où venez -vous donc de vous réduire, ô Jésus? Chez l'âme la plus ingrate de celles que vous avez comblées de vos bienfaits sur cette terre. Oh! quelle bonté ineffable! Que ne sais-je au moins vous remercier avec un sentiment intérieur digne d'une si grande complaisance! Que ne sais-je, en ces doux moments qui m'unissent à vous, me consumer de charité et rompre tous les liens qui m'attachent encore à la chair et au monde! Que n'ai-je le cœur de Madeleine pénitente, qui vous aima avec tant d'ardeur et de fidélité! Je vous offre avec elle mon amour tel qu'il est, et je voudrais qu'il égalât le sien; je voudrais pouvoir vous payer un pareil tribut de larmes, de soupirs, de gémissements, et avoir même un plus grand repentir de mes péchés.
Père miséricordieux , que ne vous dois-je pas pour cette visite d'amour qui est la félicité de mon âme! Vous êtes maintenant à moi et je suis à vous. Oh! prenez donc possession de moi de la manière qui vous plaira le plus ; et exercez sur mon être l'empire que vous voudrez. Rien, je l'espère, ne me séparera de
Vous, ni les tribulations, ni les angoisses, ni la pauvreté, ni la misère, ni les périls, ni les persécutions, ni les menaces, ni la mort. Je voudrais apporter à cette promesse le cœur invincible de l'apôtre saint Paul; je voudrais sentir en moi, je voudrais égaler cette grande âme qui brille toujours d'un incroyable amour pour vous.
Ouvrez vos trésors, ô très-généreux Seigneur, et faites voir aujourd'hui à une pauvre âme combien sont grandes vos richesses. Je vous demande avant tout la grâce de vous plaire, afin de faire disparaître en moi toute vanité et toute inclination aux plaisirs du monde. Je ne veux plaire qu'à vous, dans mes pensées, dans mes maximes , dans mes affections et dans tous mes actes Eclairez-moi pour que je connaisse ce qui vous est le plus cher, et excitez-moi à l'embrasser et à l'accomplir. Inspirez-moi une sainte ardeur, afin que je ne faillisse point dans mes bonnes dispositions. Remplissez-moi d'une grande horreur pour le péché , afin que son ombre et son nom seuls m'épouvantent. Je vous en supplie par l'âme la plus pure qui siège à vos côtés dans ciel , par celle de Marie votre mère bénie, et par l'amour immense que vous avez pour elle.
Vous savez, en outre, Seigneur, combien je m'aime ; vous savez que j'aime mes aises, mon repos, mon estime , et que je suis enclin à rechercher les jouissances de la terre , qui me jettent dans de grandes et infructueuses agitations. Ah! délivrez-moi de cette malheureuse anxiété, et apprenez-moi à n'aimer que mon bien suprême. Faites que je ne sois point effrayé par
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les souffrances, et que je regarde le cours de cette vie, non comme un temps de jouissances, mais de mérites. Enlevez -moi l'illusion d'avoir à vivre de longues années, et faites-moi mettre à profit le temps présent, afin de me remplir d'espérance pour la vie future. Enflammez mon cœur de l'ardent désir d'être sans cesse prêt à jouir des joies de l'éternité. Hélas! quand aurai-je arraché de mon âme l'amour de cette vie terrestre? Seigneur, il ne faut rien moins que votre force pour le détruire; n'épargnez point pour moi votre toute-puissance.
0 Jésus! unique objet de mon cœur, ne me laissez point sans votre bénédiction , que j'implore humblement pour mon âme que vous avez rachetée par votre sang, afin qu'elle soit toujours à vous, et qu'elle ne perde jamais la dignité de votre fille à laquelle vous l'avez élevée. Bénissez aussi ce corps que vous lui avez associé , afin que , dans nulle occasion , il ne se laisse entraîner à la séduction et à l'erreur. Répandez encore votre bénédiction sur mes parents et sur ma maison, afin qu'elle ne soit jamais le refuge du péché; je vous prie, en outre, de bénir mon prochain, et même ceux qui auraient pour moi un esprit hostile. Mais je vous supplie surtout pour votre chère Eglise catholique, votre grande œuvre, et la merveille des merveilles que vous avez accomplies sur la terre. Dilatez-la, étendez-la sur toute la surface du monde, et ramenez miséricordieusement dans son sein tous les schismatiques, les hérétiques et les infidèles, les rappelant des ténèbres à la vérité et à la lumière de l'Evan-
gile. Ayez enfin compassion des malheureux pécheurs qui déshonorent leur sainte Mère par une vie indigne, et insultent à votre miséricorde par leur obstination dans !e péché. 0 Jésus, soyez miséricordieux pour tous ces infortunés, puisque vous l'avez été pour moi. Ame de Jésus, sanctifiez-moi, etc., page 23.
Aspirations.
4. Mon Jésus, vous êtes la vigne, et moi le rameau; unissez-moi tellement à vous que rien ne m'en sépare à jamais.
2. Je voudrais, ô mon Rédempteur, mourir pour vous, qui êtes mort pour moi.