expositions
Commerce
Mong-tsé .
Muong-lé .
Ssemao . j
. Racine,
Ta-li-fou .
Atentsé .
échantillons commerciaux, pièces d’étoffes, échantillons commerciaux.
— de thé.
remède pour blessures, échantillons commerciaux, échantillons commerciaux.
Histoire naturelle.
32 mammifères,
268 oiseaux
Poissons,
Serpents et lézards ....
Chélonien .
Papillons .
Plantes .
Roches .
expédiés de Ta-li-fou — 12
— Tsékou . 15
jusqu’à Sadiya . 5
expédiés de Ta-li-fou 1 64
— Tsékou . 64
jusqu’à Sadiya . 40
une centaine.
223 espèces.
DU YUNNAN A L ASSAM
Ethnographie ...
Femme poula . ornements et coiffure.
20 manuscrits.
A manuscrit à dessins.
2 manuscrits en partie traduits.
2 robes.
1 collier.
A chapeau.
A sac à tabac.
Lolos .
Mossos.
Loulsés .
Kioutsés
Hou-Nis — . a robe et ceinture.
Lintinyous . boucles d’oreilles.
Hatous . a pipe argent.
Lochais . \ instrument de musique.
A livre chinois.
Pnïs ( 3 manuscrits.
étoffes, écharpe, costume de femme.
A costume de femme.
A écriture sur bois.
A tablier.
A sac.
2 bonnets.
A collier.
Lissous . < «pipe.
2 instruments de musique.
3 diadèmes.
A arbalète, flèches et poison, carquois.
boucles d’oreilles (hommes).
2 livres.
3 livres et traduction.
A étoffe.
A pot.
A sac.
A couteau.
A pipe.
2 sacs.
A ceinture en fil ciré. A anneau de jambe.
A étoffe.
A couteau.
A pipe.
Ethnographie.
(Suite)
Dü YUNNAN A L * A S S A M
Thaïs
Mishmis.
31 vocabulaires
1 petit sac.
1 sabre.
1 ornement de femme.
1 livre.
1 pipe.
1 veste.
1 anneau de jambe.
1 pipe.
1 bandeau et armetde femme.
2 chapeaux.
Poulas . «
Païs . 2
Poumas . i
Hou-Nis . 3
Lolos . 6
Lintinyous . i
Juos . i
Hatous . i
Lochais . ... 2
Minchias . i
Lissous . 2
Touos . i
Lamajen . . i
Mosso . . . i
Loutsés . 2
Thibétain . i
Kioulsés . 2
Mishmis . 1
Singphos . |
CONFERENCE
SUR l’aBYSSINIE ET LE TRANSVAAL
CONFÉRENCE
SUR l’aBYSSINIE ET LE TRANSVAAL — igOO —
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Il m’est particulièrement agréable d’avoir l’honneur de prendre la parole à Marseille. Je ne puis oublier que c’est de Marseille que je suis parti pour mes voyages, que c’est dans votre ville que j’ai été si cordialement reçu au retour de mes explorations, que c’est cette belle côte de Provence qui se présente toujours jeune et riante aux voyageurs et aux coloniaux fatigués, pour dissiper en un rayon de lumière ou un rayon d’amour jusqu’au souvenir de leurs peines et de leurs déboires.
Et ceux qui, dans la joie de retrouver le sol natal, ont encore un regret pour le charme puissant, quoique perfide parfois, des colonies, ne trouvent-ils pas encore une saveur des contrées qu’ils ont quittées dans la vieille colonie phocéenne, toujours fidèle à ses traditions ?
CONFERENCE
Marseille est restée africaine comme par devant. Lorsque nous venons y chercher le navire qui nous conduira au loin, en descendant la Gannebière il nous semble déjà que nous faisons un pas vers la plus grande France d’outre-mer. C’est que nous coudoyons des coloniaux, nous heurtons de vieux marins, nous croisons des armateurs, des commerçants qui ont étendu dans les contrées les plus reculées l’influence française.
Aussi suis-je bien mal venu de vouloir enseigner un auditoire dont j’aurais moi-même tant à apprendre. Je dirai simplement ce que je pense, ce que j’ai vu ; ma sincérité me vaudra, j’espère, votre indulgence.
Je viens vous entretenir de l’Abyssinie et un peu du Transvaal. Pour vous expliquer la situation de ces pays, je me vois obligé de parler du cadre dans lequel ils se trouvent. Ce cadre, c’est l’Afrique. Vous m’avez accueilli en voyageur, je ne ferai pas de politique. Si le sujet qui m’anime me force à effleurer les grandes lignes de la politique africaine dans ces derniers temps, je glisserai le plus légèrement possible, et vous voudrez bien m’excuser.
Vous ne voudriez pas m’engager à vous raconter l’exploration et la conquête de l’Afrique; je devrais abuser de votre patience pendant plusieurs nuits ; peut-être même défaillerais-je à la tâche. Il me faudrait remonter au voyage d’Hannon, quelque cent ans avant Jésus-Christ; nous devrions examiner si, dans les fameuses terres du Transvaal, il ne faut pas voir une trace du passage des Phéniciens, et si ce n’est
SUR l’aRYSSINIE ET LE TRANSVAAL 3G5
pas clans l’antique Ophir que les nouveaux Carthaginois vont porter leurs armes.
Nous devrions également nous demander comment est venu à Madagascar le fameux éléphant de pierre.
De nombreuses questions analogues peuvent tenter votre curiosité. Elles doivent trouver leur réponse dans des travaux d’un autre genre que celui que j’entreprends.
Ce qui nous importe actuellement, c’est d’examiner la situation africaine telle qu’elle est. La France a donné sur ce continent l’exemple des grandes conquêtes en s’emparant de l’Algérie. Si nous examinons notre domaine, nous le voyons peu à peu s’étendre; un grand ministre ne craignit pas d’encourir le reproche immérité de germanophilie pour nous doter de la Tunisie.
Plus au sud, plus à l’ouest, la France marquait de pages glorieuses l’histoire de son empire colonial ; les petits domaines s’agrandissaient, les conquêtes faisaient taches d’huile ; la possession du Sénégal s’étendait jusqu’au Niger ; les riverains du grand fleuve concluaient des traités avec nous ; puis c’était la prise de Tombouctou d’un côté et de l’autre la conquête du Dahomey. Enfin la marche vers le Tchad dont les eaux devaient un jour être frappées par les roues d’un vapeur français.
Je n’ai pas besoin de vous rappeler ici la grande épopée dont le récit, toujours vivant, ne cesse d’étonner le monde, et dont les héros ont porté notre cher et beau drapeau à travers i’ Afrique, la coupant de deux
CONFÉRENCE
grandes lignes du Niger à la Tripolitaine, et du Congo au Nil. Ils allaient de l’avant, traversant les déserts comme les mages, en regardant bien haut une étoile. L’astre qui brillait pour eux s’appelle l’idéal. Il s’éclaire de la lumière de la foi, faite elle-même de l’amour de la patrie et du sentiment de l’honneur.
On marchait vraiment pour la civilisation ; l’hypocrisie eût peut-être été plus de mise.
Le rêve était trop beau ; les conceptions grandioses avaient trouvé des géants pour les exécuter. Elles n’eurent pas toujours des géants pour les ratifier.
Certains esprits français s’effrayèrent de projets trop vastes.
On en fut surtout inquiet de l’autre côté de la Manche. Notre fanfare fut interrompue par les deux glas de Boussa et de Fachoda.
Messieurs, je vais faire appel à votre indulgence ; à mesure que je m’étends sur le terrain africain, je me rends compte de l’immensité du sujet que j’ai abordé, et aussi de ma témérité.
Vous me pardonnerez de passer, volontairement ou non, sous silence, bien des côtés de la question africaine; mon désir n’est que de mettre en relief ceux seulement dont l’examen me semble nécessaire pour jeter une clarté sur le sujet qui nous occupe.
L’expansion anglaise doit être de toute nécessité illimitée. Plus l’Angleterre a de colonies, plus elle doit en acquérir ; plus elle a de débouchés, plus il lui en faut de nouveaux. On peut se demander déjà vers quelle planète elle devra tourner ses regards, le jour