‹ L'âme élevée à Dieu, par les réflexions et les sentimens: Pour chaque jour du moisChapitre 24 sur 29 · AVIS SALUTAIRES · texte numérisé non relu

AVIS SALUTAIRES

VOUS tous qui vivez dans cette profession dissipante, laborieuse et pénible, rappelez-vous souvent ce grand oracle de l'Evangile : Quid prodest homini, si mundum nniversum lucretur , animœ veto sumdeirimeîUum patiaXw • i>la\XYi. tlw V^^ ^^S^six

mt à IlKMqBe de posséder tout cet univers, s^ tîeat i perdre son âme? ■> Durant toute lavieoi •ova y w sé, agi, travaillé pour faire une fortune frlgOé, pour acquérir des biens périssables, et à It iDDcl an *e trouve les mains vides de tout hiM spiritiifll et solide : comment aller paraître devant Diea dans cet état, n'ayant à lui présentas qiW'dM travaux stériles et d'inutiles regrets? GlifrcliH ^pBc avant toute chose le royaume de Biao^ rt tant le reste vous sera ajouté par surcroît , si a'Blt pour votre bien, et selon les desaaina de la éima bovidaB^ suv taaf t Ovmffe piiwnm rtfmm Bd^tl km vmmé» n^fjtimtm ae»

M. (Hattb. Tl, 33.)

Un D^ociant avait donné à son commerce Uxatm ses atteDtioDB ; «oins , travaux, industrie, tout avait été employé ; et malgré tous les soins et tous le^ travaux, Ip cammerce dépérissait de joue eq jour; peu de gsip, et souvent des pertes considérables. Etans cette situation triste pour le présent, et donnant tout à pr-aindre poi^r l'avenir-, après avoir épuisé t<»ites les ressources humaines, on pensa ^ se tourner du cAtéde Dieu. Etant assemblé en famille, on chercha les moyens de remédier su mal, et Yoicïle parti que l'on prit : on résolut de doubler les aumAnes qu'on faisait ordinairement, et d'habiller un pauvre touq IfiS vo». A^ns la semaine sainte, te Ciel agréa cette sainte pratique; après quelques années, leSeir gneur répand^ntse^ bénédictions sur ce commerça, les fonds doublèrent, le crédit augmenta, les porraSï

cette famille reconnaissante ne put méconnaître le doigt de Dieu qui avait si visiblement opéré en sa faveuF. •

On ne veut pas dire par là qu'il faille offrir les prières et Ips pratiques de piété uniquement en vue des biens teniporels ; mais c'est pour montrer que dans le temporel même on a besoin que Dieu bénisse lea travaux et les soins, qui sans cela deviendraient inutiles, ou ne prospéreraient devant les hommes que pour se tourner souvent en sources de crimes et de malédictions devant Dieu.

lios AFttsans.

Il y a deux points qu'on ne saurait trop instamment recommander au^ pef $pnnes de cette profession.

Le premiep, c'est l'application au travail, c^est-àdpe, l'exactitude constante avec laquelle ils doivent s'y occuper et y employer leur temps.

Le second, c'est la vue de Dieu dans le travail, c^st-à:dire, I^ sqin de le lui offrir et de le lui rap^ porter, de peuF d^en perdre le mérite.

n jr a aussi deux choses qu'ils doivent extrêmement éviter : premièrement, les impatiences et les colères durant le travail; en secondlieu, le manque de probité et de bonne foi, en faisant un mauvais ôu^ vrage qui trompe leucs pratiques et qui leur en fait perdre la confiance.

U faut ])ijputer un troisième défaut, peut-être encore plus essentiel ; c'est que quelcyiiea oavdec& tcA^

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vailleront exactement tous les jours de la semaine , et ensuite le dimanche ils dépensent inutilement, ou au jeu, ou en d'autre débauche, le fruit de leur travail durant cette semaine : en conséquence, une épouse s'impatiente et murmure, des enfants et toute une famille manquent du nécessaire ; la paix est bannie d'une maison , et le désordre y règne souvent avec scandale. Plût au Ciel qu'un défaut si grand et si condamnable fût iftoins commun et moins ordinaire!

Mais, outre les vices qui peuvent se glisser dans cette profession, et qu'il faut éviter avec soin,il y a des peines et des croix qui en sont inséparables, et qui ont besoin de consolation. Pour obtenir la grâce de les supporter en chrétiens, ils pourront offrir la prière suivante, propre pour leur état.

PRIÈRE

Quelle consolation pour moi, ô mon adorable Sau veur, dans la condition pénible et laborieuse où je suis, de penser que vous-même, durant plusieurs années, vous avez daigné sanctifier la même profession par le travail de vos mains I que je serais heureux, si je pouvais le faire dans le même esprit et les mêmes sentiments! je ne crains et ne refuse point le travail ; je le désire au contraire pour avoir le moyen de subsister à la sueur de mon front; non je ne désire, je n'envie ni l'élévation des grands , ni l'abondance des riches, ni les plaisirs des mondains; je ne vous demande que l'honnête médiocrité selon mon état, et plus encore la grâce d'en supporter les peines avec patience. Il y a bien des moments tristes et des jours pénibles, il est \ra\ -, tï\^\s V^^^ ^^vûk^

fiDiront ; il ne nous restera que la récompense des bonnes œuvres : je n*en ai d'autre à vous présenter que mon travail. Il m*arrive bien des événements qui m'aflligent; j'yisuis sensible, je m*en inquiète quelquefois jusqu'à me déPier de votre divine providence et de votre bonté. Ah ! Seigneur, ayez pitié de ma faiblesse, et pardonnez mon inPidélité; je reconnais combien je suis coupable à vos yeux; je devrais plutôt bénir mille fois cette providence divine qui ne m*a jamais manqué; mais j*ai mis en elle ma confiance, en faisant de ma part ce qui dépendait de moi.

Continuez, mon Dieu, à soutenir ma faiblesse et à bénir mon travail, je m*y appliquerai avec plus d'assiduité, j*en supporterai les peines avec plus de patience, je vous les offrirai en esprit de pénitence pour mes péchés, je me résignerai enfin à tout ce que vous daignerez ordonner de moi et des miens : c'est votre grâce qui m'aidera à les accom-* plir.

Mère de mon pieu, soyez ma tendre mère et celle de toute ma famille, pour qui je vous demande votre assistance. Grand saint Joseph, vous avez consacré votre vie au travail ; soyez le modèle et le protecteur de la mienne; mais surtout obtenez -moi, à la fin de ma course, la grâce d'une sainte mort et d'une éternité bienheureuse.

Modèle de conduite et motif de consolation.

C'est en efTet un modèle de conduite bien touchant, et un motif de consolation bien solide pour un artisan constamment appliqué à son travail, de penser qu'un grand saiûl^ le\ (\w^ ^\tX.\^*^J^s^^^

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