‹ L'âme élevée à Dieu [microforme]Chapitre 15 sur 119 · PRIÈRE ET PRATIQUE · texte numérisé non relu

PRIÈRE ET PRATIQUE

Que nous sommes aveugles et insensés, à mon Dieu, de vouloir sonder les profondeurs impénétrables de votre Providence! Ne méritons-nous pas que vous nous livriez aux ténèbres de notre aveuglement, et que vous nous laissiez courir dans la voie de nos égarements et de nos pertes ? Que prétendons-nous donc ? Ne doit-il pas nous suftire de savoir que vous êtes bon; que, du moment que nous nous abandonnons à votre Providence, vous nous conduisez par la main; que vous ne sauriez délaisser ceux qui mettent en vous toute leur confiance, que d'ailleurs tous nos retours, toutes nos réflexions sont stériles et inutiles, souvent présomptueuses et téméraires : qu'elles sont capables d'éloigner de dessus nous vos regards de tendresse et de complaisance; qu'elles ne peuvent que nous précipiter dans des doutes, des péchés et des malheurs ?

O Providence divine, je m'abandonne à vous sans réserve, je me jette entre vos bras sans retour, je vous laisse disposer de tout souverainement. Vous êtes mon Créateur, mon Dieu et mon Père; vous connaissez le néant dont vous m'avez tiré, le limon dont vous m'avez formé, la fin à laquelle vous me destinez, le chemin qui doit m'y conduire : disposez donc de tout, et réglez tout selon votre bon plaisir : je ne veux plus savoir qu'une seule chose sur cette Providence divine : la bcorinalire, l'adoref: m'y soumettre, et, autant qu'il sera en moi, la seconder ; après quoi, tout espérer de votre bonté. Puis-je mettre mon sort en meilleures mains que dans celles du plus tendre des pères ?

Page 1