PRATIQUE
Le moment de la mort est assuré ; il faut donc nous y préparer.
Le moment de la mort est incertain, il faut donc nous y préparer sans délai.
Le moment de la mort nous dépouillera de tout ; il faut donc ne nous attacher à rien sur la terre, pujsqu 'ua jour il faudra tout quittoc «
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rappelât) du moins etï général^ nos fautes^ et nous en inspirât une vite et sincère douleur^
a^" De faire ce jour-là la communion comme en viatique ^ et se mettre devant Dieu dans les dia^ positions où Ton souhaiterait se trouver à la d^nière heure. Ne ditférons pas^ le tédîps de mourir n'est pas le temps de se préparer à la môrt«
4» Après la communion, ou une fois dans la journée, offrir à Dieu lés actes de la préparation à la mort, tels que ceut qui sont d-après; mais les faire avec tous les sentiments que la foi| l'humilité, la douleur peuvent inspirer.
50 Sur toutes choses , offrir à Dieu le sacrifice de
notre vie en esprit de dépendance à l'Être suprême
çui nous a formés ; en esprit de pénitence et d'bl-
piation pour iiof ^bàoAè^ et plnà 4inM^ «b. ^^tVL
SUR Lfi GALTAIIŒ. S07
d'unim avec le sacrifîôe de Jésus-Christ , qai a dai-» gné se soumettre à la mort pour nous en adou« cir les ngueurs, et nous attirer les grâces si nécessaires pour èe moment décisif de notre sort éternel.
Dans ces sentiments , voici les prières et les aetes qu'il faut faire au pied de la croix.
Mémento , homo , quia putvis es , et in fiulvérêm
reverteris.
Dans rincertitude ob je suis , 6 mon Dieu ! si à llieure de ma mort j'aurai assez de liberté d'esprit pour m'acquitter de mes devoirs envers vous , per-^ mettez que dès à présent je vous offre les sentiments dans lesquels je souhaite de mourir.
Je commence , ô Dieu immortel ! par vous rendre grâces de tous les biens dont vous m'avez comblé durant toute ma vie , qui n'a été de votre part qu'une suite de miséricordes et de bontés. Je désire de tout mon cœur de vivre et de mourir dans le sein de l'Eglise et dans les sentiments d'un véritable chrétien. Je crois fermement tout c;^ au'(slI^ croit; je rejette sincèrement tout ce qu'elle rejett(K, prêt pi donner jusqu'à la dernière goutte de mon sang pdur toutes les vérités de la foi.
Toute ma peine , c*est de mourir après tant de péchés et si peu de pénitence. Qu'il est terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant! J'ai péché contre le Ciel et devant vous , ô le Dieu dé mon eœuri j'ai péché; que ne puis-je laver mes péchés dans mes JarmeSi les expier da^i^ mQtxv%»^%^^V.\!^Si^«
mmm
rîp en ce moment de regret de vous avoir si souvent' et si grièvement offensé?
En punition de ces péchés, ô mon Dieu ! je vous oflfre le sacrifice de ma mort; j'accepte avec une humble soumission cet arrêt de votre justice. Détruisez ce corps de péché; qu'il soit réduit en poussière et rongé des vers ; je consens à être privé de la vie en punition du mauvais usage que j'en ai Tait. Que le corps formé de terre retourne en terre, mais 4M rime crMe.i votrç 'vaÈ^tWtB^^ÂÊ^yotxv aein.
■ A i»^nt, d Père des misérkm^M I J^eqijm en TMs: Je sais qofl VOOB m TiMllez puht JWMIt dif|)é- ^SMon^mais learcoarevriaa^kiRf ïfjf^'Oaif^J'efrftn en YtHre bontéi et. IMS mtmiUiqfifh^p» w» Hmpptm da oanip data iWHt» je ne o wi n ^ 4'<ip6- Ter en TOUS et de tous bénir. Pihsb6^ tous bénir et TOUS aimer éternellement I
La grâce que je tous demaBde pour moi, je tous la demande pour tous ceux pour qui je suis obligé de prier. Faîtes, Dieu de bonté , qu'unis de prières et de cœur sur la terre, nous soyons à jamais réunis dans le Ciel. Ainsi soit-il.
A la fin, on peut réciter les prières de t'agoQie, rien de si
Sur les divers avanlages, et le bonheur même qu'une âme bien résiméepeut trouver dans tes peines.
Les peines et les souffrances de cette TÏe, qui BOUS causent tant de génûssementa et de çleurs.
penvent nous procurer les plus grands avantages , si nous les recevons de la main de Dieu et dans l'esprit de Dieu.
l*" Si nous sommes pécheurs, les souffrances nous font rentrer en nous-mêmes, nous inspirent la douleur de nos péchés , nous donnent le moyen de les expier et de les laver dans nos larmes. Par ces péchés nous avions méfité Tenfer : quel bonheur pour nous , si , après quelques peines légères et passagères , nous pouvons éviter des peines désespérantes et éternelles auxquelles nous aurions été condamnés!
^ Si nous avons le bonheur d*ètre au nomtnre des justes et en état de grâce , les souffrances nous éclairent et nous purifient. Dans les flmes même les plus saintes, il y a toujours bien des nuages, bien des imperfections et bien des défauts qui déplaisent à Dieu; les souffrances nous les font connaître, déplorer et effacer à ses yeux. Que serait l'or sans la fournaise, qu'une terre vile et informe? le feu le purifie et lui donne tout son éclat : ainsi en est-il de nos imperfections; le feu de la tribulation les consume, et rend à notre âme toute sa beauté.
Z'* Les afflictions nous font pratiquer toutes les vertus: humilité, patience, résignation, etc. Le temps des souffrances est un temps de récolte abondante pour le Ciel : elles donnent occasion à bien des sacrifices , et produisent grand nombre de fhiits de salut , qui sont inconnus au temps de la prospérité; ils ne croissent qu'au pied de la croix.
4* Elles nous détachent de la vie et de toutes les choses de la terre. Une àme <v^ souSt^ \!i^ V^'Ci.^ pliera de jiart aux folles io\es àus\^V^\^TkK^^^va0Q&!'
frapte iite riba qaf nom la taM dABiNrt»lto»1o0|tMupftf «Hi divU»dfiitriii«iiirkeliirg«^ rilà rdigMki et la grâce ne noua aoutenaient GomnMitVatteâiir è oe qui Blaatf poor iiooa qii>iM acNttm<da pei^ de géffiiaaeaieiita.
VVm «vantagar eMOfe piespréeleirt' : Ma aonf^ •rpBeea qii^Men mrw minage' aonl ime dea ptna grandea WMNiiiea de Pamonr '^tt a pMr noue. On CoadM pèpeve ^rfM^aaaeDAttÂto^qiieiMroè^qifil'lea aime et ^BilcaaiBtqQeleiini déftottnelliaé^^ etnela a>p e<Jeiit>aarmahyleallMppe,i«ii>aoncwff la condidt; c'est son amour qui rengagé à paraître eirtoe t ail ahnaH moina^ tt 'aérait phni indulgent; ek oe aeraf Ile ptoi grand dea malliedri pour aisè en^ ftmte aSllea Hvfait à raxHBémea.
6» Bn même tempe les aoaflhtoeealnea acceptéea aontlea ptoagrenda témoignages que noua puissions donner ï IMeo de l'amour que noua hn portons. II est aisé de ftiire de grutda projets de sanctification, de former de grandes résolutions, de s'épuiser en ti^ntimenti aouYcnt atériles et ineflScacés; mais quand Msus-Gbrist nous conduit aur le Calvaire , quand il nous dit : Vmez , suivez-^moi , et qu'il nous unit à lui sur le croix, ah ! c'est alors que nous lui donnons une preuve efficace et non équivoque de no* tra amour ; c^est alors que nous pouvons lui dire avec vérité ^ de tout notre cœur : Mon Dieu 1 je vous aime; sans même que nous le lui disions, il a déjà entendu notre voix> et agréé notre hommage; nos souffrances et notre résignation ont parié pour nous*
T^X^ Mtfflhiacei nous dontient une aafnte oon«
SUR LE GAI.VA1BE. ff I
par excellence l'homme de douleurs , et ce n^est que par les douleurs que nous pouvons avoir avec lui une parfaite conformité. Chaque croix , chaque aflljptiQi^ , chaque sacriGce que pops offrons sont comme autant de traits précieux qui foripent en nops cette divine image à la ressemblance de l^iomp[ie-Dieu. Quoi de plus grand, déplus glorieux et de plus consolant pour nous?
H? Dès lors il est encore ?rai que les souffrances de cette vie sont un des signes les plus marqués de la prédestination; car, comme la prédestination n'est autre chose que la conformité avec Jésus*Christ souffrant, il est évident que les* souffrances, prises dans rissprit de Dieu , nous donnent cette conformité, et flans elle un gage comme assuré de notre prédestination éternelle. Or, peu nous importe d'être de c^ux que le monde met au nombre des malheureux en cette vie, pourvu que nous ayons le bonheur d*ôtre à jamais au rang des heureux dans l'autre.
^nfin les souffrances,^en nous détachant des biens de cette vie , nous adquciroi^t encore les rigueurs de la piort : elles briseront tous les liens qui nous attachent à cette vie périssable ; et des bras de cette mort temporelle, elles nous transporteront en paix dan$ le sein d'une immortalité glorieuse; heureux terme de nos travaux 1 heureuse et éternelle récompense de nos afflictions !
De toutes ces vérités solides et assurées par la foi^ il suit nécessairement :
l"" Que , loin de nous plaindre de nos afflictions et de nos croix, nous en devrions bénir le Seigneur , et les regarder comme des faveurs dont il comble ses
L*Ain
5h Qoe les afflictions et les cro!x tout peut-être grftces les plus précieuses que Diea paisse nous i corder en ce monde , puisqu'elles peavent contr buer si efl^cement à notre txmhenr étemel dan Fautre;
3« Qu'en conséquence nous devrions les receroii de la main de Dieu, non-seulemmt avec patience et avec résignation , mais encore avec confiance et avec joie, en voyant les avantages inestimables qu'elles nous procurent;
40 Qu'il 7 a un grand nombre de saints dans lé Ciel qui auraient été des réprouvés sans les afflictions que Dieu leur a ménagées ; et qu'au contraire il 7 a un très-grand nombre de réprouvés dans Tenfer qui auraient peut-être été de grands saints, si Dieu les avait favorisés de ces afDictions salutaires.
Enfin , si nous avons le bonheur d'être sauvés , nous bénirons éternellement le Seigneur dans sa gloire, de ces afflictions mêmes qui nous ont fait en cette vie verser tant de larmes. Non, il n'y a point pour nous de Paradis, s*il n'y a point pour nous de souffrances : je le crois , la foi me le dit , la grâce m'aidera à les supporter.
Ame fidèle, déterminez-vous donc à endurer de grand cœur toutes les peines qui peuvent vous arriver en ce monde : rendez grâces à Dieu qui vous les envoie avec un amour de père ; demandez-lui par» don d'avoir mal reçu et impatiemment porté celles qu'il vous a envoyées jusqu'à présent ; faites une ferme résolution de recevoir comme de précieuses faveurs, celles qu'il vous enverra désormais. Si ce Dieu plein de bonté et de sagesse permet que vous soyez livrée à de nouvelles a(ft\cl\oiis\ «\\^ ^.totfsa
TOQS attaque avec plus de violence que jamais ; si vous êtes abandonnée, persécutée, naéprisée ; si vous avez à essuyer de grandes pertes de biens ou de cuisantes douleurs comme Job, ou la perte de la vue comme Tobie,ou une extrême indigence comme le Lazare, ou quelque autre affliction, soit corporelle, soit spirituelle , comme tant de saints, croyez fermement que tout cela vient de la main d*un père qui vous aime tendrement, et qui a choisi la voie des tribulations dans les trésors de sa grâce, pour vous élever au Ciel et vous placer dans un degré plus éminent dans sa gloire.
PRIÈRE
Ahl grand Dieu 1 Dieu plein de bonté et de sagesse, soyez béni à jamais des afflictions dont vous m'avez favorisé en ce monde. J'adore avec respect les grands desseins de miséricorde que vous vous proposez en nous affligeant, et je ne puis revenir de ma surprise en voyant notre aveuglement à nous y opposer. Vous n*avez en vue que notre bien et notre salut; vous prévoyiez que les douceurs de cette vie nous séduiraient, nous pervertiraient, nous perdraient : vous nous aimez assez pour nous soustraire au poison de la prospérité qui nous flatterait, et pour répandre les amertumes salutaires des afflictions qui nous en détrompent et nous en détachent. Non, jamais je ne me plai ndrai de mes croix; je vousdemande seulement la grâcedeles porter, et la force de faire unsainl usage du temps de la tribulation, qui est par excellence le temps de vos grandes miséricordes. Je le dis donc avec vous, ô mon adorable Sauveur ! heureux, oui, heureux ceux qui souffrent ^ qui (éiaissieiit^ o^^s^v
U VàÉà Mi 1M CAIMIUU
leurent «1 tetto ^ poiiqallf ont tout ftdctAlA énr d'MPB éteriMflctaieiit ùomMê dins rinln.
Ibith. t.) • ■
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t*ÀMË mk LE CAtVÂJl^,
Les peines particulières des différeoU états et cooditiooi m
àyÎs gèni^ifàiix siir leâ pdnési dé U fté.
Dans les différents ét^ts il y a des croit dil tes, mais il y en a dans tpus; or^ c'est pour ces diCGà* rents états et ces croix différentes, que nçMis allons présenter différents avis salutaires, capables d'aider ï les soutenir. Quelque grandes, quelque pesantes que puissent être les crojix, on trouvent dans ces réflexions, non-seulement des motifs çolid^s de ré** signation , mais encore des sources abondantes de consolation : ouvrons nos cœurs à la gric^, et soyons assurés d'en goûter les douceurs au inilieu mémç de nos amertumes. Elles, sont toutes puisé^ au pied de la croix^ et dans les foptaines sacrées d'un Diçii Rédempteur e( Sauveur : BawrMU aquoê tu gaudii defoniibus Salpàtaris. (lsal« xiuj
Au reste, dans tous les articles suivants. l<»il tkui toujours se souvenir qu'on doit être en esprit sur le Calvaire, et offrir a%s prières k Jésus-Çbrist conH me sur la croix; c'est te m^o^eiad^W ^%ww^\[^
Sf6 L*AMB
irattention , de mérite et de consolatiop ; 9* dans tout ce qu'on soùARre, penser à ce que Jésus-Christ a souffert , et à la manière dont il a souffert; S» se souvenir surtout qu'on ne demande et qu'on ne peut obtenir la consolation qu'en vertu de ses souffrances et de ses mérites. Ces trois points sont essentiels pour entrer dans Tesprit et dans les vues qu'on s'est proposés dans cet ouvrage.