‹ L'âme devant la Sainte EucharistieChapitre 5 sur 53 · TROISIÈME CONSIDERATION · texte numérisé non relu

TROISIÈME CONSIDERATION

Sur l'amour de Jésus-Christ pour nous en instituant la sainte Eucharistie comme un abrégé de toutes les œuvres de son infinie bonté et de sa miséricorde.

I. Le prophète David, en parlant en esprit du saint Sacrement , dit que le Seigneur en a tait l'abrégé sublime de ses œuvres les plus merveilleuses, et comme le résumé de toutes les preuves de sa charité infinie envers ceux qui le craignent : Memoriam fecit mirabilium suorum misericGrs et miserator Dominus; escam dédit timcntibus se. Pour demeurer convaincu de celte vérité, il suffit de parcourir brièvement les grandes merveilles que Dieu a opérées en notre faveur. Contemplez, âme pieuse, le Seigneur qui étend sa main toute-puissante sur la surface horrible du néant; à un simple signe du Très-Haut, voici éclore la lumière, ; /étendre la voûte des deux, apparaître la terre, resplendir la lune , étinceler les planètes et briller les ûtoilcs. Au même instant, voici les poissons sillonner îe sein des eaux , les oiseaux voler dans les airs, les reptiles ramper sur la terre et les bêtes sauvages parcourir les forêts. Qui n'admire ici la puissance infinie de Dieu, qui, par une simple parole de commandement,

a tiré toutes ces merveilles des abîmes du néant ? Et pourtant, plus grande encore est celle qu'il accompiit chaque jour dans le Sacrement eucharistique, où, par un prodige inouï, il se transforme en substance sacramentelle pour devenir notre nourriture et notre breuvage. Une autre merveille que Dieu a opérée pour notre bien , fut celle de nous créer à son image, pour nous distinguer des bêtes, en nous faisant participer à la nature divine ; mais elle est bien au-dessous de celle qu'il opère dans la sainte Eucharistie, où il ne nous donne pas seulement son image, mais bien luimême tout entier, son corps, son âme, sa divinité. Enfin, plus grande encore est, dans l'ordre de la nature, la merveille de la conservation de notre vie temporelle, que nous pourrions avec justice appeler une création permanente ; car, si Dieu retirait de nous un seul instant sa main protectrice et l'œil de son amour, nous retournerions soudain dans le néant d'où nous sommes sortis. Mais qu'est-ce que cette merveille , en comparaison de celle que Dieu opère dans le saint Sacrement , où il nous conserve la vie spirituelle , qui l'emporte autant sur l'existence temporelle, misérable et caduque, que le ciel sur la terre et l'âme sur le corps? Telle est la vertu de la nourriture eucharistique, que, reçue de notre âme , elle la rassasie et l'excite à vivre de la vie même de Dieu : Qui manducat me, et ipse vivet propler me,

II. De l'ordre de la nature, élevez votre pensée, âme pieuse, vers un ordre de choses plus sublimes que Dieu a faites pour nous. C'est pour nous qu'il s'incarna

dans le sein virginal de Marie , et qu'il s'abaissa au point de prendre la forme humaine, de paraître sur la terre revêtu de notre chair et de converser avec nous.

Semetipsum exinanivit, formam servi accipiens in

terris visus est, et cum hominibus conversatus est. Cette merveilleuse incarnation fut telle qu'elle excita une grande surprise jusque dans le ciel, parmi les plus sublimes Séraphins; mais bien plus grande encore est celle qui s'opère tous les jours, et presque à chaque instant, dans le Sacrement eucharistique, où, comme parle saint Augustin, Jésus-Christ s'incarne dans les mains des prêtres quand ils consacrent, et s'abaisse au point de revêtir, non plus la forme humaine, mais les apparences du pain qui lui sert de voile pour cacher son humanité même. En s'incarnant pour notre amour, le Fils de Dieu a pris toutes les formes et s'est fait tout à tous. Pour s'accommoder à la position des pauvres, il est né pauvre dans une humble cabane ; pour l'amour des grands, il s'est choisi pour mère une vierge de sang royal ; pour s'attacher le peuple, il se fit adorer dans son berceau par des bergers ; pour attirer les riches, il appela de l'Orient des rois qui vinrent lui offrir les plus riches présents. Fugitif, il alla avec les pèlerins en Egypte ; avec les ouvriers , il sentit le poids des peines et connut les sueurs du travail ; avec les savants, il disputa au milieu des docteurs. Ce fut sans doute une grande merveille que de voir la sagesse divine appliquée à prendre mille formes, pour se captiver l'amour des hommes et se faire tout à tous. Eh bien! pi us grande encore est la merveille qu'il opère

dans le Sacrement eucharistique, où, non pour quelques personnes et pour quelque temps, mais pour les fidèles de toute condition et pour la durée de tous les siècles, il se donne lui-même tout entier, et se fait tout à tous pour les gagner à son amour. Il a voulu qu'on le trouvât dans toutes les bourgades , sur toutes les montagnes et dans les temples les plus modestes, où il se tient captif dans son amour. De là il se laisse transporter dans les plus chétives cabanes, dans les plus fétides hôpitaux et dans les plus sombres prisons. Nul n'est exclu de s'approcher de lui et de lui faire entendre une voix d'ami. Le grand, le petit, l'esclave, le maître, le pauvre et le riche ont le même honneur. Un autre trait merveilleux de la vie de Jésus-Christ, c'est la grande bonté de son cœur pour laquelle il parcourait les contrées de la Palestine en apportant à tous salut et bénédiction : Benefaciendo et sanando omnes. Pareille, pour ne pas dire plus grande, est la libéralité qu'il exerce pour notre amour dans le Sacrement eucharistique, où il se tient les mains pleines de grâces et nous invite à venir le recevoir par ces paroles douces : Qui sitit veniat ad me. Oh! quelle abondance de grâces ont toujours puisée les fidèles dans cette fontaine divine! Jésus souffrit en outre, par amour pour nous, les mépris, les insultes, les coups, les avilissements, les injures et les douleurs de tout genre. Or, tous ces mauvais traitements sont encore surpassés par ceux qu'il est contraint de souffrir tous les jours dans le saint Sacrement. Les mépris, les injures, les irrévérences, les profanations qui se commettent par tant de

chrétiens contre ce Sacrement d'amour, sont si grands et si atroces, qu'on ne peut leur comparer ceux: qu'il souffrit dans sa Passion et sa mort sur la croix. En effet, l'agonie du jardin, les insultes du tribunal, la flagellation à la colonne, le couronnement d'épines, les percussions, les clous et la croix eurent un terme dans sa mort; mais les mépris, les avilissements qu'il souffre dans le saint Sacrement, se renouvellent chaque jour et n'auront de fin qu'à la consommation des siècles. Tout ce qu'il a souffert dans sa Passion était au moins profitable aux hommes, que cette voie devait racheter; mais les offenses qu'il reçoit dans le saint Sacrement, loin de servir à notre salut, empêchent les effets de notre rédemption. Jésus-Christ souffrit dans sa Passion de ceux qui ne le connaissaient pas; mais, dans le divin Sacrement, il souffre de ceux qui le reconnaissent pour le Roi de gloire. Dans sa Passion, il était mortel, et, pour nos péchés, abandonné aux plus durs traitements; mais, dans l'Eucharistie, il est glorieux et triomphant.

III. Jésus-Christ, après avoir employé toute sa vie à opérer les plus grandes choses et à endurer les plus atroces souffrances pour nous, voulut enfin la sacrifier en mourant submergé dans une mer de douleur et suspendu à un infâme arbre de croix. Ce fut là un si étonnant spectacle que, tandis que la terre en trembla, le ciel s'obscurcit, le paradis s'attrista, l'enfer s'émut et frémit. Et cependant ce même spectacle se renouvelle tous les jours dans la sainte Eucharistie, où Jésus- Christ accomplit sur l'autel le sacrifice qu'il fit de lui-*

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même sur le Calvaire. Enfin , entre les œuvres merveilleuses que le Seigneur a opérées pour notre amour, se distingue, sur toute autre, celle de s'être fait luimême notre récompense, si nous sommes fidèles à le servir : Ego ero merces tua magna nimis. Or, le sacrement de l'Eucharistie est le gage de cette grande récompense, qu'il vient nous communiquer quand nous nous approchons dignement de la Table sainte. C'est lui-même qui nous l'assure : Qui manducat mearn carnem et bibit meum sanguinem, habet vitam œternam : celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. Remarquez qu'il ne dit pas : Aura la vie éternelle, mais a maintenant la vie éternelle. Ainsi parle sans doute le Seigneur, pour nous assurer que nous avons la vie éternelle sitôt que nous mangeons son corps et buvons son sang avec les dispositions convenables. De même que celui qui tient un gage en main est sûr de ce que le gage représente, ainsi celui qui reçoit le Sacrement d'amour est sûr (s'il ne manque pas de son côté) de la vie éternelle, dont le Sacrement est censé donné pour gage.

Ah! chrétiens! comment est-il possible qu'un amour si excessif de notre Dieu ne suffise pas pour entraîner nos cœurs? Le fils de Jonathas, entendant dire à David, assis sur le trône de ses pères, qu'il ne craignît point, parce qu'il userait envers lui de miséricorde et le ferait asseoir à sa table comme un de ses enfants, fut si surpris d'une si rare bonté, qu'il se jeta à ses pieds, le bénit et le remercia en se déclarant indigne d'être traité ainsi ; Qui adorans dixit : Quis ego sum

servus tuus, quoniam respexisti super canem mortnum similem mei (2 Reg., c. 9)? Et nous, les bien-aimés du Roi du ciel et de la terre, nous, comblés de ses plus grandes miséricordes, enrichis de ses biens immenses, admis à sa table même et rassasiés, non d'une nourriture vile et charnelle, mais d'un aliment tout céleste et tout divin, nous, dis-je, nous serions froids* indifférents et ingrats? Nous aurions le cœur de ne pas correspondre en amour à celui qui nous aime tant? Ah ! aimons-le, mais aimons-le réellement! L'amour l'a poussé à se donner tout à nous; que nous aussi l'amour nous presse de nous donner tout à lui, afin que désormais notre vie ne soit plus pour le monde ni nos pensées pour la vanité, mais pour lui seul.

Préparation à la Communion.

Mon Jésus! quelle n'est pas votre complaisance de venir à moi, pauvre créature! Quel prodige! Un Dieu descendre du ciel et cacher sa majesté sous l'humble voile d'un peu de pain et d'un peu de vin! Qu'il est donc vrai , ô mon Seigneur, qu'après avoir aimé les hommes, vous avez encore voulu leur donner une plus grande preuve de votre amour à la fin de votre vie, en instituant ce divin Sacrement! Je reconnais, ô mon Dieu, votre souveraine amabilité, et c'est pour cela que vous avez charmé mon cœur et que je me sens un grand désir de vous aimer et de vous plaire ; mais je n'ai pas la force de le faire, si vous ne m'aidez. Faites connaître, Seigneur, à toute la terre votre grande puissance et votre infinie bonté ; faites-moi devenir,

d'un grand rebelle que j'ai été, une serviteur fidèle et dévoué; suppléez à tout ce qui me manque, afin que je parvienne à vous aimer assez, ou du moins à vous aimer autant que je vous ai offensé. Je vous aime, ô Jésus! je vous aime plus que toute chose, plus que ma vie. Avant de venir dans mon cœur, mon Dieu, fermez-en l'accès, afin que nulle créature n'y vienne prendre part à l'amour que je vous dois et que je ne réserve qu'à vous. Vous seul, ô mon Rédempteur, régnez sur mon âme; vous seul possédez-moi tout entier; et si je vous suis indocile, chàtiez-moi avec rigueur, afin que je sois, à l'avenir, sans cesse averti du besoin de vous plaire. Faites que je ne désire, que je ne cherche d'autre plaisir de vous être agréable, que de vous visiter aux pieds de vos autels, de m'y entretenir avec vous et de vous recevoir dans la sainte communion. Que d'autres cherchent des biens étrangers ; pour moi, je n'aime et ne désire que vous, ô Jésus, qui êtes l'unique trésor de mon cœur.

Purifiez-moi, mon Dieu, dans le feu d'une contrition parfaite, même de mes plus petites souillures. Créez en moi un cœur pur; renouvelez dans mon esprit cette belle innocence qui me dispose à vous recevoir saintement et à vous aimer de la plus brûlante ferveur jusqu'à la mort. Et, pour vous engager à bien me pardonner toutes mes fautes, je remets à présent pour toujours en vos mains tous les torts que j'ai reçus de mon prochain, et je vous supplie de les oublier comme je le désire pour mes offenses. Donnez aussi à ceux qui m'ont offensé autant de bien qu'ils m'ont fait de

mal ou désiré de m'en faire. J'aime et je proteste de vouloir toujours aimer mon prochain comme moi-même et de lui désirer autant de bien que je m'en souhaite.

Qu'elles sont belles les espérances que j'ose concevoir de votre visite, ô mon Rédempteur! Quels biens ne dois-je pas attendre en considérant votre immense bonté et en recevant dans mon cœur la source même de tout bien ! Oui , console-toi , o mon âme ; quelque grandes que soient tes misères, ton Jésus vient pour les soulager et pour t'enrichir des trésors de sa miséricorde. O donateur de tout bien, très-miséricordieux Jésus, je reviens à vous plein de confiance en votre bonté : ma pauvreté, mon infirmité, mes faiblesses, mes peines, tous mes besoins sont devant vos yeux ; c'en est assez pour moi. J'espère que votre miséricorde s'attendrira sur mes misères et que vous appliquerez la plénitude de votre grâce et me guérir, à me purifier et à me sanctifier. O vous, mon bien le plus cher et le plus tendre à mon cœur, quelles que soient les grâces et les faveurs que vous me donniez, vous n'égalerez jamais celle de vous donner tout à moi.

Venez donc, ô mon Jésus, me nourrir de votre chair immaculée , me remplir de votre divin esprit et m'écouler tout en vous; je vous désire comme un malade son médecin, comme un fils son père, un esclave son libérateur. Très-sainte mère Marie, obtenez-moi de votre Fils la grâce d'être délivré des liens de mes passions, de sortir des ténèbres de mon ignorance et d'être guéri de mes infirmités.

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Action de grâces.

Majesté adorable de mon Dieu, devant laquelle tout ce qu'il y a de plus grand dans le ciel et sur la terre n'est rien, que puis-je faire en votre présence que de m'humilier dans le fond de ma misère et de mon indignité, et de vous présenter les adorations et les hommages que vous rendent les anges et les saints et toutes les créatures , et confesser avec eux que vous êtes le seul Saint, le seul Seigneur, le seul Très-Haut au-dessus de toutes choses, à qui seul est dû honneur, gloire, salut et bénédiction de tous les siècles? Hostie sainte, je vous adore au-dedans de moi. Combien vous ai-je de reconnaissance, ô mon Sauveur, d'avoir visité une si pauvre créature! C'est peu d'un cœur pour vous louer, peu d'une langue pour exalter votre bonté. Je ne veux plus à l'avenir vivre en moi, mais je veux que vous seul, ô Jésus, soyez la vie de mon cœur. Vous êtes tout à moi et je veux être tout à vous pour toujours; et jamais rien n'effacera de mon souvenir votre bonté et votre miséricorde.

Ne permettez pas, ô Jésus, que mon âme redevienne la proie de mes ennemis et des vôtres, depuis qu'elle a été sanctifiée par la visite de votre auguste Sacrement. Délivrez-moi de tout ce qui pourrait m'entraîner à un tel malheur. Fixez votre séjour dans mon cœur et n'en repartez jamais. Je sais que cette demeure est trop vile pour vous ; mais votre personne la rend noble et glorieuse. Par le plaisir que vous avez de converser avec les enfants des hommes , par le désir qui vous brûle

de sanctifier tous les cœurs, par l'honneur et la gloire que votre entrée en mon âme a fait rejaillir sur vous, sur le Père éternel, sur l'Esprit-Saint et sur toute la cour céleste, entendez ma prière et exaucez-la. Jusqu'à présent, je me suis laissé dominer par les passions les plus honteuses; mais dès que vous êtes en moi, il n'en est plus ainsi. Je n'écouterai plus les désirs de la chair, mais je l'assujétirai à l'esprit par une mortification continuelle de toutes mes affections ; je regarderai comme de la boue toutes les pompes du monde, et je mépriserai courageusement tout ce qu'il proclame pour vivre d'une vie toujours conforme à vos divins enseignements; je repousserai toutes les suggestions des esprits de l'enfer pour n'obéir qu'à vous, qui êtes l'unique source de tout bien temporel et éternel. 0 Sauveur très-aimant! vous êtes dans le sein de mon cœur; eh bien! pour l'avenir, par mon amour pour vous, je prends, devant votre face, ces résolutions, vous priant de daigner les agréer, de les rendre efficaces par votre grâce, et que ce saint Sacrement soit comme un sceau qui les rende inviolables pour toujours. Oui, plutôt mourir, ô mon Dieu, plutôt expirer là devant vous, que de vous offenser et de vous abandonner encore!

Que j'ai de confusion, Seigneur, en comparant voire infinie excellence à ma profonde indignité! Et n'est-ce pas vous, mon Dieu, qui, pour vous incarner, avez choisi le sein si pur d'une Vierge, et pour vous communiquer aux. apôtres un cénacle bien embelli? N'estce pas vous qui avez souhaité un linceul très-pur pour

vous envelopper après la mort, et un sépulcre neuf pour reposer votre corps? Comment donc maintenant vous contentez-vous de ma pauvre âme plus immonde que rétable où vous naquîtes, plus ignominieuse que la croix où vous expirâtes, parce qu'elle a été tant de fois l'asile des plus brutales passions et la demeure des démons, vos mortels ennemis? Ah! je me confondsv Seigneur, je me perds dans mes pensées à la vue do cet excès de votre bonié! Ah! n'eussé-je jamais péché et puissé-je, hélas, effacer de mon sang mes iniquités passées! Je déteste, Seigneur, je hais et maudis ma folie qui me fit jadis profaner par tant de fautes une âme que vous aimiez avec tant d'amour. Mais où vous êtes, Seigneur, la pauvreté même se change en richesse, la misère en abondance, l'enfer en paradis. Faites donc apparaître votre amoureuse puissance sur mon âme, maintenant qu'elle est tout environnée, tout investie et pour ainsi dire tout empreinte de votre divinité incarnée. Gomme un maître absolu, ôtez d'elle tout ce qui vous déplaît et rempiissez-là de ce qui vous est le plus doux. Ranimez ce qui est éteint, guérissez ce qui est malade, fortifiez ce qui est faible, réchauffez ce qui est froid , fertilisez ce qui est aride, fécondez ce qui est stérile. Une autre grâce me reste à implorer, ô Jésus : c'est un bénigne pardon pour la froideur de mon âme en vous recevant dans le Sacrement. Oh! que j'ai été languissant et dissipé dans la préparation comme dans l'action de grâces! Pardonnezmoi, ô mon Jésus, et en môme temps accordez-moi de vous recevoir plus dignement à l'avenir.

— hl — Ame de Jésus, sanctifiez-moi, etc., p. 23.

Aspirations.

4. Donnez-moi, Seigneur, votre saint amour avec votre grâce, et je serai assez riche.

2. Oh! puissé-je tout me consumer pour vous, qui vous êtes tout consumé pour moi.

3. Prenez, Seigneur, ma volonté, et faites de moi ce qu'il vous plaira.

Maximes.

i . Chaque instant de la vie est un pas vers l'éternité.

2. La science des saints se réduit à ces deux points : Faire et tout souffrir par amour pour Dieu.

3. Celui qui se mortifie le plus dans cette vie, jouira le plus dans l'autre.

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